MYSTERY – Delusion Rain

OSSICLES – Music For Wastelands

THE MUTE GODS – Do Nothing Till You Hear From Me

MOONWAGON – The Rule Of Three

WITCHWOOD – Litanies from the Woods

 

TOXIC SMILE - Farewell

OSTA LOVE - The Isle Of Dogs

CASUALTIES 0F COOL - Casualties of Cool

TAYLOR’S UNIVERSE – Across the Universe (An introduction to Taylor’s Universe)

QUORUM – Another World

DJAM KARET – Swamp of Dreams

KHATSATURJAN – Beast, Machine & Man

TIEBREAKER – We Come From The Mountains 

THE GROUP 309 – The Keeper of an Hourglass 

 

MYSTERY – Delusion Rain – Unicorn Digital – 2015

Par Denis Boisvert

 

Que nous réserve la cinquième production de la bande à St-Père ? Est-ce que le groupe continue d’évoluer ? Delusion Rain tient le cap ! Comme d’habitude, la production est excellente. Le ‘son’ MYSTERY reste reconnaissable malgré l’échange du soliste vocal et on doit dire que Jean PAGEAU tient son bout. Le registre vocal et le timbre est très semblable, trop diront certains dont je suis.

 

Il s’agit d’un album mûr, accompli et à la fois fort et délicat. Le groupe rayonne de plus en plus sur la scène internationale tant par sa qualité scénique que par sa production de grande valeur. Après une ou deux écoutes je restais sur ma faim, MYSTERY devenait-il prévisible ? La pièce d’ouverture « Delusion Rain » est belle mais superposable aux deux albums précédents. D’ailleurs je vous suggère un petit exercice. Commencer votre écoute par le plat de résistance, le superbe « The Willow Tree » pour voir la différence. L’apport du deuxième guitariste Sylvain MOINEAU, l’assurance de PAGEAU à la voix, les solos coulissants, les claviers atmosphériques, les moments bluesy floydiens et la richesse de la composition vous donneront une meilleure idée de la force, du potentiel et de l’attrait que ce groupe du Québec continue de montrer sans complexe.

 

« A song for you » termine l’album dans un hymne progressif digne de Spock’s Beard et montre que le groupe a encore bien des choses à dire. Ailleurs on appréciera des moments plus doux où les intros plus acoustiques donnent de belles ballades comme avec « The Last Glass of Wine ».

 

Un album prog qui se retrouvera dans les listes des meilleurs de l’année.

Cote 4.5/5

 

Pistes :

1. Delusion Rain (10:04)
2. If You See Her (6:11)
3. The Last Glass of Wine (6:47)
4. The Willow Tree (19:30)
5. Wall Street King (6:39)
6. A Song for You (12:35)

 

 

Musiciens:

Jean Pageau: voix, claviers, flûte
Michel St-Père: guitares électriques et acoustiques, claviers
Benoît Dupuis : claviers
François Fournier : basse, Taurus, claviers
Sylvain Moineau :guitares
Jean-Sébastien Goyette : batterie
Invités : Antoine Michaud: guitares et Sylvain Descoteaux: piano

 

OSSICLES – Music For Wastelands – Karisma Records – 2015

Par Denis Boisvert

 

Qu’est-ce qu’on peut reprocher à ce nouvel album de ce duo de cousins norvégiens bien jeune ? Ma foi, rien du tout. « Music for Wastelands » est un bel opus, bien tourné, contemporain et rafraîchissant. Ils se font remarquer pour les bonnes raisons. D’excellents compositeurs, multi-instrumentalistes, un prog inventif et personnel. Déjà un deuxième CD.  Les VELAND ont un peu d’aide. Allez tendre une oreille aux mellotrons rageurs qui sous-tendent un saxophone bien rond dans la dernière minute de la pièce « Darkroom » pour vous en convaincre.

  

Comme si ce n’était pas suffisant, ils ont tous deux de belles voix. Le thème général est un sombre : les terres abandonnées et les plaies de notre société mais le traitement jazz atmosphérique n’en fait pas un album lourd et sinistre comme les récents disques de Gazpacho par exemple. Les morceaux sont courts comme des impressions musicales sauf pour « Pandemonium » un beau 12 minutes et 2/3 de beau vacarme très rythmé et électrique avec un bel échange basse et guitare.  Certains passages de cette pièce font songer à « Grace for Drowning » de Wilson. Le piano est bien senti et une pièce comme « Porcelain Doll » réussit à émouvoir.

 

Quelquefois je trouve l’assemblage de petits morceaux dans un CD trop hétéroclite ou risquant de vous en passer une moins bonne ou vite faite. Rien à craindre, chaque pièce intrigue, plaît ou titille. Vraiment un prog intelligent, jazzé et par bout carrément génial. Un coup de cœur.

Cote 4.5 sur 5

 

 

Pistes:

1. Halfway Homes (5:51)
2. Darkroom (5:35)
3. Tectonic (5:16)
4. Will It Last? (4:18)
5. Family Tree (4:05)
6. Exit Wound (3:03)
7. Pale Summer Nails (2:34)
8. The Red Heart (5:41)
9. Goodnight Ghosts (2:11)
10. In the Stereo (2:18)
11. Girl with the Glass Eye (8:10)
12. Pandemonium (13:06)
13. Porcelain Doll (4:42)
14. Music for Wastelands (3:19)

 

 

Musiciens:

Sondre Veland: batterie, percussion, voix et claviers
Bastian Veland: guitares, voix, basse, claviers
Invités:  Erlend Furuset Jenssen, saxophone et Karin Mäkiranta: voix

 

THE MUTE GODS – Do Nothing Till You Hear From Me – Inside Out - 2015

Par Marc Thibeault

 

Première album prometteur du trio composé du bassiste Nick BEGGS (Steven WILSON), du claviériste Roger KING (Steve HACKETT) et du batteur Marco MINNEMANN (Joe SATRIANI). Le thème de l’album est la désinformation du peuple par les gouvernements et les hautes sphères d’entreprises, religions et sociétés. L’influences des groupes différents où les trois artistes jouent est partout dans les pièces et forment un beau mélange, agréable à l’écoute.

 

«Do Nothing Till You Hear From Me» débute l’album avec conviction. Un Rock avec un peu de Pop à travers. Entrainant.

«Praying To A Mute God» fait penser à du SPOCK’S BEARD. C’est une pièce Pop-Rock, sans plus. «Nightschool For Idiots» est plus doux, moins entrainant. Presqu’un Slow avec le style de refrain utilisé. «Feed The Troll» me fais penser à du PORCUPINE TREE ou même à quelques pièces de Steve HACKETT. Un bon Prog-Rock. «Your Dark Ideas» est une autre pièce qui fait penser au deux artistes mentionnés ci-haut. Un peu noir mais entrainant. J’aime bien.

 

« In The Crosshairs » est une pièce instrumentale plus Rock que Prog. Joe SATRIANI (la guitare à la place du synthétiseur) et Steve HACKETT me viennent tout de suite à l’esprit lorsque j’écoute cette pièce. C’est bon. «Strange Relationship» me rappelle quelques pièces de PORCUPINE TREE ou des albums solos de Steven WILSON. Une autre bonne pièce Prog. «Swimming Horses» est une bonne pièce Prog un peu noire. La comparaison avec Steven WILSON est immanquable. «Father Daughter» est ma pièce préférée de l’album. D’abord pour sa musique, mais aussi parce que les paroles entre père et fille me font penser à ma propre fille. Électro soft et émotif qui frappe dans le mille (pour moi en tout cas). Cette pièce détonne du reste de l’album.

 

Très bon album mais avec quelques pièces qui sont peut-être trop égales et prévisibles. Un album à écouter pour les fans de Steven WILSON / PORCUPINE TREE et pour ceux qui aiment le Prog pas trop compliqué.

Cote 4/5

 

 

Pistes

1-Do Nothing Till You Hear From Me (07:45)

2-Praying To A Mute God   (05:06)

3-Nightschool For Idiots    (06:00)

4-Feed The Troll    (04:55)

5-Your Dark Ideas    (04:41)

6-In The Crosshairs    (03:18)

7-Strange Relationship   (06:10)

8-Swimming Horses     (07:05)

9-Father Daughter    (04:09)

 

 

 

Musiciens

Nick BEGGS – guitares basses, guitares, Chapman Stick, claviers, chant

Roger KING - claviers, guitares, voix

Marco MINNEMANN - batterie, guitares

 

 

Artistes invités

Ricky WILDE - claviers, guitares, voix

Frank VAN BOGAERT – claviers, voix

Nick D’VIRGILIO - batterie, guitare claviers

Gary O’TOOLE - batterie

Lula BEGGS - chant

 

MOONWAGON – The Rule of Three – Running Moose Productions/Presence Records – 2015

Par : Louis Hamel

 
MOONWAGON est un groupe Finlandais qui a pris forme en 2008, à leur début ils étaient un groupe de reprise de Black Sabbath, ils jouaient dans des pubs locaux. Ce n’est qu’en 2011 que le nom MOONWAGON est créé, après leur premier album studio « Night Dust », il s’en suivit un autre en 2012 « Foyers of the Future ». En 2013, leur claviériste, Ami HASSINEN quitte le groupe. Pour cette troisième production Jann YLIKORPI et Joni TIKLA se partage les parties claviers tout en jouant de leurs instruments réguliers, la batterie est jouée par Jani KORPI.

 

« The Rule of Three » est sortie en 2015, sur l’étiquette Running Moose Productions et Presence Records, il contient 6 sujets très variés en style musical, rock progressif, space rock, fusion et psychédélique. L’album débute avec « The Infinite Pattern » une composition rock progressive qui sonne à nos oreilles comme du RUSH, belle première pièce même si elle contient quelques faiblesses, suit « Forgetten by Time » ou la basse joue un grand rôle, elle fait penser à du jazz fusion. « Fresh Avocados » d’une courte durée de 2 minutes 21 est accrocheuse, la mandoline y est superbe. « Run to the Sun », la seule avec voix a un bon tempo. « Skylines at Night » fait penser à RUSH. « The Journey Back Home » est la maitresse de cet opus, d’une durée de 16 minutes 58, commence sur du space rock, puis se change en rock progressif, le trio s’en donne à cœur joie, les amateurs de rock progressif vont adorer.

 

« The Rule of Three » du groupe Finlandais MOONWAGON s’annonce très bien pour leur futur. J’ai aimé l’écouter, si ça vous tente allez-y vous ne serez pas déçu.

4.5/5

Pistes :
1- The Infinite Pattern (7:27)
2- Forgotten By Time (6:47)
3- Fresh Avocados (2:20)
4- Run To The Sun (3:43)
5- Skylines At Night (7:58)
6- The Journey Back Home (16:57)

Musiciens :
Janne Yikorpi- Basse, Claviers
Jani Korpi- Batterie,Percussions,Guitare
Joni Tiala- Guitare, Claviers, Mandoline, voix

 

WITCHWOOD – Litanies from the Woods – Jolly Roger Records – 2015

Par : Louis Hamel

 
WITCHWOOD groupe Italien né en 2014, ce groupe avait antérieurement pour nom Buttered Bacon Biscuits et il a lancé en 2010 un album intitulé « From the Solitary Woods », la critique avait très bien réagit. Le band a joué en Italie comme première partie pour les groupes Uriah Heep et Jethro Tull.

 

« Litanies from the Woods » est la première mouture sous le nom de WITCHWOOD, sortie en mai 2015 sous l’étiquette Jolly Roger, cet opus comprends 10 titres et est d’une durée de près de 80 minutes.

 

Pour son premier album WITCHWOOD frappe fort, déjà la pochette fait très années 70’ avec une femme hippie qui se promène dans les bois. Quand on l’a écouté on regarde la date de sortie pour être certain que ce n’est pas une production du début des années 70’, c’est bel et bien 2015. Ce qui différencie ce groupe des autres qui font dans le même style aujourd’hui, est qu’ils jouent de la musique des années 70’, et non de la musique qui sonnent comme les années 70’. Ceci est quelque chose de complètement différent. Il y a plein de synthés, de la flûte, moog, mandoline et de l’orgue Hammond entre autre. Les influences que j’ai détectées sont principalement Uriah Heep, Jethro Tull, Deep Purple et Led Zeppelin. Cette production est bien équilibrée. Vous aimerez les énergiques « Liar » et « Rainbow Highway », la planante « The Golden King », celle qui va vous faire taper du pied, « Song of Freedom » et la séduction est présente avec « Shade of Grey » une pièce pleine d’idée, c’est fascinant. Les musiciens prennent leur temps dans leurs compositions et y installent des atmosphères. C’est très fluide grâce à leur talent et leur assurance.

 

Retenez ce nom WITCHWOOD, un groupe qui va vous faire voyager dans le temps. Pour fan de musique Hard Rock, progressif et psychédélique. Une note parfaite.

Cote 5/5

Pistes :
1. Prelude / Liar (7:23)
2. A Place For The Sun (7:11)
3. Rainbow Highway (5:54)
4. The Golden King (6:24)
5. Shade Of Grey (11:04)
6. The World Behind Your Eyes (5:43)
7. Farewell To The Ocean Boulevard (15:27)
8. Song Of Freedom (9:31)
9. Handful Of Stars (10:09)

Musiciens :
Andrea Palli- Batterie
Antonino Stella- Guitares
Luca Celotti- Basse
Riccardo Dal Pane- Voix, Guitares, Batterie
Samuele Tesori- Flûte, Harmonica
Stefano Olivi- Claviers

 

TOXIC SMILE – Farewell – Progressive Promotion Records 2015

Par Richard Hawey

 

L’année 2015 a été à mon avis une période faste pour le label Progressive Promotion Records et Oliver WENZLER, il suffit de penser aux différentes réalisations sous cette étiquette : T, APOGEE, ARGOS, QUANTUM FANTAY, PROFUSION, SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR, ELLEVEN et tout récemment MARTIGAN, qui sera chroniqué sous peu et TOXIC SMILE. D’ailleurs tous ont été chroniqué sur le site de Profil et ils avaient un point commun, la qualité. Aujourd’hui c’est le tour de TOXIC SMILE et de leur album « Farewell ». Au cas où vous l’ignorez on retrouve sur le line-up du groupe le nom de Marek ARNOLD qui est un musicien aux multiples talents. Ce multiinstrumentiste est aussi présent sur Seven Steps To The Green Door, United Progressive Fraternity pour ne nommer que ceux-là. Concernant l’album de TOXIC SMILE « Farewell » deux éléments importants feront le bonheur des inconditionnels du rock progressif, la premier des deux est que c’est un album concept, il s’agit d’un point de vue philosophique à savoir, si vous perdiez la vue quel serait votre perception du monde. Le second élément est que l’album contient une seule piste de plus de quarante-deux minutes.

  

L’introduction est l’œuvre du quatuor à cordes, Concerto Bellotto établi à Dresde. Le tout débute en notes calmes et légèrement plaintives, avant de se faire plus discret pour mieux revenir plus tard. Les différents instruments s'installent ensuite un par un : un clavier sur une batterie épurée, une guitare acoustique. Vient ensuite la voix de Larry B aux accents me rappelle un certain monsieur Collins, avant que la guitare électrique ne se mêle à la fête. Les cordes interviennent de nouveau, les accents métal de la guitare annoncent un passage plus nerveux, les claviers prennent une sonorité d'orgue décisif, alors qu'une petite nappe électronique fuse au-dessus de la mêlée, et qu'un refrain calme reprend la main pour apaiser tout cela. Ce sont les premières sept minutes de ce titre, et elles sont un très bon résumé de ce que vous retrouverez sur « Farewell ». Vous y découvrirez de tout dans ce titre unique qui alterne tensions et apaisement, changements de rythme continuels au gré du chant de Larry B. qui exprime le ressenti de son environnement au travers de la vue et de l'ouïe. Par la vue, ce monde lui semble agressif et illusoire. Lorsqu’il ferme les yeux et écoute, il voit la réalité et confronte un monde totalement différent. La musique suit ces alternances de sensations, incluant des refrains qui s'entremêlent des découvertes continuelles et des variations de thèmes subtilement bien dosées.

 

Aucun temps mort pour l’auditeur attentif, les musiciens de TOXIC SMILE nous montrent tout le potentiel de leurs talents musicaux et ce n’est pas tout, la couverture de l’album qui montre un elfe qui dort est l’œuvre de Robert BRENNER, le bassiste. Il vous faut découvrir absolument ce superbe album de TOXIC SMILE, c’est un petit chef d’œuvre.

 

Cote 5/5

 

Piste

1. Farewell (42:10)

 

Musiciens

Marek Arnold / claviers, saxophone

Larry B / chant

Robert Brenner / basse

Uwe Reinholz / guitares

Robert Eisfeldt – batterie

 

Invités

Concerto Bellotto avec

Cornelia Pfell / violon

Angelika Grünert / violon

Suzanne Goerlich /alto

Uta Schröder / violoncelle

 

 

Martin Schnella / choeur

 

OSTA LOVE – The Isle Of Dogs – RecordJet - 2015

Par Marc Thibeault

 

Album rafraichissant de ce groupe allemand, Isle Of Dogs est un mélange de styles : Psychédélique, vieux et Néo-Prog. Baroque, Pop et Électro, le tout avec un peu de Jazz sur les bords. Cette deuxième création saura agrandir leur cercle d’admirateurs ! Les deux membres fondateurs, Tobias GEBERTH et Leon ACKERMANN, font de la musique ensemble depuis 2006 mais ont sorti leur premier album « Good Morning Dystropia » en 2013, un album concept entièrement financé par leur fans.

 

«The Isle Of Dogs» débute l’album. Un peu Pop-Rock avec une légère domination des claviers sur le reste des instruments. Agréable. «Down To The River» sonne comme du Prog-Pop des années ’70. La voix de Tobias GEBERTH est relaxante à l’écoute. J’aime bien. «The Sea» débute avec un intro rappelant PINK FLOYD puis change pour un style qui me fais plus penser au côté doux de PORCUPINE TREE, PINEAPPLE THIEF ou même un peu comme TRIUMVIRAT. Une autre bonne pièce. «Black Beacon Sound» me fais tout de suite penser au groupe STEELY DAN. Le style un peu Jazz, le son Rétro des claviers, les vocaux, tout y est. Bonne pièce. «Green Hills Of Home» nous amènent dans un style musical qui me fais penser à celui de Xavier PHIDEAUX. Il y a aussi une ressemblance légère avec certaines pièces des MOODY BLUES. Une de mes préférées. «Moonshine At Midnight» nous ramène 40 ans en arrière avec son style rétro et psychédélique. La moins bonne de l’album, même si elle est bonne aussi. «Translucent Engineering» est LA pièce de résistance de l’œuvre d’OSTA LOVE. Prog et un peu Psychédélique sur les bords, les 15 :59 passent trop vite ! Cette pièce est une belle création du groupe ! L’atmosphère un peu Électro et éthérée nous embarque sur un voyage qui passe en un clin d’œil.

 

C’est un œuvre très bien ficelé, accessible à tous. Je le recommande fortement à ceux qui aiment les albums qui mélangent les époques et styles différents musicaux du Prog.

Cote : 4.5/5

 

 

Pistes

1-The Isle Of Dogs         04:10

2-Down To The River     03:38

3-The Sea                     05:12

4-Black Beacon Sound    04:23

5-Green Hills Of Home  05:27 

6-Moonshine At Midnight    04:56

7-Translucent Engineering   15:59

 

Musiciens

Tobias Geberth - Guitares, chant, claviers

Leon Ackermann - Batterie, voix

Marcel Sollorz - Claviers, Voix

Oliver Nickel – Guitare basse, voix

 

CASUALTIES OF COOL – Casualties of Cool – Century Media – 2014

Par Richard Hawey

 

Je vous entends me demander, c’est un autre nouveau groupe ? Non pas vraiment, ma réponse est, c’est un nouveau projet du prolifique compositeur/musicien Devin TOWNSEND. Originalement réalisé en 2014, c’est seulement en 2015 qu’il nous est présenté. Pour ceux qui connaissent le style de Devin TOWNSEND vous serez surpris d’apprendre que le style préconisé ici est le country/ambiant. Oui madame, monsieur, je ressens un doute de votre part, alors allons voir par nous-même ce qui se cache là-dessous. La version chroniquée est celle du premier CD avec quelques ajouts, la version originale contient deux CDS.

 

Devin s’est associé à Ché Aimee DORVAL qui est apparue la première fois au côté de Devin sur l’album « KI ». Il a aussi une excellente équipe de musiciens qui l’accompagne à commencer par Morgan ÅGREN à la batterie, Randy SLAUGH aux arrangements des cordes et comme ingénieur, Jørgen MUNKEBY - saxophone (5) et le chœur Sångkraft Chamber. À vrai dire, ceci est un album assez remarquable que nous avons, il a simplement glissé sous le radar en 2014. Autre particularité, il a été financé en partie par le site de (crowdfunding PledgeMusic) et il n’est pas sorti avec beaucoup de tapage médiatique. Pour ceux qui connaissent la discographie de l’auteur, le présent album est un peu l’union de saveurs atmosphériques et ambiantes que nous avions sur « KI » et Ghost ». « Casualties of Cool » est un album envoûtant qui surprend vraiment par sa simplicité et sa nature enivrante. DORVAL est dominante au chant, il suffit d’écouter « Daddy » « Flight » et Hejda » pour être convaincu. Toutefois, Devin TOWNSEND et Ché Aimee partage la vedette sur " The Code » et la bluesy « Pier ». Une grande partie de l'instrumentation se compose de synthé aéré, de percussions, de flûtes, et un peu de guitare acoustique, tout cela dans une atmosphère très méditative. « Forgive Me » voit l'émergence d’une dose de blues avec une guitare savoureuse et de la superbe voix de DORVAL. « Bones » contient tout ce qu’il faut pour briser votre cœur par sa nostalgie. Tandis que « Deathscope » est peut-être plus positive avec sa rythmique électronique et enfin « The Bridge » qui est la plus près du style de TOWNSEND que l’on connait avec une dose céleste de claviers et de chant.

 

Certainement très différent, mais aussi très agréable et enrichissant, « Casualty of Cool » est une autre facette intéressante de Devin TOWNSEND. Ne soyez pas rebutés par les influences nommées plus tôt, rien ne vaut une bonne écoute pour se faire une idée.

Cote 4/5

 

 

Pistes

1. Daddy (5:11)
2. Mountaintop (5:33)
3. Flight (5:32)
4. The Code (4:41)
5. Moon (6:28)
6. Pier (3:39)
7. Ether (4:50)
8. Hejda (3:40)
9. Forgive Me (6:00)
10. Broken (1:59)
11. Bones (3:39)
12. Deathscope (6:13)
13. The Field (4:01)
14. The Bridge (8:13)
15. Pure (4:08)

 

 

Musiciens

- Devin Townsend / guitares, basse, chant, claviers, production
- Ché Aimee Dorval / chant, guitare acoustique
- Morgan Ågren / batterie
- Randy Slaugh / arrangements cordes, ingénierie
- Jørgen Munkeby - saxophone (5)
- Sångkraft Chamber / choeur

 

TAYLOR’S UNIVERSE – Across the Universe (An introduction to Taylor’s Universe) – Marvel of Beauty Records -2015

 

Par Richard Hawey

 

L’homme derrière TAYLOR’S UNIVERSE c’est, au cas où vous l’ignoriez, Robin C. TAYLOR un multi instrumentiste et compositeur de grand talent. Il est auteur de différents projets dont celui-ci qui est sa priorité. Aujourd’hui monsieur TAYLOR nous présente un album de collection, oui de collection car vous y trouverez une sélection de titres qui sont, selon l’auteur, ses coups de cœur. Toutes les pièces ont été réenregistrées, remixées et remasterisées en 2015. C’est avec une formation toute spéciale que le compositeur nous offre cette compilation qui j’espère attirera de nouveaux fans. Je parlais d’une formation spéciale, le chef d’orchestre s’est entouré de musiciens qui ont déjà joués avec lui mais aussi de nouveaux. En plus de Robin C. TAYLOR(guitare/claviers/basse/percussions) il est rejoint par Jakob MYGING (sax), John SUND (guitare), Thomas Thor Videro ULSTRUP (synthé), Frank CARVALHO (guitare/synthé), Klaus THRANE (batterie), Louise NIPPER (voix) et Jan FISHER (voix).

 

Si vous avez déjà lu sur ce projet, vous savez que TAYLOR’S UNIVERSE navigue entre le progressif et le jazz fusion et c’est ce que vous retrouverez sur cet album, donc pas de surprise. L’ouverture se fait avec « Salon Bleu » qui est mélodique à souhait avec une touche de jazz savoureuse. « Firestone » est selon moi un hommage à une formation progressive qui a influencée plusieurs autres groupes, Genesis. On peut faire des liens avec certaines compositions dont « Supper’s Ready » surtout en raison des claviers. Vous retrouverez le mellotron sur « Days Run Like Horses » avec quelques interventions bien senties du saxophone de MYGIND, les touches magiques au synthé de ULSTRUP, le tout bien arrosé par la guitare de John SUND. « Fame » est un peu plus baroque avec ses notes à la sauce Gentle Giant. Le tout est suivi par « Tortugas » qui offre un mélange de space rock et de progressif jonché de différentes textures que seul Robin TAYLOR peut offrir. Vous entendrez sur « Haunted Yellow House » des sonorités plus atmosphérique et progressive tandis que sur « Mooncake » qui ferme l’album de belle façon, le son est plus déchirant en raison de la guitare de Frank CARVALHO et des claviers de TAYLOR.

 

Cette compilation porte très bien son nom, « Across the Universe (An introduction to Taylor’s Universe) est une réelle opportunité de faire connaissance avec l’univers de Robin C. TAYLOR. Ne manquez pas cette chance, elle mérite toute l’attention que vous y donnerez.

Cote 4/5

 

 

Pistes 

1. Salon Bleu (5:33)
2. Firestone (6:35)
3. Days Run Like Horses (6:58)
4.
Fame (6:20)
5. Tortugas (7:35)
6. Haunted Yellow House (7:31)
7. Mooncake (4:28)

 

 

Musiciens 

- Robin C. Taylor / guitare & clavier textures, basses, percussion, etc.
- John Sund / guitare
- Jakob Mygind / saxophones
- Thomas Thor Videro Ulstrup / synthésizeur
- Frank Carvalho / guitare, synthésizeur
- Klaus Thrane / batterie
- Louise Nipper / voix
- Jan Fischer / voix

QUORUM – Another World – Mals Records – 2015

Par Richard Hawey

 

 

QUORUM est un groupe néo-progressif russe fondé en 2003. En 2006 le groupe a pondu un cd démo, mais « Klubkin’s Voyage » (2011) représente le premier véritable album de ce quintette constitué par : Pavel BARBANOV (guitares), Sergey NICONOROV (batterie), Elena KANEVSKAYA (chœurs), Dmitry DROGOUNOV (flûtes, chœurs) et Dmitry SHTATNOV (claviers, chant, percussions, guitare). Il est noté ici un point important, les compositions que nous retrouvons sur « Another World » ont été écrites dans les années 2000, avant que le premier album du groupe fût fait.

 

Le démarrage de l’album se fait de façon classique avec le titre « Snow », les claviers modernes et vintages se croisent mais la mélodie est roi. Le chant est en russe, ce qui pourrait refroidir l’ardeur de plusieurs mais dites-vous que ce n’est pas plus difficile que le japonais ou tous autres langues de cette partie du monde. La plage titre et la plus longue de l’album « Another World » débute elle aussi de façon classique, mais arrive l’influence d’un Pink Floyd en raison de la guitare aérienne et de l’orgue en arrière-plan. Excellent titre qui passe comme sans difficulté qui permet à chacun d’y aller de sa performance qui est en passant remarquable. Les Russes naviguent au gré de leurs envies d'une référence à une autre. C'est ainsi que « 86 » nous rappelle les débuts de Marillion, avec une rythmique caractéristique des premières œuvres du groupe. Dans un autre genre, l'instrumental « Then and Here » débute avec un jazz rock avant de se poursuivre par un thème plus dans le style à la Genesis, aux arrangements soignés. Le deuxième épic, « Motion », se présente quant à lui comme une synthèse de l'ensemble, avec toujours une très forte inspiration proche d’un certain Rick WAKEMAN.

 
Ces sept compositions doivent s’écouter avec attention ce qui permettra d'apprécier le bon travail d'arrangement qui donne à chaque instrument une réelle importance dans l'univers sonore de
QUORUM. Soyez assuré que ce « Another World » fera votre bonheur auditif.

Cote 4/5

 

 

Pistes 

1. Snow (7:59)
2. Another World (12:37)
3. Behold (5:50)
4. '86 (7:21)
5. Then And Here (5:23)
6. Motion (10:33)
7.
Space Wanderer (5:34)

 

 

Musiciens

Dmitry Shtatnov (Chant / Basse / Claviers / Percussions)

Elena Kanevskaya (Chœurs)

Pavel Barabanov (Guitares)

Sergey Niconorov (Batterie)

Vladimir Yanovsky (Basse)

 

DJAM KARET – Swamp of Dreams – HC Productions – 2015

Par Richard Hawey

 

DJAM KARET n’a pas besoin d’une longue présentation, c’est probablement le groupe le plus sous-estimé de la planète progressive. Cette formation américaine fût formée au début des années 80, ils ont produit pas moins de quatre album entre 1982 et 1988. Mais c’est en 1989 qu’ils réussissent à attirer l’attention avec leur album « Reflections from the Firepool ». Puis c’est une succession d’album qui contribue à leur popularité, encore fragile toutefois. Le quatuor, toujours avec les mêmes musiciens depuis cette époque, nous offre une musique difficilement catégorisable, et comme le disait Gayle ELLETT lors d’une entrevue : « Chaque projet est différent... ». Avec « Swamp of Dreams » DJAM KARET nous présente une collection de vieilles pièces prisent ici et là entre 1990 et 2006, elles étaient disponibles seulement sur des albums compilations distribués en quantité très limité. Chacune de ces six pièces ont été remasterisées et réarranger par Gayle ELLETT.

 

Si vous vous demandez si l’ensemble n’est pas trop disparate, je vous dirai que le travail effectué sur cet album est magistral, on dirait qu’elles ont été composées pour se compléter.  Une autre note importante, la liste des pistes est placée dans le sens contraire chronologiquement parlant, elle débute avec la plus récente (2006) et se termine avec celle parue en 1990. Le titre de l’album « Swamp of Dreams » révèle aussi toute l’ironie que les gars utilisent. Si vous ne connaissez pas DJAM KARET alors cette compilation vous introduira dans leur monde. Pour mieux saisir, si cela est possible, toute la richesse de cette musique j’ai choisi deux titres, le premier « Inventions of the Monsters » qui est un hommage au peintre Salvador DALI qui démontre bien toute l’imagination des musiciens. Ou « The Shattering Sky » enregistré sur l’album « After the Storm » à l’occasion d’une campagne de collecte de fond reliée à l’ouragan Katerina. La musique de DK n’est pas simple mais elle est comestible, j’ajoute aussi que les albums sont instrumentaux ce qui augmentent un peu le degré de difficulté, mais l’avantage est simple, ils ne se démodent pas, alors apprivoiser leur musique

 

Ce qui me vient à l’esprit en écrivant ces mots pour décrire « Swamp of Dreams » c’est ce que sera le prochain album, j’ai déjà hâte. Oui je suis un fan et cela même si je les ai découvert sur le tard, car DJAM KARET représente pour moi la découverte, l’exploration et le plaisir. Si vous avez envie de vivre quelque chose de particulier, cet album est la solution.

Cote 4/5

 

 

Pistes 

1. Voodoo Chases The Muse (7:05)
(Provient de iO Pages Tenth Anniversary Compilation, 2006)
2. The Shattering Sky (6:02)
(Provient de After The Storm: A Benefit Album For The Survivors Of Hurricane Katrina, 2005)
3. Pentimento (6:34)
(Provient de Kinections: The ProgDay Support CD, 2005)
4. New Light On The Dark Age (8:10)
(Provient de Fluorescent Tunnelvision, 2001)
5. Inventions Of The Monsters (7:20)
(Provient de Dali: The Endless Enigma, 1990)
6. Swamp Of Dreams (8:48)
(Provient de Past, Present, Future, 1990)

 

 

Musiciens 

- Gayle Ellett / Guitares Électriques & Acoustiques, Bouzouki, Orgue, Moog, Mellotron, Rhodes, Percussion, Effets
- Chuck Oken, Jr. / Batterie, Sequenceur & Drum Programming, Synthé & Échantillonages
- Mike Henderson / Guitares Électrique & Acoustiques, Guitare Slide, Basse Synth, Effets (3-6)
- Aaron Kenyon / Basse (2)
- Henry J. Osborne / Basses, Effets (1, 3, 5 & 6)

 

KHATSATURJAN – Beast, Machine & Man – Musea Records - 2015

Par Marc Thibeault

 

Troisième album des Finlandais, « Beast, Machine & Man » est un mélange de styles aussi variés qu’agréable à l’écoute. Avec un son Prog-Retro des années 70, voici un autre album qui vous fera découvrir des styles vous rappelant un tel artiste ou tel groupe, mais sans tomber dans la catégorie de clones. Le fait d’avoir autant de chanteurs au sein du groupe avec chacun un style différent crée de belles possibilités et les membres s’en servent assez bien.

 

« Suite Phobia Utopia » me rappelle le groupe Knight Area par ses changements de styles subits et les vocaux multiples. Une des meilleures pièces de l'album. « Wrong Kinda Socks » sonne comme un Rock Retro, presque comme une pièce de Meatloaf! Rythmé ! « My Canon, My Way Of Life » est une pièce un peu mélo, rappelant un peu le groupe Carptree. Un style un peu mystérieux, presque musique de cirque. « In Pursuit Of A Haunting Singalong » a une belle intro au piano avant de changer pour un style plus Neo-Prog. Le style de la pièce me rappelle un mélange de No-Man avec les pièces plus Soft du groupe Camel ou Anathema. « Domain Of Love » débute en beauté avec ± 1:45 de guitare acoustique puis embarque sur un petit riff Jazz-Rock pendant un autre 1:40 avant de tomber dans un style plus Pop-Prog pendant ±1:10. Ça revient ensuite avec l’intro de guitare du début pendant 40 secondes avant d’embarquer sur un style plus Funk jusqu’à la fin de la pièce. « Beast, Machine & Man » est une pièce qui ressemble un peu au style du groupe Triumvirat. J’aime bien. « American 33 » est peut-être la pièce qui sonne la plus «Prog»: intro un peu cinématographique, claviers aux sons rétro, bouts Rock, bouts Électro, styles rappelant divers figures de proue du Progressif. « St. Angelus » fait penser encore au groupe Triumvirat mais avec un bout qui me rappelle un autre groupe Finlandais (je crois) Lemur Voice ou encore Knight Area. Un peu mollo, un peu Prog-Rock. « The Actor » est un peu Pop-Prog, du style du groupe Klaatu ou, encore une fois, Knight Area. La moins forte pièce de l’album.

 

Un album dur à cataloguer. C’est bon, mais on dirait qu’il manque un petit quelque chose pour peut-être accéder à plus de reconnaissance.

Cote 3/5

 

Pistes

1. Suite Phobia Utopia (5:54)
2. Wrong Kinda Socks (3:35)
3. My Canon, My Way of Life (6:10)
4. In Pursuit of a Haunting Singalong (11:47)
5. Domain of Love (8:36)
6. Beast, Machine & Man (4:00)
7.
American 33 (7:47)
8. St. Angelus (8:12)
9. The Actor (5:27)

 

Musiciens 

Atte Kurri – Chant / guitares / ukulélé / claviers / guitare basse / percussion
Ilkka Saarikivi – Chants / claviers / cello / percussions
Ilkka Piispala – Chants / batterie / claviers / percussions / guitare basse
Artiste invité
Matti Muraja - Guitare basse / violon

 

TIEBREAKER – We Come From The Mountains – Karisma Records – 2015
Par : Louis Hamel

Le groupe TIEBREAKER est un groupe de la Norvège formé de 5 amis d’enfance qui ont décidé de jouer ensemble. Ils se sont formés en 2011, après un EP en 2012, ils ont fait l’album « We Come From The Mountains » que je vous présente ici, mais cet album a été fait en autoproduction en 2014, donc le label Karisma Records a décidé de leur donner une nouvelle chance avec une sortie internationale en novembre 2015.

L’album débute sur un ton de blues avec EARLY MORNING LOVE AFFAIR, un blues de déjà entendu, en second GATEWAY débute  et on pense tout de suite à du LED ZEPPELIN. HOMEBOND part 1 et part 2 sont les deux ballades de cette production. Les autres pièces n’apportent  rien de nouveau aux autres compositions. Le chanteur THOMAS ESPERLAND KARLSEN a une voix rauque, cassée et très puissante. Les guitares font  très rock des  années 70 et son jouées de façon simple avec un son lointain par moment. La batterie de PAL GUNNAR DALE donne souvent le rythme.

C’est un groupe de la Norvège qui je pense a voulu s’américaniser aves les influences blues et blues rock des années 70. À l’écoute on sent les influences LED ZEPPELIN, AEROSMITH, et pour la voix EDDY WEDDER ( PEARL JAM), STEVEN TYLER ( AEROSMITH). Cet album en est un pour écouter sur la route l’été pour un long parcours, ça nous aider à demeurer vigilant quand défile le bitume sous nos yeux. C’est agréable à écouter pour ceux qui aiment ce style de musique, mais aussi il est tout à fait oubliable. S’ils veulent rester dans cette industrie musicale, ils auront besoin de faire mieux la prochaine fois. Chacun pourrait débattre sur les accents rock progressif de cette production, moi je n’en vois aucune.

Cote 3.5/5

Pistes :
1- Early Morning Love Affair
2- Nicotine
3- Homebound Pt.1
4- The Gateway
5- Where Can Love Go Wrong
6- El Macho Supreme
7- Trembling Son
8- Homebound Pt.2
9- Walk Away

Musiciens :
Thomas Esperland Karlsen – Voix
Eirik Wikhaug – Guitard
Olav Vikingstad – Guitard
Patrick Andersson – Basse
Pal Gunnar Dale - Batteur

 

THE GROUP 309 – The Keeper of an Hourglass – Mals Records 2014

Par Richard Hawey

 

Voici un groupe russe qui est passé sous notre radar, auteur d’un premier album en 2010, cette formation les revoici en 2015 avec “The Keeper of an Hourglass”. THE GROUP 309 est formé par - Andrey PISHCHULOV claviers, chant - Igor INSHAKOV guitares - Nikita SIMONOV - basse (1,2,6) - Ruslan DZHIGKAYTY – batterie. Quelques invités sont aussi présents : Andre TRAVKIN à la basse, Irina SURINA au chant (3,9) et Nikolay VENGRZHANOVICH - chant (4,8).

 

C’est un long interlude classique, qui introduit un rock-progressif léger et mélodique où, le chant est dans la langue maternelle du groupe. Chant russe qui tranche fortement avec le côté mélodique de la musique où, la basse soutient la guitare et les claviers N'oublions pas la batterie qui fait ici un travail rythmique remarquable, on remarque d'ailleurs quelques belles accélérations. On note aussi la présence de nombreux soli de guitare, qui renforce l'aspect mélodique et aérien de la musique. Parfois lyrique parfois futuriste, la musique prend aussi des airs plus accessibles et proches de la chanson FM, grâce à des synthétiseurs fort modernistes. Si le chant en russe reste bien évidemment difficile à appréhender pour une partie de l'auditoire, il est clair qu'il présente quelque chose de cassant par rapport à la musique. Notons encore que l'on perçoit aussi dans certains passages, des parallèles avec la variété! Difficile de s'y retrouver dans ce dédale où, des introductions classiques et des passages progressifs côtoient des moments moins inspirés et plus passe-partout! Un chant féminin vient alors changer quelque peu la donne, avec un travail vocal plus mélodique. Un troisième chanteur apporte lui-aussi sa touche personnelle, avec un timbre de voix fort surprenant!

 
Voilà pour moi un album plutôt inégal où le meilleur côtoie le moins bon, à cause de choix hétérogènes qui balayent ici un panel assez large d'influences. Passant d'un rock-progressif complexe à quelque chose de plus passe-partout, le chant en russe est également un élément déstabilisant. Si ce choix est à mettre à l'honneur des protagonistes, il me semble peu judicieux pour étoffer l'aura du groupe. C'est un peu dommage, car l'opus regorge de très beaux passages à la guitare
!

Cote 3.5/5

 

 

 

Pistes

01. The Autumn Evening - 07:33

02. The Keeper Of An Hourglass - 04:56

03. The Confession Of À Witch - 06:55

04. You Sleep - 05:19

05. May I Draw Wings For Myself ?  

06:54, 06. Everything Has Been Thought Up So Well -04:28

07. One Under The Umbrella - 04:42

08. The Shades Of The Past - 05:45

09. Tranquilly And Uneasily - 03:50

10. The Wheel Of Our Fate - 05:02

11. Follow The Way Of Birds ... - 04:30

Musiciens
Andrey Pishchulov (Chant / Claviers)

Igor Inshakov (Guitares)

Nikita Simonov (Basse)

Ruslan Dzhigkayty (Batterie)

Invités

Andre TRAVKIN à la basse, Irina SURINA au chant (3,9) et Nikolay VENGRZHANOVICH - chant (4,8)

 

ERIC BAULE - Spécial 2 chroniques (Style tour de table)

ERIC BAULE - Revelations Adrift - Autoproduction - 2015

Par Philippe André

 

Le Barcelonais Eric BAULENAS nous propose avec "Revelations Adrift" son premier album après avoir tutoyé dans un passé pas si éloigné les musiciens de RC2 entre autres, une obscure formation vénézuélienne auteure de deux albums en 2003 & 2008.

 

 

Eric BAULENAS est un guitariste inspiré qui nous renvoie dès le titre d'ouverture "Redemption" vers un petit blondinet qui faisait chanter ses six cordes au milieu des années soixante-dix, une guitare astucieusement mêlée avec celle du plus connu aujourd'hui Steven WILSON & qui dit SW dit plus métallique. "Back To Nature" est un peu différent avec beaucoup de claviers & de choeurs, un peu trop répétitif en ce qui concerne les paroles, la guitare là aussi est métallique, quasiment riversidienne comme elle le sera dans le titre suivant "Flying High" où elle tutoie carrément le heavy métal cher à, par exemple, la vierge de fer, avec une différence appréciable, ce morceau est instrumental. "Circle Of Dead Eyes" est plus difficile d’approche car s'y succèdent aussi bien en rythmique qu'en soliste des motifs apaisés ou énergiques (je dirais même violents), pas simple à écouter deux ou trois fois d'affilée.....Le court "Touching The Earth" me semble le plus beau morceau de l'album (au sens de la beauté formelle), instrumental lui aussi, avec sa guitare saccadée & mélodique en diable, bien soutenue par les claviers d'Isam ALEGRE auquel s'enchaine l'épique de l'œuvre, plus de onze minutes "Release From Duality", l'inspiration ici tendrait plutôt vers un Steve HOWE énervé, une dualité musicale nantie d'une très grande mélodicité, je trouve dommageable que le chant d'Eric BAULENAS ne soit pas en osmose avec la musique, les rares parties chantées tombent un peu comme un cheveu sur la soupe.........je suis quelquefois dur envers les musiciens mais ce titre aurait incontestablement gagné à demeurer sans paroles. Le chant, encore lui est le maillon faible de "Far From Here" qui n'atteint pas, même instrumentalement les fastes précités rencontrés sur ce "Revelations Adrift" malgré une belle performance d'Eric ROVIRA sur les futs.

 

Nous terminerons cet examen avec "Spring Disease", la maladie du printemps dans la langue de MOLIERE auquel je ferai le même reproche qu'au titre précédent, Eric, laissez la place aux instruments .......votre style de guitare est d'une grande richesse, pas trop complexe pour un béotien des six cordes comme moi, parfois aventureux, toujours d'un puissant lyrisme avec de magnifiques partitions mélodiques. 3,5, aurait mérité un point de plus sans le chant

Cote : 3,5/5

 

Pistes :

1. Tidal Wave (1:41)

2. Redemption (8:40)

3. Back To Nature (6:34)

4. Flying High (8:31)

5. Circle Of Dead Eyes (8:10)

6. Touching The Earth (4:15)

7. Release From Duality (11:27)

8. Undertow (1:52)

9. Far From Here (9:50)

10. Spring Disease (8:17)

 

 

Musiciens :

Eric Baulenas - Chant & guitares

Eric Rovira - Batterie & choeur

Dani Soto - Basse

Isam Alegre – Claviers & chœur

 

ERIC BAULE – Revelations Adrift – Autoproduction 2015

Par Richard Hawey

 

Groupe originaire de Barcelone, ERIC BAULE provient du nom de son leader Eric BAULENAS (guitare et chant). Il est ici accompagné d'Eric ROVIRA (batterie, chœurs et production), Isam ALEGRE (claviers et chœurs) et Dani SOTO (basse) et il nous présente son premier album « Revelations Drift ». La musique d’ERIC BAULE est surtout menée par la guitare d’Eric BAULINAS, bien soutenue par ses acolytes. Les compositions se promènent entre le style lourd et space, genre Porcupine Tree et des moments pop rock. De façon général le chant en anglais passe bien.  Ce que je peux dire en début de chronique c’est j’ai lu que du bien sur cet album. Est-ce que mes lectures mon influencées ? Peut-être mais les écoutes répétées m’ont convaincues que j’avais entre les mains quelque chose de bien.

 

C'est une ambiance atmosphérique qui ouvre l’album avec un court titre « Tidal Wave », ce qui nous donne une petite idée de ce qui va suivre. S’enchaine une longue plage au départ aérien avec « Redemption », qui d’un coup tout s'emballe sur un tempo entrainant et une superbe orchestration. C’est un mélange de style où le pop rock ce mélange au prog, ce qui ravira plusieurs d’entre vous. « Back to Nature » conserve l’atmosphère avec une introduction à la guitare bien rythmée. Le chant me semble parfois difficile mais les harmonies font le travail. La finale s'emporte, ici vous sentirez l’influence de S. Wilson pas de doute, la guitare électrique se distingue. « Flying High » instrumental avec en introduction une guitare assez psychédélique, ce titre permet à Eric BAULINAS de nous montrer sa dextérité sur ses six cordes. « Circle of Dead Eyes » est une autre nouvelle longue composition, elle s'ouvre sur le bruit du vent qui lance une guitare tout d'abord proche d'un Steve Hackett, puis l'instrument s'emporte entourer par la section rythmique et les claviers, ces derniers jouent un rôle important même s’ils sont légèrement en retrait. Vous serez comblé par les riches sonorités musicales. La guitare vient encore nous hanter la tête et les tripes, j’aime beaucoup cette chanson.

  
Plus courte plage « Touching the Earth », démarre sur un tempo entrainant, c’est un autre instrumental où la guitare apporte des nappes atmosphériques et mélodiques ce qui ne l’empêche pas de déraper sur un son plus heavy grâce à la guitare qui décolle. Enchainement avec l’épique « Release from Duality » de plus de 11 minutes. Elle nous transporte dans un rythme convaincant et elle nous amène dans un tourbillon de sonorités infernale puis elle nous dépose comme pour nous ménager un peu. Mais c’est pour quelques secondes seulement, le tout reprend de plus belle. Vous ne pourrez rester froid à cette interprétation bien balancé, le résultat sera que vous en redemanderez. Moins de deux minutes pour le titre instrumental « Undertow » gémissement oppressant des claviers, qui sert d'interlude a une nouvelle longue composition. « Far from Here » qui reste dans une atmosphère sombre, elle s'active grâce à un solo de guitare qui varie les teintes de cette chanson. Voilà déjà la dernière composition « Spring Disease » et son introduction céleste aux claviers suivi par un chant venu de je ne sais où. Après nous avoir fait passer par de multiples émotions, nous partons pour un dernier droit pas décevant du tout. Vous vous laisserez porter par cette guitare, ces nappes de claviers et une section rythmique magistrale.

 

Malgré quelques défauts mineurs au niveau du chant, cet album m’a totalement conquis avec des compositions bien ajustées aux capacités des protagonistes. Les raisons sont multiples et vous aurez deviné que le jeu magistral d’Eric BAULINAS à la guitare est la première mais c’est aussi l’affaire d’une section rythmique sans faille. Il faut suivre le jeu de baguettes d’Eric ROVIRA, ajouté à cela la basse bien sentie de Dani SOTO et des claviers d’Isam ALEGRE qui font ce qu’ils ont à faire lorsque ça doit être fait. Je me prononce en très grande faveur pour « Revelations Adrift ». Voilà c’est écrit !

Cote 4/5

 

 

Pistes :

1. Tidal Wave (1:41)

2. Redemption (8:40)

3. Back To Nature (6:34)

4. Flying High (8:31)

5. Circle Of Dead Eyes (8:10)

6. Touching The Earth (4:15)

7. Release From Duality (11:27)

8. Undertow (1:52)

9. Far From Here (9:50)

10. Spring Disease (8:17)

 

 

Musiciens :

Eric Baulenas - Chant & guitares

Eric Rovira - Batterie & choeur

Dani Soto - Basse

Isam Alegre - Claviers & chœur

 

Guillaume CAZENAVE – The Odd Gallant AM – CDBaby - 2015

Par Marc Thibeault

 

Album fourretout éclectique, The Odd Gallant AM n’est pas le type de création que l’on apprécie pleinement à la première écoute. J’avoue que ma première écoute m’a plus intrigué qu’autre chose ! Jazz, Space-Rock, Baroque, Rock, Prog ou Électro, tous s’emboitent en contretemps de manière assez savamment par Guillaume CAZENAVE, accompagné seulement par son frère Rémy à la basse. Beaucoup de styles musicaux se mêlent et se croisent, rappelant parfois Frank ZAPPA ou Devin TOWNSEND dans la façon de faire du Français. Ce cinquième album doit être décortiqué presque une pièce à la fois pour mieux apprécier le tout. Comme le dit lui-même Guillaume à propos de son bébé : ‘’ même s’il est probablement difficile à assimiler, il a surtout pour objectif de faire plaisir à tous ceux qui aiment les musiques un peu (beaucoup) aventureuses.’’ Les pièces sont nommées, comme le titre de l’album le dit, de A à M.

 

«A» débute de façon presque symphonique. Étant comme l’intro de «B», c’est une des pièces des plus accessibles de l’album à écouter. «B» est plus comme un Électro un peu vieillot. Le style reste le même pendant la totalité de la pièce. Rythmée et bonne.

«C» débute avec du piano avant de s’élancer dans le Rock, le Funk, et l’Électro / Techno. Il y a des bouts qui me font penser à du GENTLE GIANT. Amusant ! La fin de cette pièce sert aussi d’intro à la prochaine.

 

«D» est plus avec des accords simples de claviers et des musiques orchestrales entremêlées. «E» débute avec de la musique Classique, voir Baroque. Un peu noir, cette pièce fait beaucoup penser à certaines créations de Devin TOWNSEND, mais en plus mollo. Très Jazzée, cette création est comme un croisement entre ZAPPA et TOWNSEND! «F» est un Rock avec de la Sitar ou du banjo à travers. Plus Techno que Rock, RAMMSTEIN me vient tout de suite à l’idée lors de l’écoute !  L’intro de la prochaine pièce, comme les pistes ci-haut mentionnés, est à la fin de celle-ci.

 

«G» me fait un peu penser aux chansons des premiers albums de PORCUPINE TREE mais assaisonné d’une touche Devin TOWNSEND.

J’aime «H» pour son côté PINK FLOYD mêlé avec du PAIN OF SALVATION ou OPETH. La voix de CAZENAVE s’immisce bien la chanson avec son style Grunge, voir un peu Crooner.

 

 «I» débute comme une chanson douce avant d’augmenter de tempo et de changer pour un style plus Rock Symphonique. La façon qu’il enchaine vers un style plus Électro-Rock après ± 4 minutes me plaisent bien : ça donne un petit côté mystérieux à la pièce. Ma préférée.

 

«J» est un amalgame de styles, passant du Jazz-Rock au Crooner au Baroque pour finaliser avec un petit riff Jazzé. «K» est très agréable à écouter. Le style de la pièce et la voix de CAZEVANE me fais encore penser aux pièces moins hard de PAIN OF SALVATION. Très bonne !

 

«L» est Électro au début avant de tomber dans le Crooner-Techno! «M» est un Jazz-Rock / Space-Rock psychédélique.

 

Un album à découvrir, ne serait-ce que pour trouver tous les styles qui s’y mêlent avec une certaine grâce. J’ai déjà hâte à NZ!

Cote 4/5

 

Pistes

 

01. A (02:08)

02. B (04:59)

03. C (03:59)

04. D (04:18)

05. E (03:11)

06. F (05:51)

07. G (04:14)

08. H (04:47)

09. I (07:20)

10. J (05:11)

11. K (06:25)

12. L (04:11)

13. M (09:18)

 

Musiciens

Guillaume Cazenave (Chant / Guitares / Claviers / Programmation, Bruitages)

N.Edrudt (Batterie, Percussions)

Rémy Cazenave (Basse)

Nathanael Cazenave Bonnefleur (Voix sur M)

Marie-Christine Bonnefleur (Voix sur F)

 

 

DROPSHARD – Silk – Sonic Vista Music – 2014

Pa Richard Hawey

 

DROPSHARD est une formation du Nord de l'Italie. Auteur d’un premier album en 2011 « Anywhere but Home » que Profil a fait jouer à l’époque. On peut définir la musique du groupe comme un mélange de progressif et de métal, avec des influences proches de Dream Theater, Riverside et Porcupine Tree. Le groupe est composé de Enrico SCANU, chant, guitares, flute - Sebastiano BENATTI, guitares - Valerio De VITTORIO, claviers, synthétiseurs - Alex STUCCHI, basse - Tommaso MANGIONE, batterie, percussions, programmation. Après quelques changements au line-up, le groupe nous a offert l’an dernier un nouvel album intitulé « Silk », mais c’est seulement aujourd’hui que nous en prenons connaissance.

 

 

Pour ceux qui se souviennent du premier album, nous pouvions entendre des éléments métalliques ce qui est moins évident sur « Silk ». Bien sûr l’album a du punch et c’est ce qui m’a attiré tout de suite. Sans faire le tour de toutes les chansons, c’est plus d’une heure de musiques que nous offre DROPSHARD en voici quelques-unes qui reflètent bien ce qu’est « Silk ». L’ouverture nous présente « Insight », une chanson introduite par un chant céleste qui se transforme avec l’aide des claviers dans un rythme appuyé. Le chant s’installe et le feeling démarre avec une nouvelle variation dans l’atmosphère. Le chant est merveilleux et puissant ce qui se retrouvera sur le reste de l’album. Les claviers et la guitare nous offre une belle prestation tandis que la partie rythmique est sans faille. « Eyes » se développe doucement avec une explosion vocale et musicale, il me semble entendre du mellotron mais je ne suis pas certain. Suit « Cell 342 », une introduction au piano avec un chant tragique. Puis la guitare s’impose avec un jeu de batterie vraiment excellent et des claviers qui sont bien en place, j’aime beaucoup. On s’en va maintenant vers « Seat », un titre instrumental court qui n’atteint pas les trois minutes mais qui retiendra votre attention, planante à souhait avec ses claviers divins, il coupe l’allure de l’album de façon surprenante. La suivante « Perpetual Dream » accroche un peu, la voix d’Enrico SCANU en donne trop à mon goût, c’est une opinion très personnelle. L’album contient deux longues suites de plus de dix minutes, voici la première « The Endless Road » qui se développe sur quatre partie. Elle est constituée de variations dans le rythme, y compris les transitions avec la flute et la guitare acoustique qui dominent la pièce, mais aussi avec une pointe de puissance vers la fin du titre, j'aime beaucoup! "Less is More" est un autre court instrumental qui agit comme une sorte interlude. Puis arrive la tragique "Maya" avec son chant émotif, il est d'ailleurs dominant. Arrive l'autre suite "Memento", la plus longue des deux. Elle vous fera peut-être penser à Anathema dans son développement, c'est une autre excellente chanson. Le tout se termine avec "Libera Me" qui nous présente un côté plus méditatif propice à une forme de recueillement.

 

Il y aurait eu plus à dire sur cette excellente production, c’est vraiment une belle découverte. Elle arrive tard je l’admets, mais comme le vieux proverbe, mieux vaut tard que jamais. Chacune des chansons prisent individuellement sont de petites merveilles, et lorsque vous terminez l’écoute vous remarquerez que l’ensemble se tient. Les variations de rythme, il y en a plusieurs, les moments forts versus les plus doux sont judicieusement insérés pour créer un ensemble solide.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Insight (5:08)
2. Eyes (4:29)
3. Cell 342 (8:44)
4. Tied Together (6:40)
5. Seat (2:47)
6. Perpetual Dream (2:58)
7. Get Out and Run (1:56)
8. The Endless Road (10:39)
- a. Endless Road
- b. One-Way Ticket
- c. Blackstorm
- d. Endless Road Reprise
9. Less Is More (2:30)
10. Maya (4:36)
11. Memento (11:56)

12. Libera Me (3 :28)

 

 

Musiciens

- Enrico Scanu / chant, guitares électrique & acoustique, flute
- Sebastiano Benatti / guitares électrique & acoustique
- Valerio De Vittorio / claviers, synthétiseurs
- Alex Stucchi / basse
- Tommaso Mangione / batterie, percussions, programmation, effets sonores

 


NOUVEAUTÉS À VENIR

Après un long silence de 12 ans voici qu'on annonce un nouvel album pour la formation des Pays-Bas TRIANGLE.

Un groupe qui décide de s’appeler Standing Ovation parait de prime abord prétentieux. Ces 6 finlandais nous ont présentés en 2012 leur premier album "The Antikythera Mechanism". Et voici maintenant leur second "Gravity Beats Nuclear". Les références sont nombreuses, Spock's Beard, Dream Theater pour ne nommer que ceux-là.

 

MOTORPSYCHO nous présente leur quinzième album studio, il a pour titre « Here Be Monsters ».

Et oui un nouvel album pour cette formation suédoise qui paraitra le 14 mars sous le titre "Seaside Air". Une entrevue avec le groupe est prévue. À suivre!

Trio américain auteur d’un premier album baptisé "A is for Ampledeed" en 2013, Ampledeed est assurément une formation originale.

 

Évolutif, moderne et conséquent - sur When We Were Beautiful, DANTE a pris le meilleur des albums précédents pour créer un chef-d’œuvre musical. Disponible sur Gentle Art of Music le 18 mars.

 

 

SECTION IV est une nouvelle formation du Royaume Uni qui offre avec "Superhuman"une musique progressive accessible, remplie de richesses sonores qui rempliront vos oreilles. À découvrir !

 

 

EL TUBO ELÀSTICO, un jeune quatuor originaire de Jerez au sud de l’Andalousie, qui nous présente leur premier album éponyme.

 

 

PROFUNA OCEAN

In Vacuum

FREIA Music

TERRA INCOGNITA FESTIVAL

ROCK PROGRESSIF  

20, 21 & 22 MAI 2016   Québec


Tous les profits de la vente de l'Univers Progressif 4 vont à CKIA !! Merci de nous encouragez ! La compilation est disponible maintenant.