Chroniques / Review IV


T.PHAN - Soon - Musea Records - 2016

Par Philippe André

 

Stephan CAUSSARIEU, quelqu'un le connait il parmi les plus jeunes d'entre vous ?

 

Pour votre serviteur, largement quinquagénaire, retour en 1975, eh oui il y a quarante ans, quand Stephan battait la mesure avec TAIPHONG, auteur de deux albums remarquables & remarqués de progressif symphonique. Le projet T.PHAN nous propose son second album en ce début d'année 2016, le premier effort discographique remontant à 2009, je dis "projet" car ce n'est pas vraiment un groupe, Stephan étant dans la vraie vie plutôt professeur de musique.

 

Pour apprivoiser cet opus, vous devrez l'écouter avec vos grandes oreilles car notre ami y a mis tous ses gouts musicaux c'est à dire avec un très large spectre sonore qui va du progressif à la fusion en passant par une pointe de jazz (le neuvième titre) & même de rock n'roll (le sixième titre) & aussi de la world musique ("Illusion"). Alors bien sur cet album a les défauts de ses qualités car nous pouvons lui reprocher un manque d'unité, d'où la suggestion des "grandes oreilles".

 

Parmi les "moins" de "Soon", la voix de Stephan est relativement monocorde & si vous connaissez mes gouts & très souvent mes critiques envers les vocaux, vous ne serez aucunement surpris. Parmi les "plus", la mise en son est très soignée malgré probablement des moyens limités ? Coté instrumentation, la belle basse upright de Pierre FAYOLLE & le violon de Sarah RAMAN, néanmoins sous utilisé, un peu dommage, tirent leur épingle du jeu… Pour cet album, je ne ferai pas de prosélytisme inutile entre titres courts & titres longs, chacun marquera ses préférences selon son humeur & sa sensibilité.

 

Avec le retour de CARPE DIEM, nous pouvons affirmer que les vieux lions hexagonaux ont encore la foi & le courage de composer & de produire de la musique aventureuse en 2016, attention néanmoins, ne vous attendez surtout pas à un album de TAIPHONG !!!!!!

 

Cotes: 3,5/5

 

Pistes :

1. Soon (10:31)

2. Promises (6:18)

3. Give Me Love (5:42)

4. Neda (6:02)

5. Neda's Dream (2:46)

6. Will I Know (4:25)

7. Everything The World (4:35)

8. Wake Up (4:10)

9. Six, Seven Or Eight (4:44)

10. Illusion (10:37)

11. Everythings Allright (5:38)

 

Musiciens :

Stephan Caussarieu - Lead & backing vocals, drums, percussion, piano, keyboards

Pierre Fayolle - Bass & upright bass

Serge Caussarieu - Guitar

Sarah Raman - Violin

Yves Duboin - Saxes

Samir Hachemi - Trumpet

 

THE AARON CLIFT EXPERIMENT – Outer Light, Inner Darkness – Autoproduction 2015

Par Richard Hawey

 

Ce quatuor américain, du Texas plus précisément, a été formé en 2012 par Aaron CLIFT (Claviers et chant) et leur premier album « Lonely Hills » est sorti la même année. Malgré une très bonne réaction de la critique spécialisée l’album ne reçoit pas toute l’attention voulue. Et je dois admettre que je ne connaissais pas le groupe. C’est pourtant avec ce second album qu’ils apparaissent à la lumière. Après la sortie du premier album des changements au sein de la formation s’annoncent, le guitariste Jim RAGLAND quitte et est remplacé par Danny BRYMER qui quitte à son tour. Plus tard Joe GREEN (basse) décide de partir, il est remplacé par Devin NORTH. Aujourd’hui le groupe est formé par Eric GUTIERREZ (guitares), Devin NORTH (basse) et Joe RESNICK (batterie), ce dernier a été remplacé après l’enregistrement de « Outer Light, Inner Darkness” par Tim SMITH. Comme il se décrit sur le site du groupe, Aaron CLIFT se considère comme un musicien qui expérimente différentes sonorités et différents styles de musique en les combinant.


La première partie de l'album nous présente cette dualité exprimée sur le titre « Outer Light, Inner Darkness ». « Kissed By The Sun » met en avant le violon d’Oscar DODIER dès l’ouverture de la chanson. Un son relativement lourd produit par la guitare auquel répondra un solo brillant de basse et de claviers en font une excellente introduction. « Fragments Of Sleep », plus léger, éclaire parfaitement cette dualité, la présence de violons, d’une viole et du violoncelle donne, en finale, des étincelles au milieu des ténèbres. La seconde partie de l'album se fait plus aventureuse et tente d'après le groupe de réconcilier les deux contraires. Quelques chansons sont à souligner, « Bathed In Moonlight », « Moonscape » et « The Last Oasis » sont des petites symphonies paisibles mais ambitieuses qui ferment l’album. Sur « The Last Oasis » le piano et les violons s’offrent en ouverture dans une ambiance assez classique pour introduire les autres instruments. Cette introduction musicale s’étire sur quelques minutes et on passe du folklore au rock sans heurt. « Moonscape » est divisé en trois partie, le développement se fait doucement sous le rythme du tambour. La première partie « The Frontline » est relativement calme, chant et guitare assure la mélodie appuyer par la batterie, idem pour « Fool’s Fate », la seconde partie avec l’ajout d’un solo de guitare. La dernière partie est instrumentale, c’est surtout la guitare qui tient le drapeau accompagné par la voix d’Aaron.  « Bathed in Moolight » clos l’album sous la forme d’une ballade chantée avec une certaine émotion, elle se termine avec les instruments à cordes et les accords répétés de la guitare sans fin, très belle finale. L’album contient deux pièces en prime, la version acoustique de « 
Your arms hold them to the dark » et le single de « Kissed by the Sun ».

 

Cette dernière production de THE AARON CLIFT EXPERIMENT n’est pas un album audacieux avec plein de surprise, il a toutefois la qualité d’offrir de belles compositions accrocheuses qui seront comblées vos goûts. Il faudra les surveiller.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Kissed by the sun (7:40)
2. Locked (5:23)
3. Fragments of sleep (4:37)
4. Your arms hold them to the dark (4:20)
5. Aoide, goddess of song (5:58)
6. The last oasis (8:36)
7. Moonscape: I. The frontline, II. Fool's fate, III. Outer light, inner darkness (12:05)
8. Bathed in moonlight (7:27)
Bonus tracks:
9. Your arms hold them to the dark (acoustic version) (3:40)
10. Kissed by the sun (single version) (3:59)

 

Musiciens
- Aaron Clift / vocals, claviers, orgue, grand piano
- Eric Gutierrez / guitare, mandoline
- Kevin North / basse, double basse
- Joe Resnick / batterie, percussion

- Oscar Dodier / violon sur "Kissed by the sun"
- Corina Santos / violon I sur "Fragments of sleep", "The last oasis", "Bathed in moonlight"
- Benham Arzaghi / violon II sur "Fragments of sleep", "The last oasis", "Bathed in moonlight"
- Michael Zahlit / viole sur "Fragments of sleep", "The last oasis", "Bathed in moonlight"
- Diana Burgess / violoncelle sur "Fragments of sleep", "The last oasis", "Bathed in moonlight"

 

SPIRITUAL BEGGARS – Sunrise To Sundown – InsideOut Music – 2016

 

Par : Louis Hamel


Fondée en 1994 par Michael AMOTT, SPIRITUAL BEGGAR en est à leur 9e album studio. Groupe hard rock suédois composé d’Apollo PAPATHANASIO (ex- Firewind) au vocal, Sharlee D’ANGELO (Arch Enemy, Witchery) à la basse, Per WIBERG (Candlemass, ex-Opeth) au clavier et le leader Michael AMOTT (Arch Enemy, Witchery) à la guitare.


Après plus de deux ans à être occupé avec ARCH ENEMY, Michael AMOTT et ses acolytes ont de nouveau trouvé la disponibilité et l’inspiration pour fixer 11 nouvelles pièces dynamiques. Cet opus est le fruit d’un travail de 2 ans ou pour la première fois presque tout les membres ont composé des pièces chacun de leur côté. Ils se sont réunis en studio 5 jours pour finaliser et mixer cet album. C’est leur 3e productions avec les mêmes membres, après « Return to Zero » (2010) et « Earth Blues » (2013), ce dernier avait reçu une critique élogieuse.


Cet album de SPIRITUAL BEGGARS a pour titre « Sunrise to Sundown », d’une durée d’environ 47 min. il est garni de 11 pièces assez courtes qui varient entre 3 et 5 min. pour la plus longue. La pièce titre de cet opus est entrainante et puissante, elle donne le ton à l’album. Puis « Diamond Under Pressure » a un style hard rock des débuts 90, influences WHITESNAKE. « Southern Star » est si l’on peut dire la ballade de cette production, très agréable à écouter. « I Turn to Stone » est la plus faible, avec sa batterie qui se répète trop, ça devient lassant.


SPIRITUAL BEGGARS, avec « Sunrise to Sundown », sont arrivés à maturité, dans un style hard rock fin 80 début 90, style WHITESNAKE surtout avec leur chanteur Apollo PAPATHANASIO, voix chaude et puissante, aux intonations à la David COVERDALE. Les autres membres font de l’excellent travail avec leurs instruments, le seul bémol est le batteur qui ne fait que suivre le rythme des pièces sans plus.

Ce que j’ai apprécié c’est qu’on sait que c’est du hard rock vintage, mais ils ne font pas du copier/coller comme le font bien des groupes aujourd’hui. Ils ont leur propre style et c’est bravo. Du bon travail, je vous le recommande.

 

Cote 4.5/5


Pistes :
1 – Sunrise To Sundown (3:10)
2 – Diamond Under Pressure (3:44)
3 – What Doesn’t Kill You (4:32)
4 – Hard Road (4:15)
5 – Still Hunter (3:40)
6 – No Man’s Land (5:55)
7 – I Turn To Stone (4:19)
8 – Dark Light Child (3:29)
9 – Lonely Freedom (5:42)
10- You’ve Been Fooled (3:20)
11- Southern Star (5:02)

 

Musiciens :
Michael Amott – guitare
Apollo Papathanasio – voix
Sharlee D’Angelo – basse
Per Wiberg – keyboards
Ludwig Witt - batterie

VIII STRADA – Babylon – Fading Records - 2015

Par Marc Thibeault

 

Le groupe du «Huitième Chemin» (VIII STRADA) de Milan en est à son deuxième album. Heureux mélange de Prog-Rock et Prog-Metal avec un peu d’instruments classiques à travers, chaque pièce de l’album a un petit quelque chose d’agréable qui le sépare des autres pièces. J’aime la manière où chaque instrument joue un rôle important dans les pièces : ces virtuoses italiens sont en pleine possession de leurs moyens et ça parait !

 

«Ombre Cinesi» débute en beauté l’album. J’ai en tête PAIN OF SALVATION en écoutant les 2 premières minutes trente de cette pièce. Puis embarque un style plus Italian-Prog pendant un peu plus d’une minute avant de retourner vers un Prog-Rock plus conventionnel.

 

«Preludio a Eclipse» est une belle pièce instrumentale qui a des airs de DREAM THEATER. Presque Jazz-Rock, elle nous emporte à-travers de multiples beats contretemps jusqu’à la prochaine pièce.

 

«Eclipse Anulaire» enchaine de belle façon de la pièce précédente. Même si elle est un peu noire, le style de la musique est changeant et agréable à l’écoute.

 

«Deguello» nous entraine dans le temps du Classique où le piano était roi et maître. Les autres instruments n’y auraient pas étés inclus que cette pièce instrumentale aurait été aussi bonne.

 

«1403, Storia in Firenze» est une des pièces maitresse de l’album. Un Prog-Rock avec un riff puissant pour débuter et des changements de styles bien placés, c’est une de mes préférées.

 

«Babylon» est comme un amalgame de deux ou trois chansons mis ensemble pour en faire une pièce plus longue. La première partie est doucereuse, très Italian-Prog. Puis le rythme augmente pour finir avec un Prog-Rock plus fort et agressif jusqu’à ± la moitié de la pièce. De là le groupe retourne à un Prog-Rock plus doux pendant ± 2 minutes et puis repart sur un Prog-Rock avec beaucoup de contretemps. Bonne pièce aussi.

 

«Time Of Stardust» est une pièce instrumentale presque Retro d’à peine 01 :54.

 

«Slow» est une autre pièce montée comme «Babylon»: un bout Jazzé et mélo au début enchainé par un Prog-Rock énergique, avant de revenir au style mélo du début. Une autre bonne pièce.

 

«Ninna Nanna» débute d’un style Jazz-Rock avant de changer pour un Hard Rock, presque du style AOR. Un peu de Jazz-Rock à travers de temps à autre, mais ça demeure très Rock. Le rythme diminue seulement à la fin de la pièce. Quand même une bonne pièce.

 

Dans l’ensemble un bon album avec très peu d’inégalités. Une belle découverte pour les amants de Prog italien avec une légère tangente américanisée.

Cote 4/5

 

 

Pistes

1. Ombre Cinesi (09:30)
2. Preludio a Eclipse (04:02)
3.
Eclipse Anulaire (04:56)
4. Deguello (03:00)
5. 1403, Storia in Firenze (04:40)
6. Babylon (10:30)
7. Time of Stardust (01:54)
8. Slow (07:07)
9. Ninna Nanna (06:12)

 

 

Musiciens

Tito VIZZUSO - chants
Davide ZIGLIANI - guitares
Silvano NEGRINELLI - piano
Sergio MERLINO - guitare basse
Riccardo PREDA - batterie

 

QUANAH PARKER – Suite Degli Animali Fantastici – M.P. & Records – 2015

Par Richard Hawey

 

Après un long silence de trois ans, le premier album éponyme est paru en 2012, la chronique est disponible sur le site de Profil, une gracieuseté de Louis Hamel. Donc revoici QUANAH PARKER avec l’album « Suite Degli Animali Fantastici ». La formation est quasi semblable à celle de 2012 à l’exception du bassiste Giuseppe Di STEFANO qui a été remplacé par Alessandro MONTI, multi instrumentiste. Riccardo SVICALES est toujours derrière les claviers et c’est lui qui a composé l’ensemble de l’album. Et il y a toujours la formidable voix de madame Elisabetta MONTINO qui nous fait vibrer. Le nouvel album a pour titre « Suite degli animali fantastici ». Le thème principal de l'album est une longue suite chantée en italien qui a été inspiré par un ami qui a eu l’idée d'écrire un album sur certains animaux fantastiques. L'idée initiale a été ensuite développée par le compositeur Riccardo SCIVALES avec l'aide du parolier et multi-instrumentiste Alessandro MONTI. L'ensemble du groupe a contribué à affiner et compléter la musique et les paroles en ajoutant des couleurs et des émotions pour matérialiser le rêve, le résultat est étonnant !

 

L'album « Suite degli animali fantastici » est divisé en cinq partie, la seconde contient l’intégralité de la suite qui s’étire de la piste 2 à la 9. L’album ouvre avec l’hypnotique « From Distant Lands » ne fait pas partie de la suite mais elle correspond à l’ensemble de l’idée principale et elle constitue une superbe introduction. Elle commence doucement, et vous pourrez sentir ce petit côté étrange où la musique et la voix céleste d’Elisabetta s’entremêle merveilleusement. Et voici l’épique « Suite degli animali fantastici », divisé en huit sections. Elle débute avec la méditative "Risveglio Onirico" où la musique et le chant narratif évoque de douces vagues déferlant sur la rive d'une île fantastique un matin ensoleillé. Ici, le rêve devient lentement une évidence pour faire son chemin entre l'imagination et la réalité. Sur la deuxième partie, « Danza di Un Mattino », le rythme se lève et il y a une atmosphère électrique, écouter le solo de guitare, tandis qu’Elisabetta MONTINO donne la parole à une sorte d’illusion sensorielle qui se déplace dans une danse béate. « Interludio Notturno » est un passage court et onirique mettant en vedette les voix masculines et féminines qui évoque une bête invisible caché dans l'ombre. La suivante « D'j 'Vu Fantastico » est plus lumineuse et les flambées des voix vous amène à travers le ciel et au-delà des frontières du mythe, où résonnent des échos de vies passées et vous êtes perdu parmi des formes étranges, toujours changeantes. « Luci dagli abysses » est un passage instrumental plutôt calme, ce qui nous conduit à la mystérieuse « Cantico Marino » où vous pouvez presque entendre le souffle et les voix des dauphins. Vous êtes en train de vous enfoncer dans une autre dimension. La musique et les paroles de la partie suivante « Animale Multiforme » dépeignent une bête qui respire dans l'abîme de la mémoire et qui peuvent générer un arc-en-ciel dans l'air juste par une torsion de sa queue. Il peut voler au-delà des nuages et à travers les galaxies, et maintenant il s'exécute, laissant ses pistes dans le labyrinthe de votre esprit. La dernière partie, « Ritorno alla Mente » marque la fin de ce rêve purifiant qui colore votre éveil avec des couleurs douces et automnales. C’est une suite merveilleuse, ajouté à cela la voix d’Elisabetta qui est parfaitement à l’aise dans sa langue maternelle. Son chant est aérien et puissant avec un petit côté théâtral, pour un résultat phénoménal. À noter que les illustrations contenues dans le livret sont d’Elisabetta. Après cette épopée fantastique on pourrait croire que le reste est fade. Et bien non, « A Big Francesco » suit, c’est un hommage instrumental au célèbre chanteur de Banco del Mutuo Soccorso, Francesco Di Giacomo décédé en 2014. C’est une pièce mélancolique très poignante qui rappelle de bons moments du groupe.

 

Toutefois les deux dernières pistes, « Death Of A Deer » et « Make Me Smile » ne sont pas au même niveau que le reste de l'album. Les deux sont chantés en anglais, la première est la plus longue avec quelques passages folkloriques. La seconde est plus pop et passerait bien sur une radio commerciale. En tout cas, ne vous inquiétez pas : les deux dernières pistes ne gâcheront pas votre plaisir. À découvrir, je suis sûr que ce sera une excellente addition à n'importe quelle collection de prog !

Cote 4/5

 

Pistes

1. From Distant Lands (3:55)
Suite degli Animali Fantastici (tracks 2-9):
2. Risveglio Onirico (2:49)
3. Danza di un mattino (6:35)
4. Interludio Notturno (0:57)
5. Deja-vu Fantastico (3:38)
6. Luci dagli Abissi (1:32)
7. Cantico Marino (4:04)
8. Animale Multiforme (4:30)
9. Ritorno alla Mente (3:47)
10.
A Big Francesco (4:12)
11. Death of a Deer (9:36)
12. Make Me Smile (4:46)

 

Musiciens

- Riccardo Scivales / claviers
- Elisabetta Montino / chant
- Giovanni Pirrotta / guitares électrique et acoustique, basse
- Paolo Ongaro / batterie, percussion
- Alessandro "Unfolk" Monti / basse, chant, flute Moeck, tablas, percussion

 

 

 

QUANAH PARKER – Quanah – Diplodisc – 2012
Par : Louis Hamel

Quand j’ai vu le nom QUANAH PARKER, j’ai tout de suite pensé à un nom d’un personnage, et effectivement c’est le nom d’un des plus grands chefs Comanches. Si ça vous intéresse allé voir son histoire sur internet, c’est très intéressant. QUANAH PARKER a commencé à Venise (Italie) en 1981, en pleine période ou le rock progressif était à son plus bas niveau. En 1985 ils se séparent et en 2005, ils reviennent à la vie grâce à l’initiative du claviériste et compositeur Riccardo SCIVALES. Leur musique est un mélange d’influences classique, rock progressif et jazz.

L’album « Quanah » est le premier opus de ce groupe Italien. Pour débuter leur œuvre il nous offre une courte pièce, « Chant of the sea-horse », qui nous transporte dans un environnement piano classique et voix féminine qui nous mets en oreille un instrument vocal de haut niveau pour la suite à venir. « Shen Menn » qui est en bonus a été enregistré en 1984 et nous rappelle du SANTANA. Pour les autres titres c’est très varié dans l’ensemble le son y est excellent et tout fonctionne dans leur composition musicale. Au chant Elisabetta MONTINO nous fait vivre des émotions, c’est un mix entre Stella VANDER (Magma) et Kate BUSH, Giovanni PIRROTTA à la guitare électrique a un son et un doigté qui fait penser à Andy LATIMER (Camel) et SANTANA, à la basse Giusepper DI STEFANO est très dynamique dans son jeux, Paolo ONGARO fait un bon travail derrière sa batterie, et Riccardo SCIVALES auteur de l’ensemble des morceaux nous montre son grand talent au synthétiseur.

Dans l’ensemble cette production est un bon album avec des musiciens de talent. Ce que j’aurais aimé entendre c’est la voix de Elisabetta MONTINO dans sa langue maternelle soit l’Italien. Si vous aimez Camel, SANTANA, Kate BUSH et les voix féminines à la Magma, donc ce seras pour vous un album qui vaut la peine d’être entendu, pour moi j’ai bien aimé cette production.
Cote 4.5/5

Pistes
1. Chant of the Sea-Horse (2:21)
2. No Time for Fears (4:05)
3. Quanah Parker (6:50)
4. Sailor Song (3:17)
5. Flight (3:35)
6. The Garden Awakes (4:55)
7. After the Rain (7:35)
8. Asleep (5:52)
9. Silly Fairy Tales (7:10)
10. People in Sorrow (5:31)
11. The Limits of the Sky (4:19)
12.
Shenn Menn (3:41)

 

Musiciens
Riccardo Scivales / Claviers
Elisabetta Montino / Chant
Giovanni Pirrotta / Guitares
Paolo Ongaro / Batterie
Giuseppe Di Stefano / Basse

 

Avec

 

- Roberto Noé / Chant, guitares
- Stefano Corvis / guitares
- Roberto Veronese / basse
- Giuliano Bianco / batterie

 

NEMO – Coma – Quadrifonic Records – 2015

Par Denis Boisvert

 

Vraisemblablement le dernier opus (9ième album en 13 ans) de ces magiciens français qui comme Astérix ont résisté et persisté sur la scène prog française. Par Toutatis quel malheur !

 

On peut dire que les copains ont mis le paquet et nous offre un bijou bien poli et un menu riche et revigorant. Nemo c’est un beau mélange de guitare et de claviers incluant des orgues bien gras, et des mélodies simples sur une construction solide. Du prog classique avec de belles touches rock avec des moments heavy comme le riff du ‘Coma des mortels’. C’est aussi de la guitare délicate, même une cithare surprenante sur Comaïne. Le ‘Train Fantôme’ mène un train d’enfer et vaut le détour pour son solo d’orgue et ses riffs. De superbes envolées de synthé viennent donner la réplique au jeu intense du guitariste. Il faut mentionner le bassiste et le batteur qui font un travail de charpente extraordinaire et apportent une cohésion et un fini de qualité.

 

‘Coma’ la pièce finale regroupe tout ce qu’il y a de mieux de Nemo et termine en beauté et en apothéose. L’album Coma se place dans les meilleurs de leur discographie déjà excellente et on peut seulement espérer qu’il laisse présager qu’un jour Nemo sortira du coma pour revenir réjouir nos oreilles. Ceux qui les suivent seront ravis. Fortement recommandé aux autres.

Cote 4.5/5

 

Pistes:

1. Le Coma des Mortels (11.55)
2. Train Fantôme (9.08)
3. Comaïne (6.04)
4. St Guy (8.25)
5. Tu n'es pas Seul (7.56)
6. Coma (12.40)


M
usiciens:

Jean Pierre Louveton : guitare, voix
Guillaume Fontaine : claviers, voix
Ollivier Long : basse
Jean Baptiste Itier : batterie

QUANTUM FANTAY – Dancing in Limbo – Progressive Promotion Records – 2015

Par Marc Thibeault

 

Space Rock? Techno-Prog? Pourquoi pas! Un croisement de styles Techno, Rock instrumental et contretemps à travers, voilà la recette sur cet album de ce groupe de Belgique. Ce sixième bébé du groupe nous amène en voyage sur ses 4 pièces instrumentales. Surnommé, entre autre, les «OZRIC BELGES», les musiciens ont le vent dans les voiles et nous présente un album tout aussi bon, sinon meilleur, que les précédents.

 

«Nimbo» est, évidemment, très Space Rock. Les synthétiseurs de Pete MUSH nous ramènent aux belles années de TANGERINE DREAM et un peu de NEU! mais avec toujours sa touche originale qui nous fait apprécier d’avantage l’énergie du groupe. Le jeu de guitare de Tom TAS est bien dosé et rehausse encore plus la qualité musicale de cette pièce. «Rimbo» est plus subtile en approche. Plus psychédélique au début, la pièce devient plus Rock, presque Jazz-Rock, le côté électro reprenant plus sa place vers la moitié de la pièce. Puis monsieur TAS s’enflamme sur un solo de guitare passionné avant que les synthétiseurs ne reprennent le contrôle de la pièce! S’en suit quelques solos dynamiques du guitariste et un bout où la flute prend la place. «Cacimbo» est un Électro-Rock. Jazz-Rock avec une touche Techno. Rythmé et entrainant. J’ai des souvenirs de chansons du groupe SPYRO GYRA en l’écoutant. «Limbo» sonne comme une trame sonore d’un film. La guitare ici fait penser à Joe SATRIANI mais le reste est très électronique, très TANGERINE DREAM. Mis à part quelques écarts avec de la flute, les claviers de M.MUSH tapissent la pièce mur à mur. Assez planant !

 

Pour les amateurs de Techno, avec une touche originale ; un peu Prog, un peu Space Rock, un peu Funk, un peu tout, quoi ! Excellent album!

Cote 4 / 5

Pistes

1 – Nimbo   (11:12)

2 – Rimbo    (11:15)

3 – Cacimbo (11:14)

4 – Limbo     (11:14)   

 

Musiciens

Pete MUSH – claviers

Gino BARTOLINI – Percussions, batterie

Jaro – Guitare basse

Tom TAS - Guitares


RENDEZVOUS POINT – Solar Storm – Karisma Records – 2015

Par Louis Hamel

 

RENDEZVOUS POINT est une formation de la Norvège, qui a été formé en 2010, c’est le projet du batteur Baard KOLSTAD (Leprous, Borknager, ICS, Vortex), les quatre autres membres de ce groupe métal progressif sont : Geirmund HANSON au chant, Petter HALLARAKER (ICS, Vortex, Solefald) à la guitare, Nicolai TANGEN sur les claviers et Gunn- Hilde ERSTAD à la basse. Ils se sont rencontrés à l’université ou ils étudiaient la musique rythmique, en 2012, ils se sont fait remarquer lors d’un concert avec l’orchestre symphonique local. « Solar Storm » est le titre de leur première production dont le sujet se concentre sur les relations humaines et le comportement autodestructeur. Sortie le 2 octobre 2015 chez le label Karisma, il contient 7 pièces et a une durée de 43 min. 05.


Dès la première pièce après l’intro plutôt calme, ça débute en lion, j’ai tout de suite pensé à du Porcupine Tree, le chant est intense, le riff de guitare est sec, j’ai eu le même effet lors de mon écoute de la troisième pièce. « Wasteland » et « The Hunger » flirtent avec le style de Opeth des dernières années. La pièce « Mirrors » change le ton de l’album, c’est plus ambiant et la plus longue de l’album avec ces 10 min. 18, pour moi c’est la meilleur. « The Conclusion pt.1 » et « The Conclusion pt.2 » ferme l’album et sur cette suite le synthétiseur est remplacer par du piano, c’est très beau ça donne un effet classique, la seconde partie commence avec du violon, ce qui donne un côté planant sur cette double finale de l’album.

RENDEZVOUS POINT et leur album « Solar Storm » annonce une carrière qui promet. Les musiciens jouent bien la mélodie et les atmosphères qu’on y retrouve tout le long de l’album. La qualité première de cette production est qu’ils ne tombent jamais dans les excès comme le font bien des groupes dans ce style de musique. C’est
un album que je vous le recommande.

Cote 4.5/5

Pistes

1. Through The Solar Storm (4:50)
2. Wasteland (4:58)
3. Para (6:23)
4. The Hunger (7:14)
5. Mirrors (10:18)
6. The Conclusion Pt. 1 (4:48)
7. The Conclusion Pt. 2 (5:54)


Musiciens
Geirmund Hanson / chant
Baard Kolstad / batterie
Petter Hallarater / guitare
Nicolai Tangen Svennaes / claviers
Gunn-Hilde Erstrad / basse

PHI - Waves Over Vienna (Live At DasBach, CD+DVD) – Gentle Art of Music – 2015

Par Richard Hawey

 

Formé en 2006 PHI nous offrent aujourd’hui un premier album live intitulé « Waves Over Vienna » enregistré à DasBach et  publié chez Gentle Art of Music. Déjà auteur de trois album studio bien reçu, le trio nous revient avec cette prestation live. Concernant la musique de PHI, on note un savant mélange de rock progressif et de métal progressif porté par un trio de musiciens assez doué. Le trio est constitué de Markus BRATUSA (Chant, Guitare, Programmation), Arthur DARNHOFER-DEMÁR  (Basse, chants) et  Gabe CRESNAR (Batterie) qui nous présente ici près de 80 minutes de musique. Le groupe ne fait pas les choses à moitié car un DVD accompagne le tout afin de nous permettre d’en profiter au maximum.

 

Tout d'abord le CD, on perçoit rapidement une ambiance et un son propre aux années 80. La musique semble naviguer entre le rock et le grunge, proposant un travail brut et sans aucune forme de dentelle. Entre les moments plutôt accrocheurs, on apprécie aussi des moments plus temporisés où, la guitare offre aux auditeurs de beaux passages techniques. La section rythmique qui est proche du public, distille les sons avec une grande limpidité d'ailleurs, on perçoit parfaitement le travail de chaque élément de la batterie. Cet album offre une expérience brute et un témoignage poignant de ce groupe fortement attractif. Je n’ai pas encore parlé du chant mais ne soyez pas inquiet Markus BRATUSA sait y faire.

 

En ce qui regarde le DVD, il est le pendant visuel du Cd, donc pas de surprise. On peut penser que spectacle a été filmé dans une petite salle car l’ambiance est palpable, d‘ailleurs le public semble participer à la démonstration de PHI. Les prises de vues sur scène sont superbes, surtout les prises de vue au-dessus de la batterie. Nous sommes bien loin de tous ces méga-concerts où l'on voit les acteurs comme des nains, voilà un concert bien monté.


Que dire si ce n'est que vous avez ici un témoignage sonore et visuel à la mesure du talent des musiciens. « Waves Over Vienna (Live At DasBach) » est un coffret surprenant, je me suis réellement laissé emporter par l’énergie des musiciens de PHI. Nos trois amis se sont surpassés, avec un répertoire rempli de vrai bonne musique. Mais attention et pour tous les autres, passer à côté de cet album serait tout simplement une erreur.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Intro (1:20)
2. Cashflow Prayer Answering Machine (4:33)
3. Welcome Tomorrow (8:22)
4. Tune In, Zone Out (4:30)
5. Revolution By Design (5:52)
6. Behind A Veil Of Snow (5:01)
7. Manager of The Year (7:30)
8. Wintersong (6:43)
9. A Clear View (6:55)
10. Exile (5:33)
11. Clouds (3:02)
12. Now The Waves Of Sound Remain (13:12)
13. The Beginning Of The End (7:22)

 

Même liste de titres pour le DVD.


Musiciens

- Markus Bratusa / guitare, chant, programmation
- Arthur Darnhofer-Demàr / basse, chant
- Gabe Cresnar / batterie

 

SEASONAL – Loneliness Manual – Lynx Music – 2015

Par Richard Hawey

 

Le royaume du prog pourrait bien se trouver en Pologne. Cette terre qui abrite plusieurs groupes de renoms comme Riverside et Millenium avec Quidam et Collage qui ont été des figures dominantes de ce style de musique. Mais le progressif polonais ne tient pas qu’à ces quelques noms car une génération de jeunes musiciens leurs poussent dans le dos, eux aussi ont goutés à la potion spéciale qu’est le progressif. Ces petits nouveaux offrent une musique qui est jouée de façon intelligente à partir de compositions inspirées. Aujourd’hui je vous présente le premier, SEASONAL qui est une de ces nouvelles formations qui offre un post rock un peu la façon de Mono ou Mogwai. C'est-à-dire une musique mélancolique que nous laissons entrer dans nos oreilles.

 

Maciej SOCHON est un multiinstrumentiste et son projet initié en 2007 a vu le jour au début de cette année. On se rend vite à l’évidence que ce musicien a goutée à cette potion. Maciej joue tous les instruments et l'image qu'il peint avec sa musique, se colle très bien à notre imaginaire. « Loneliness Manual » a été enregistré sous l'influence d'observations quotidiennes. La musique est une illustration de la vie de tous les jours où les moments de joie sont gâchés par des moments moins heureux, où tout le monde est plus ou moins solitaire et doit compter que sur lui-même. Dans l'ensemble l’atmosphère dépeint est assez sombre. Si nous considérons que presque toutes les compositions sont instrumentales, à l’exception d’une, « To Chase a Dream » qui clos l’album, ce sont les instruments qui créent les atmosphères et de ce fait le compositeur laisse à l’auditeur le choix de ses conclusions. Dans la réalisation de cet album, il se tourne vers les complexes industriels déserts, et c'est ce qui se reflète dans les titres des chansons.

 

Si vous êtes de ceux que la musique fait voyager et qu’en plus votre sensibilité est à un degré élevé, vous serez ravi de découvrir, à votre manière, le monde de Maciej SOCHON. Moi j’ai aimé.

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. Fading Spark (4:55)
2. To keep Yourself together (7:19)
3. Deserted Bus stop (2:49)
4. An exit from modern Society (7:50)
5. Loop (6:18)
6. Experience (4:08)
7. Orchard of Rotten Apples (4:58)
8. To chase a Dream (4:23)
9. Dark Woods (6:37)
10. March of Nobodies (4:07)
11. To chase a Dream (ft.
Vocal Piotr Trypus) 4:23

 

Musiciens

Maciej Sochon – Tous les instruments

 

Invité : Chant sur To Chase a Dream - Piotr Trypus


TIM BOWNESS – Stupid Things That Mean The World –InsideOut (Burning Shed) – 2015

Par Denis Boisvert

Tim Bowness est un véritable artiste.  Sensible, indépendant, poétique et poignant. Reconnu pour sa participation dans le projet conjoint avec Steven Wilson No-Man, Bowness continue une carrière solide et impressionnante. Ce projet solo est en parfaite continuité avec le très bien reçu ‘Abandoned Dancehall Dream’ de 2014.  Le côté Art-Rock l’emporte sur le côté progressif.  Que dire de cet artiste qui côtoie sans complexe les Fripp, Manzarena et Wilson de ce monde.

Stupid Things est une œuvre intime, délicate et sensible.  Les pièces sont courtes mais bien travaillées.  On retrouve une belle variation dans les thèmes et les tempos, on parle donc d’un CD assez éclectique. Il y a une attention au détail et une orchestration de haut niveau grâce entre autre à la contribution d’Andrew Keeling, de formation classique mais aussi un fin connaisseur des compositions de King Crimson. La voix est douce et appariée avec l’instrumentation subtile m’a rappelé des bons moments d’Eno ou des pièces nostalgiques de Bowie.  Ceci étant dit les amateurs de prog rythmé ou symphonique n’y trouveront pas leur compte. J’avoue aussi qu’à la longue l’humeur de l’ensemble fait plus dans le jazz enfumé ou le mélancolique soupirant.

En somme, un CD intime, avec des très jolis passages instrumentaux, quelques moments franchement géniaux, une facture sans reproche et une dose artistique supérieure mais qui ne convient pas à toutes les situations d’écoute et n’a rien d’énergisant. Une cote assez semblable à son prédécesseur ‘ADD’. Les apports des invités donnent plus une impression de caméo.  Un bon album, les amateurs de Bowness seront ravis, les autres devront décider pour eux-mêmes, est-ce que le diable serait dans le détail?

Cote 4 sur 5

Pistes:
1. The Great Electric Teenage Dream (3.58)
2. Sing To Me (5.46)
3. Where You've Always Been (4.07)
4. Stupid Things That Mean The World (3.05)
5. Know That You Were Loved (6.44)
6. Press Reset (3.54)
7. All These Escapes (3.06)
8. Everything You're Not (3.40)
9. Everything But You (1.12)
10. Soft William (1.40)
11. At The End Of The Holiday (4.58)

 

Musiciens:

Tim Bowness: voix, claviers, guitare, programmation


Collaboration : Stephen Bennett- claviers, arrangement, Andrew Keeling- arrangements orchestraux, Michael Bearpark- guitar, Colin Edwin- basse, Peter Hammill-voix,instruments divers, Phil Manzanera -guitare, voix,claviers,Pat Mastelotto- batterie,Anna Phoebe-violon, David Rhodes- guitare, Rhys Marsh- instruments divers

EDDIE MULDER – Dreamcatcher – Oskar Records – 2015

Par Richard Hawey

 

Si vous ne connaissez pas Eddie MULDER, le guitariste, vous ne connaissez probablement pas TRION, FLAMBOROUGH HEAD ou LEAP DAY. Ce musicien de renom a fait sa marque en développant un son très personnel avec les groupes mentionnés. Comme plusieurs guitaristes, Steve Hackett ou Anthony Philips, il nous offre aujourd’hui un album acoustique, je dirais même quasi classique. Le titre « Dreamcatcher » reflète très bien le contenu de cet album. Il est accompagné de ses amis  musiciens sur certaines pièces comme Derk Evert WAALKENS (Claviers) sur « Humble Origin », Edo SPANNINGA (Claviers) sur « Long Ago », Barren Lands » et « Waves », Gerd Van ENGELENBURG (Claviers) sur « Symbiosis » et « Tenderly », enfin  Margriet BOOMSMA (Flûte) sur « Questions » et « Barren Lands ».


Délaissant les envolées de guitare à la Pink Floyd qui caractérisaient son style au sein des formations précitées, Eddie se fait plus intimiste en nous livrant des pièces dans une manière très proche d’Anthony Philips : accompagné de discrètes touches de claviers par les complices des groupes précités, il développe de jolies mélodies à la guitare acoustique, procédant par de lentes dérives de thème mélancoliques et délicats. La comparaison avec Anthony Philips s’arrête là car il m’est difficile d’aller plus loin, les deux artistes étant bien différents. L’album pourrait paraitre monotone pour certain, surtout pour ceux qui s’attendent à écouter des variations des groupes nommés en début de chronique. Eddy MULDER a voulu faire différent et il a réussi car si l’auditeur recherche un album relaxant, il le trouvera en « Dreamcatcher ». Je vous rassure, l’album n’est pas désagréable du tout, l’écoute se fait sans anicroche. Il vous sera facile d’ouvrir votre livre préféré et de vous y concentrer tout en vous délectant des guitares souvent acoustiques, des claviers et de la flûte. À noter que les deux titres en bonus,  « Humble Origin » vient de l’album « Skylge’s Lair » de Leap Day et « Wandering » qui est tiré du dernier Cd de Trion « Funfair Fantasy ». Tous les pièces ont été composées par Eddie MULDER à l’exception de « Symbiosis » et « Tenderly » qui sont l’œuvre de Gerd Van ENGELENBURG et Eddie MULDER.

 

Finement enregistré, « Dreamcatcher » développe un environnement propice à la relaxation et au voyage intérieur.

Cote 3.5/5

 

Pistes

01. Barren Lands - 05:25

02. Symbiosis - 03:40

03. Feelin Good - 03:59

04. Forgotten Lines - 02:34

05. Tenderly - 04:11

06. Hurry Up - 03:12

07. Long Ago - 03:36

08. Questions - 04:16

09. Dreamcatcher - 04:07

10. Go With The Flow - 03:14

11. Waves - 10:08

12. Sorrox - 03:38

13. Humble Origin - 01:42 (Bonus) 

14. Wanderning - 02:15 (Bonus)

Musiciens

Derk Evert Waalkens (Claviers)

Eddie Mulder (Guitares / Basse)

Edo Spanninga (Claviers)

Gerd Van Engelengburg  (claviers)

Margriet Bbomsma (Flûte)

WE ARE KIN – Pandora – 2014 – Bad Elephant Music

Par Marc Thibeault

 

Pandora est le premier album de WE ARE KIN. Gary BOAST (batterie / percussions) & Dan ZAMBAS (guitares / chant) se sont rencontrés en 2011 lorsqu’ils furent embauchés comme musiciens accompagnateurs pour jouer avec le duo Pop THE RECLUSIVE BARCLAY BROTHERS. Ils ont découvert qu’ils partageaient tous deux une passion pour le Prog. Après avoir formé un groupe de musiciens pour réaliser leur rêve, ils ont finis par redevenir un duo en 2013 et se sont remis au travail pour mieux définir leur son. Avec des influences d’un peu partout, ce duo de Manchester en Angleterre font depuis des compositions Prog de façon à remplir leur besoin en cette musique.

«Home Sweet Home» débute l’album en douceur. Le chant de Hannah COTTERILL sur cette pièce fait penser un peu à celle de la chanteuse du groupe norvégien WHITE WILLOW Sara TRONDAL. «Let Me In» débute avec un style un peu Électro. La voix du chanteur est comme celle du chanteur de RPWL Yogi Lang. La pièce ressemble d’ailleurs un peu au populaire groupe allemand. «Soul», avec son piano & sa guitare plein d’écho nous amène dans l’univers de BJÖRK. Même la voix de Mme COTTERILL ressemble à celle de la chanteuse islandaise. Jolie. «The Speech» explique en anglais la raison de la convocation de ses membres selon le concept de l’album. Sans compréhension de l’anglais, cette pièce de piano ne veut presque rien dire. «The Hard Decision» débute avec ce qui fait penser à l’ALAN PARSONS PROJECT des belles années. Le milieu me fait penser un peu à AYREON avant de revenir sur le style du début. «Without Them», avec son intro au piano et une guitare électrique en arrière-plan, fait un peu mystérieux. Puis la pièce prend une tangente plus lourde avec un petit côté Floydien lors des refrains. Plaisant. «Tides Of Midnight» fait encore une fois penser à BJÖRK par son style. Ici c’est Lauren SMITH qui se prête au jeu. «Faith» est une pièce instrumentale qui semble inspirer l’espoir. Le changement soudain vers 01 :30 dans la pièce est puissant. Efficace. «The Algorythm» me fait penser à «Who Dunnit?» de l’album Abacab du groupe GENESIS, mais avec des textures musical plus riches. Puis tout change à environ 03 :20 : presque 2 minutes de solo de piano avant de revenir comme au début. J’aime toujours les contretemps utilisés de la  façon qu’ils l’ont fait ici. Avec un style Rock-Electro, «Weight Of The World» nous fait sentir le «poids du monde» par la voix désemparé à la Roger WATERS du chanteur, même lorsque la musique devient plus lourde. «The End» est la même musique que sur «Weight Of The World», mais à la guitare acoustique & au piano. On a l’impression d’entendre une variante de la chanson «Mother» du groupe PINK FLOYD pendant les premières 03 :41 de la pièce. Restent les 2 dernières minutes qui sonnent plus original et qui sauve la mise. «The Door» est chantée par Lauren SMITH. Le style plus varié de cette pièce me fait penser au groupe IZZ ou même quelques pièces de Kate BUSH. J’aime bien.

J’aime «Breathe Out» pour toutes sortes de raisons. Le premier 03 :30 est une splendide pièce instrumentale. Puis, après un silence d’environ 30 secondes, un bruit de statique se fait entendre, comme sur un vieux long-jeu ou un radio-émetteur, pendant 2 minutes. Une voix se fait ensuite entendre au-dessus d’une sirène de bombardement, expliquant à d’autres quoi faire pour sauver sa peau. On le perd graduellement à travers un bruit bizarre tandis que la sirène résonne toujours à l’arrière.

Un album avec des styles variés, le chant masculin ou féminin apportant plus à leurs chansons appropriées. Un bon premier album pour M. BOAST & ZAMBAS.

Pandora

Cote: 4/ 5

 

Titres

1. Home Sweet Home - 03:28
2. Let Me In - 0
6:09
3. Soul - 04:54
4. The Speech - 03:17
5. The Hard Decision - 07:15
6. Without Them - 04:39
7. Tides Of Midnight - 04:54
8. Faith - 02:43
9. The Algorythm - 07:06

10. Weight Of The World - 06:43

11. The End - 05:41

12. The Door – 07:44

13. Breathe Out – 08:22

 

 

Musiciens:

- Daniel Zambas – Chant / Guitares / Claviers

- Gary Boast – Batterie / Percussions

- Dave Hopkinson – Guitare Basse

- Adam McCann - Guitares / Claviers

- Hannah Cotterill - Chant

- Lauren Smith - Chant


PROJECT PATCHWORK – Tales From A Hidden Dream – Progressive Promotion Records 2015

Par Richard Hawey

 

PROJECT PATCHWORK est un rêve d’enfance de Gerd ALBERS, qui est batteur d’un groupe allemand de reprises rock, ce rêve est celui de composer un album où l’on retrouverait plusieurs chanteurs et musiciens, en fait il y en a près de 40. Cette vision lui a pris huit années de sa vie à concrétiser pour en arriver à ‘Tales From a Hidden Dream’. Cet album pose un regard blasé sur la société actuelle mais garde tout de même un certain espoir. Si je fais un parallèle avec la technique de couture qui  consiste à assembler des morceaux de tissus très différents pour constituer une pièce complète, c’est exactement l’effet que produit cet album avec neufs morceaux qui explorent des horizons sonores relativement variés : rock classique, métal, funky, progressif, acoustique, symphonique et j’en passe. De plus le grand nombre de musiciens, chanteurs et chanteuses connus ou non font en sorte d’ajouter des couleurs différentes sans que la ligne directrice ne soit brisée. Parmi les musiciens les plus connus on retrouve Kalle WALLNER (RPWL), Marek ARNOLD (Seven Steps to the Green Door, Toxic Smile) et Martin SCHNELLA (Flaming Row).

 
Si l’on veut faire un rapprochement côté sonorité, il faut penser à Ayreon et bien sur aux groupes nommés plus tôt. « Beginning », le premier instrumental que vous entendrez, ouvre l’album au piano, claviers et saxophone de merveilleuse manière. Puis ça devient sérieux avec « Oblivion Things », pièce en quatre actes qui approche le quart d’heure. Ce titre à lui seul vaut l’achat. Il
nous propose un néo-progressif floydien, alternant les voix masculines et féminines, ces dernières étant particulièrement attrayantes. Et puis brutalement, l'ensemble se mue en un rock métallique musclé, avant de s'achever par une ambiance acoustique/médiévale bien servie là encore par la voix au charme indéniable de Claudia KETTLER. « The Turning Point » est plus hard rock 70’s, avec ses guitares débridées et claviers à la ARENA. Il faut souligner la présence d’une chorale sur « Elysium », qui est en soi un tour de force. « Land Of Hope And Honour » nous amène sur les terres d’Irlande avec quelques arômes à la Mostly Autumn.  « Not Yet » est un autre où les guitares déchirent. Une seule pièce est chantée en allemand, « Every End Is A Begining/bau' Dir Ein Schloss » et ce par Magdalena SOJKA qui a également écrit les paroles. Il s’agit d’une jolie chanson pop acoustique avec une guitare qui peut vous rappeler Steve Rothery. « Oblivion Things » est la reprise instrumentale, au piano à queue, de la dernière partie de « Oblivion ». Une pièce un peu mélo avec une belle orchestration que l’on doit à Andreas Wimmer. Enfin, après un petit délire entre Peter et Gerd, nous atteignons le grand format, « Incomprehensible », est une démo de 18 minutes composé en 2009 par Gerd ALBERS.  C’est Kalle WALLNER de RPWL, ouvre le bal sur un solo nerveux. Un titre divisé en quatre parties, le morceau ne rivalise pas avec ‘Oblivion’, surtout pour la production, mais s’achève par un nouveau solo de guitare vraiment sublime d’Oliver HANF.

 

PROJECT PATCHWORK parvient à répandre entre les oreilles une certaine fraîcheur bien agréable qui fait que l'on ne voit pas le temps passer. A grands coups de mélodies et d'accompagnements majestueux, de voix féminines captivantes et de solos de guitare lumineux, « Tales From A Hidden Dream » vous surprendra assurément.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Beginning (3:58)

2. Oblivion Things (13:24)

3. The Turning Point (6:55)

4. Elysium (00:51)

5. Land Of Hope And Honour (5:14)

6. Not Yet (5:10)

7. Every End Is A Beginning (Bau' Dir Ein Schloss) (6:16)

8. Oblivion Things (reprise) (3:25)

9. Incomprehensible (demo) (17:51)

 

Musiciens

Jessica Schmalle (Chant), André Müller (Chant), Andreas Wimmer (Programmations), Claudia Kettler (Chant), Claudia Orth (Flûte), David M. Scholtz (Guitares), Frank Göbel (Guitares), Gerd Albers (Guitares / Basse / Claviers / Batterie / "the Brain"), Johannes Hahn (Claviers), Jost Halenta (Basse), Kalle Wallner (Guitares), Kay Ernst (Guitares), Kreuz & Quer (Chorale), Lars Begerow (Chant), Magdalena Sojka (Chant), Marek Arnold (Claviers / Saxophones), Markus Schüttler (Basse), Martin Schnella (Guitares), Matthias Becker (Basse), Melanie Nocon (Chant), Michael Ettema (Guitares), Olaf Kobbe (Chant), Oliver Hanf (Guitares), Stefan Mageney (Chant), Thomas Orth (Piano, Direction De Choeur), Volker Wichmann (Claviers), Yossi Sassi (Guitares / Bouzouki)


DRIFTING SUN – Trip the Life Fantastic – Auto production – 2015

Par Richard Hawey

 

DRIFTING SUN a subi de nombreuses métamorphoses au cours des ans. La première est venu avec leur premier album paru en 1996.  Leur deuxième avec leur second « On The Rebound » sorti deux ans plus tard avec un groupe complètement différent. La seule constante a été le membre fondateur Pat SANDERS. DRIFTING SUN a ensuite disparu de la scène musicale jusqu'à ce que Pat réanime de nouveau le groupe avec un tout nouveau line-up. Je débuterai le détail de cette nouvelle cuvée avec Peter FALCONER (chant), Dan STOREY (guitares, basse), Will JONES (batterie), Pat SANDERS (claviers) et Andrew HOWARD (guitares supplémentaires). Il a fallu un an et demi pour enregistrer ce nouvel album qui a été réalisé dans des studios au Royaume-Uni et au Canada.

 

À l'écoute de l'album il est clair que le groupe sait comment créer une chanson. La pièce titre  « Trip the Life Fantastic » ouvre l'album avec le piano et le chant de Peter. Elle se remplit avec les autres instruments durant la première moitié de la chanson, tandis que dans la seconde moitié c’est la guitare qui prédomine,  jusqu'au retour du piano. C’est sensiblement la même chose sur la chanson « Five Ever », mais c’est principalement le piano et les synthés qui mènent. Dans un autre registre « The Wizard » est plus du style  plus rock à cause du jeu de la guitare et du chant toujours excellent. « Tormented » avec son ouverture à la guitare et les claviers qui garnissent cette section porte bien son nom. Le jeu de guitare pourra, pour certains rappeler la guitare de Pendragon. « Lady Night » et « Last Supper » sont les deux pistes les plus longues. Le premier offre un très bon chant avec des claviers et une guitare d’excellentes factures, j’aime beaucoup cette chanson. De son côté « Last Supper » est plus symphonique, claviers enveloppants, très court passage de guitare acoustique puis l’orgue et la guitare électrique s’ajoutent pour modifier l’allure de la chanson à quelque chose de plus rock sans toutefois débordé, les amateurs de claviers et de guitare seront servis à souhait. Je veux aussi vous parlez des titres instrumentaux plus courts qui se présentent comme des interludes à ceux plus longs et qui modifient avantageusement l’allure de l’album. « Peach Blossoms » et « Sunsets » pour commencer, ils offrent un style plus classique, guitare électrique lancinante et piano léger tandis que la seconde propose une guitare acoustique et le piano. Sur « Ode of Nevermind » c’est une guitare classique qui caressera vos oreilles. Avec « XXX Forever », c’est la belle mélodie menée par le piano et la guitare délicate qui s’insère judicieusement. Donc il vous faut écouter tout l’album pour profiter de chaque moment.

 

En résumé, « Trip the Life Fantastic » n’est pas l’album qui renouvèlera le monde du rock progressif, toutefois c’est le genre de composition qui charmera les fans de néo bien fait. Les influences vintages sont présentent comme celles plus modernes de groupes comme Marillion ou Pendragon. Le chant de Peter FALCONER, les claviers de Pat SANDERS et le jeu de Dan STOREY à la guitare et à la basse sont trois éléments qui sauront attirés votre attention. Il vous faut découvrir cet album.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Trip The Life Fantastic (6:22)
2. Peach Blossoms (2:00)
3. The Wizard (6:34)
4. Sunsets (2:42)
5. Lady Night (7:53)
6. Ode To Nevermind (2:15)
7. Five Ever (8:33)
8. XXX Forever (2:32)
9. Tormented (4:37)
10.
Last Supper (9:35)

 

Musiciens

- Dan Storey / guitares, basse
- Will Jones / batterie
- Pat Sanders/ claviers
- Pete Falconer / chant
- Andrew Howard / seconde guitare  


IZZ - Everlasting Instant – Radiant Records - 2015

Par Marc Thibeault

 

J’ai eu le privilège de voir IZZ à chaque fois que le groupe est venu à Québec et je n’ai jamais été déçu. À l’image de leurs spectacles, chaque album que les New Yorkais ont fait est une création où leur talent et leur savoir-faire nous surprend et nous fait apprécier la musique qu’ils font. «Everlasting Instant» ne fait pas exception à la règle, bien au contraire! Il répond autant sinon plus aux attentes que j’avais! 3ième album concept de la trilogie après The Darkened Room (2009) & Crush Of Night (2012), il est, à mon avis, le moins sombre des trois.

 

Est-ce moi ou il y a un petit quelque chose de plus dans cet album?? Plus de voix féminine, les styles musicaux sont plus homogènes, la fluidité d’une chanson à l’autre est telle qu’on passe à travers des 59 :15 de l’album sans s’en rendre compte! C’est comme si les frères TOM & JOHN GALGANO et le guitariste PAUL BREMMER ont laissé paraître un peu plus leurs influences tout en y injectant leur «sauce» IZZ. En tout cas, moi j’aime! Accrocheuse et invitante, on se fait embarquer dans l’aventure IZZ dès les premiers accords de « Own The Mystery», qui s’enchainent à «Every Minute» & «Start Again». «If It’s True» nous change un peu de décor avec la belle voix de LAURA MEADE. «The Three Seers» me rappelle le style de quelques chansons de Crosby, Stills & Nash. «The Everlasting Instant », «Keep Away» & «Can’t Feel The Earth, Part IV» nous ramène en plein dans le monde IZZ!  «Illuminata» a un petit quelque chose de mystique qui vient me chercher en dedans.

 

Un très bon album qui clôt de superbe façon cette trilogie. À se procurer sans faute!

Cote: 4.5/5

 

Musiciens

Tom Galgano – voix, clavier

John Galgano – voix, guitare basse, claviers

Paul Bremner - guitares

Greg DiMiceli – batterie acoustique & percussions

Brian Coralian – batterie acoustique & electronique, percussion

Anmarie Byrnes - voix

Laura Meade - voix

 

Pistes

1. Own the Mystery (6:44)
2. Every Minute (1:44)
3. Start Again (7:44)
4. If It's True (3:20)
5. The Three Seers (4:40)
6. The Everlasting Instant (5:17)
7. Keep Away (6:47)
8. Can't Feel the Earth, Part IV (5:36)
9. Illuminata (5:30)
10. Sincerest Life (6:59)
11. Like a Straight Line (5:21)

 


BOX OF SHAMANS – Belief and Illusion – 10T- 2015

Par Richard Hawey

 

Nouveau projet musical articulé autour des musiciens du groupe américain HELIOPOLIS, qui nous avait gratifiés d'un album en septembre 2014. Le groupe se compose du multi-instrumentiste Michael MATIER (Heliopolis, Ten Jinn), du chanteur Scott JONES (Heliopolis, Rocket Scientists) et du batteur et virtuose Jerry BELLER (Heliopolis, Mars Hollow), qui vont vous proposer une fusion unique entre divers courants musicaux, alliant un progressif moderne à des ambiances rappelant de nombreux groupes légendaires du passé.


Entre psychédélisme et progressif, l'album s'ouvre sur une entrée plutôt vintage puis le chant de Scott nous entraine vers des passages plus acoustiques. Cette alternance de moments plus rock et de moments plus calmes, aiguise nos sens vu la recherche musicale proposée. La ballade pop rock fait ici bon ménage avec un rock progressif quelque peu boosté, teinte parfois seventies. Des sons futuristes côtoient des sons plus anciens, au sein d'une même composition, et ce, pour un amalgame fort attractif. S'ensuit une ballade proche des années 70, avec des harmonies vocales d'une grande pureté qui accompagnent une orchestration classique. Retour vers un progressif enjoué où, batterie, basse et synthés, font la course à la victoire dans un nouveau morceau hors du temps. Telle de la science-fiction musicale, nos trois compères voyagent à travers les époques et les galaxies sans aucune difficulté. Parfois déstabilisant, la musique de cet opus propose cependant quelques beaux passages où harmonies vocales et chant de qualité, nous bercent le cœur. Malgré tout, les musiciens ont délibérément choisi de nous embrouiller avec cette musique touche à tout où, les courants musicaux défilent devant nos yeux tel un kaléidoscope sonore. Des harmonies vocales proches des Beatles ou des Beach Boys s'intègrent au sein d'un rock souvent complexe, et parfois difficile à traduire pour le néophyte. Ce qu'il faut reconnaître, c'est que nos amis ne manquent pas d'inspiration avec un esprit de recherche poussé à son paroxysme.


Plus attractif que l'album d'Heliopolis sorti en 2014, le projet BOX OF SHAMANS offre ici une vraie découverte où, les protagonistes ont su aller chercher des idées sortant des sentiers battus. Associant de belles harmonies vocales à divers courants musicaux de diverses époques, les musiciens ont su attiser notre envie d'y trouver quelque chose de particulier. Innovant, intriguant et surtout intéressant à écouter, ce projet mérite toute votre attention. Alors n'hésitez pas à l'écouter
!

Cote 4/5

 

Pistes

1. Belief

2. All For You

3. Optical Delusion

4. Circumstances Divide

5. The Search

6. May Daze

7. Intruder

8. Tune In

9. An Illusory Ploy

 

Musiciens

Michael Matier – Tous les instruments

Jerry Beller – Batterie

Scott Jones - Chant


ALCO FRISBASS – Alco Frisbass – Fading Records 2015

Par Richard Hawey

 

ALCO FRISBASS est une nouvelle formation, je devrais dire un nouveau duo français formé par deux amis, Fabrice CHOUETTE (claviers, guitares, voix, enregistreur, sifflets, percussions) et Patrick DUFOUR (Fender Rhodes, claviers, programmation, carillons). Leur musique vole allègrement entre Canterbury, jazz, rio et progressif. Ce projet instrumental est sorti en janvier dernier chez Fading Records. Six titres de belle durée qui vous entraînent dans des univers riches et accessibles. Ils sont accompagnés par trois autres artistes très bien connus: Thierry PAYSSAN (Sigma, mellotron), Jacob Holm LUPO (Guitares) et Archimède De MARTINI (Violon). Guitares, claviers, violon, mellotron, Fender Rhodes, ALCO FRISBASS regorge de sonorités diverses. À tout cela il faut ajouter la présence remarquée d’Udi KOOMRAN au master et Paolo « Ske » BOTTA au mixage qui sont une valeur rajoutée.

 

Personnellement je n’avais pas d’attente précise sur cet album mais dès la première écoute mes oreilles se sont dressées. Les amoureux des claviers seront comblés car l'ensemble de l’album nous montre un usage intense de ces instruments avec quelques solos remarquables. Le piano Fender Rhodes commence « La Suspension Ethéréenne », une belle piste où le violon se démarque, le tout agrémenté de changements de tempo et une multitude de sonorités de clavier, y compris le mellotron. « Pas A Pas » est une autre excellente piste progressive qui maintient son intensité tout au long. L'orgue et le violon offre des sonorités assez sombre et lourdes. « Induction Magnétique » offre une tranche de symphonisme mélodique avec une rythmique charmante et un jeu d’orgue exceptionnel et la présence du mellotron toujours appréciée. Il y a aussi les voix qui s’ajoutent pour donner une autre très bonne pièce. « La Danse du Pantin » offre un moulage sensiblement semblable au titre précédent, surtout en raison de la rythmique. Le jeu des synthés et de l’orgue sont encore excellent. Vient ensuite « Escamotage » qui est la piste la plus longue à plus de douze minutes. Les claviers et le violon s’en donne à cœur joie sans s’essouffler. La guitare fait une présence remarquée et très à propos. « Judith Coupeuse de Tête » termine l'album sur une note plus douce avec des orchestrations magnifiques bien que les claviers sonnent plus intenses au fur et à mesure que la pièce avance.

 

Les fans de la scène Canterbury et du rock symphonique doivent savoir qu’il y a un nouveau joueur, ALCO FRISBASS offre un album instrumental tout à fait délectable, comestible et intelligent. Régalez-vous mesdames et messieurs.

Cote 4/5

 

Pistes

1. La Suspension Ethéréenne (10:29)
2. Pas A Pas (6:42)
3. Induction Magnétique (9:06)
4. La Danse du Pantin (7:38)
5. Escamotage (12:14)
6. Judith Coupeuse de Tête (9:04)

 

Musiciens

Fabrice "Chfab" Chouette: Claviers, guitares, voix, recorder, sifflement, percussions
Patrick "Paskinel" Dufour: Fender Rhodes, claviers, programmation, carillons

Invités spéciaux:
Thierry Payssan: Sigma solos et mellotron (final) "Judith Coupeuse de Tête"
Jacob Holm Lupo: guitares "La Suspension Éthéréenne" et "Judith Coupeuse de Tête"
Archimede De Martini: violon solos "La Suspension Éthéréenne", "Pas a Pas"..., "Escamotage"

 

HASSE FRÖBERG MUSICAL COMPANION – HFMC– Glassville Records - 2015 

Par Denis Boisvert

 

Hasse FRÖBERG guitariste et vocaliste connu de Flower Kings nous offre avec ses acolytes (déjà) un troisième album. Basé sur les envolées symphoniques habituelles mais avec un ton décidément plus rock l’album risque de plaire à plusieurs.  Solidement construit autour du thème du changement et du temps on se sent dès les premiers tics-tocs emporté par ses belles mélodies, cette maturité et ce son prog scandinave qui a probablement sauver le genre dans ses moments d’égarements.

 

Bien balancé, superbement enregistré et rendu avec conviction et émotion, on a un album bien tourné et ultimement plaisant à l’oreille.  Hasse a vraiment une très belle voix qui se marie au style rock.  La dialectique guitares-clavier est juste et complémentaire. Le claviériste HARALDSSON nous offre des soli délicieux et des sonorités riches. J’ai bien apprécié la variété des morceaux aussi. De jolies ballades, des pièces plus musclées, dont trois faisant plus de 10 minutes nous campent carrément dans le prog.  On verra des influences TFK bien sûr, mais aussi du Yes, Genesis et Pink Floyd mais aussi du rock classique par petits moments. J’ai bien aimé ‘Can’t Stop the Clock’. ‘Pages’ est une pièce de dentelle mariant TFK et Selling England by the Pound. J’ai moins aimé ‘Someone Else’s Fault’ un peu facile.

 

Selon moins un album qui sera réécouté et restera satisfaisant comme un bon spaghetti. Un must si vous aimez TFK. Les nuances instrumentales, l’humeur enjouée, et la qualité musicale sont hors pair. Probablement leur meilleur effort à date.

Cote 4/5

 

Pistes:

1. Seconds (1:47)
2. Can't Stop the Clock (7:22)
3. Everything Can Change (5:13)
4. Pages (15:23)
5. Genius (5:48)
6. In the Warmth of the Evening (10:42)
7. Something Worth Dying For (5:31)
8. Someone Else's Fault (10:14)
9. Minutes (1:08)

 

Musiciens:

Hasse Fröberg: voix, guitare
Anton Lindsjö: guitare
Ola Strandberg: batterie
Kjell Haraldsson: claviers
Thomas Thomsson: basse


HOMINIDO – Estirpe Litica –Autoproduction - 2014 

Par Denis Boisvert

 

Voici un CD qui ne laisse pas indifférent. La ‘race de pierre’ tient ses promesses.  Hominido est issu des cendres d’un autre groupe chilien qui avait fait sa marque ‘La Desooorden’. Plusieurs particularités, la guitare mène le bal, les rythmes sont envoûtants et entraînant. La voix riche et puissante de Valenzuela est immanquable. On chante en espagnol et c’est très naturel.  Des soupçons latins sont présents dans les percussions et la guitare ‘Viva Carlos Santana!’. Comme la thématique parle de roches/pierres il y a un côté ‘lourd’ :) . 

 

La collection des morceaux offre une belle variété et ne cesse de surprendre. On remarquera la basse tapageuse par moments et les belles distorsions et les chops de guitare de Carcamo qui nous pointent vers le prog un peu métallique mais plus dans le sens de musclé que de ‘Doom’ (ex Riverside).  Mera le batteur est un bourreau et son rôle est essentiel. On retrouvera des petites liaisons charmantes (didgeridoo, bombarde et eau courante) de même que du violon et de la trompette en appoint. Les claviers sont plus pour l’atmosphère car le trio classique batterie, basse et guitare mène le bal de main de maître.  Toutes les pièces sont originales. J’ai aimé ‘Desde las Cumbres al Mar’, Simun, la touche Indienne surprise de ‘Shalagram Shila’ et le puissant ‘Magma’.

 

Faire un album rock sur les roches, fallait le faire! Sans blague, un CD musclé, qui vous donnera le goût de bouger et qui meublera vos vendredis après le travail. Un coup de cœur.

Cote 4.5 sur 5

 

Pistes:

1. Simún (6:05)
2. Ciudades de Piedra (5:21)
3. Insano Devenir (4:58)
4. Desde las Cumbres al Mar (5:00)
5. Shalagram Shila (7:16)
6. Eterno Retorno (8:44)
7. Cabeza de Piedra (4:30)
8. Mi roca interna (3:57)
9. Adoquines Queretanos (5:12)
10. Estirpe Litica (6:35)
11. Salar (3:31)
12. Magma (8:26)

 

Musiciens:

Francisco Martín: basse
Rodrigo González Mera : batterie, percussion
Pablo Cárcamo : guitare, clavier
Eliana Valenzuela : voix
Invités :  Cristopher Hernández :trompette et Benjamín Ruz : violon

ARGOS – A Seasonal Affair – Progressive Promotion Records 2015

Par Richard Hawey

 

ARGOS est un groupe de rock progressif de quatre musiciens formé en 2005. Le fondateur, Thomas KLARMANN est un musicien chevronné qui a fait parti de différents groupes depuis les années 70. Il s’est adjoint le claviériste chanteur Robert GOZON (Superdrama) et le batteur Ulf JACOBS. Leur premier album sort en 2009 et il est suivi de « Circles » en 2010. Rico FLORCZAK (guitares électriques et acoustiques) rejoint le groupe ce qui nous donne l’excellent  « Cruel Symmetry ». ARGOS est de retour en  2015 avec un nouvel album intitulé « A Seasonal Affair ». Cet album qui devait sortir l’automne dernier a été reportée et est finalement paru le 13 mars sur le label Progressive Promotion Records.  D’ailleurs je vous invite à lire l’entrevue que Profil a réalisée avec Thomas KLARMANN dont voici le lien.

 

L’album débute avec "Vanishing" et "Divergence" qui démarre ce nouvel opus dans une ambiance qui se rapproche d'un certain David Bowie par exemple, l'orchestration est simple mais efficace, écoutez le court solo de guitare de Rico Florczak sur "Vanishing".  On flirte aussi avec  certains précurseurs du progressif comme King Crimson ou Van Der Graaf Generator. "Silent Corner" nous ramène dans l’atmosphère génésienne. A ce stade, c'est déjà un réel plaisir de parcourir les plages de cette nouvelle production discographique avec bien sûr, de nombreux solos de guitare et de claviers. Ajoutons encore et pour ce seul morceau, des relents de Camel, et ce, grâce à l'introduction de la flûte. Une composition qui résume à elle seule, la démarche créative de ces musiciens! "Silver and Gold" résolument plus funk, nous ramène dans l’esprit du début de cet album, avec toujours ce petit côté David Bowie.

 

"Lifeboats" avec son chant théâtral et son piano classique, reste dans cet esprit des fondements du rock progressif de Genesis. Le travail aux claviers et à la guitare est toujours aussi impressionnant que sur l’album « Cruel Simmetry »! Place cette fois à l'épique "Not in this Picture" divisé en quatre parties, qui coure sur plus de 12 minutes. C'est une ballade acoustique qui ouvre cette longue plage puis, le tempo se fait plus progressif et plus enjoué. On perçoit ici les traces de nombreux groupes mythiques, et ce, de plusieurs époques passant des seventies au néo-progressif. Le tempo oscille à tout moment entre le calme et l'explosion de sons, dans une composition présentant en quelque sorte une vitrine du savoir-faire de ce groupe. "A Seasonal Affair" oscille entre un Genesis et un Camel, offre une nouvelle fois un travail exemplaire aux claviers et à la guitare. "Forbidden City" et "Stormland" restent fidèles à la philosophie du groupe. Il me reste à vous parler des deux bonus-tracks reprenant d'anciennes compositions revisitées où, on garde le cap avec un résultat largement au-dessus de la moyenne.

 

Il faut rendre à ARGOS ce qu’il lui revient de droit, un album quasi parfait qui offre des compositions de grande qualité. Le groupe reste fidèle à sa philosophie et continue sa démarche créative avec des musiciens au sommet de leur art. « A Seasonal Affair » se place déjà haut dans mon top 10 pour 2015. 

Cote 4.5/5

 

Pistes

1. Vanishing 3:41

2. Divergence  4:10

3. Silent Corner  6:34

4. Silver and Gold  4:34

5. Lifeboats 6:02

6. Not in this Picture: 12:34

7. A seasonal Affair 4:21

8. Forbidden City 5:18

9. Stormland 6:18

Bonus Tracks: 

10. Black Cat (Nouvelle version 2015) 3:39 

11. Killer (Nouvelle version 2015) 4:40

 

Musiciens

- Thomas Klarmann / Basse, Flute, Claviers, Guitares, Chant
- Robert Gozon / Chant, Claviers, Guitares
- Ulf Jacobs / Batterie, Percussion, Chant
- Rico Florczak / Guitares

Guest musicians:
- Andy Tillison (The Tangent) / Claviers
- Marek Arnold (Toxic Smile, United Progressive Fraternity,Seven Steps to the Green Door) / Sax
- Thilo Brauss (Superdrama) / Claviers                                                                  

POSTO BLOCCO 19  - Motivi di Sempre - Lizard Records - 2015

Par Philippe André

 

Premier disque pour POSTO BLOCCO 19un  nouvogroupitalien qui existe depuis 1981 !!! Et petit disque, du moins en terme de minutage, puisque nous avons ici moins de trente cinq minutes de musique !!!! Pour les spécialistes du rock progressif italien, il convient de signaler que la formation parmesane a donné de nombreux concerts ces cinq dernières années avec le célébrissime Bernardo LANZETTI, chanteur d'ACQUA FRAGILE puis de PREMIATA FORNERIA MARCONI. Dire que cet album passe comme une lettre à la poste, vous allez dire que je me moque ? Pas du tout car la traduction littérale du nom du groupe est "Placer le bloc", rien à voir avec la poste donc !

 

Après cet aparté, passons à la musique et tentons de discerner à quoi ou plutot à qui pourrait ressembler POSTO BLOCCO 19? Globalement à la frange transalpine que je pourrais qualifier de "vieil italien" sans que cela soit nullement péjoratif. Citons entre autres IL CASTELLO DI ATLANTE ou en remontant plus loin dans le temps CONSORZIO ACQUA POTABILE, ces comparaisons étant juste là pour vous guider. POSTO BLOCCO 19a un petit plus qui s'entend dès le titre d'ouverture avec la présence d'un batteur et d'un percussionniste (qui sont frères qui plus est) le tout évoluant sous la guitare véloce de Raimondo FANTUZZI. Le chant de ce dernier n'est par ailleurs pas irréprochable par la suite ("E la Musica Va"). Les claviers de Graziano DE PALMA sont utilisés de façon très classique avec le moog en vedette, un orgue gorgé de soleil ("All Alba dal Giorno Dopo"), assez peu de piano sur l'ensemble de l'oeuvre, quelques touches de mellotron apparaissent ici et là comme dans le titre conclusif qui est pourtant loin d'être mon préféré......

 

Le meilleur titre de l'album, celui qui devrait plaire à la majorité de notre lectorat est le troisième, déjà cité où chaque instrumentiste nous montre tour à tour son talent, un morceau ancien et moderne à la fois porté par le double chant féminin de Francesca CAMPAGNA et masculin. "Scandendo il Tempo" est quant à lui fortement influencé et réminiscent de ce qu'à pu produire le quintet sicilien CONQUEROR dans ses deux premiers albums de 2003 et 2005.


Rien fondamentalement n'est à jeter dans ce court opus, qui s'il ne révolutionnera pas le genre, s'avère bien agréable à écouter..........de temps en temps.

Cote : 3/5

 

Pistes :

01. A un Passo dal Cielo part one (4:06)

02. E la Musica Va (5:12)

03. All Alba dal Giorno Dopo (6:47)

04. Scandendo il Tempo (7:01)

05. A un Passo dal Cielo part two (4:48)

Bonus track : L'Ultima Acqua – (7:20) master 2014 avec

 

Musiciens :

Raimondo Fantuzzi - guitare solo & chant solo

Vittorio Savi - batterie

Massimo Casaro - guitare basse

Stefano Savi - percussions

Graziano De Palma - claviers & chant

Francesca Campagna - chant solo

Bernando Lanzetti – chant sur 5

Giancarlo Di Bella – claviers sur 5


ALBATROS – Mundi Bosque – Mylodon Records 2014

Par Richard Hawey

 

Mon intérêt pour le prog espagnol a débuté lorsque j’ai, pour la première fois, écouté TRIANA. Dès ce moment, j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus au progressif espagnol en visitant régulièrement les sites internet. Comme c’est souvent le cas j’ai découvert ALBATROS en lisant une chronique sur leur premier album « Pentadelia ». Le chroniqueur ne ménageait pas d’éloges à leur égard.  ALBATROS est un groupe progressif espagnol qui a été formé en 2000. Après plusieurs changements au line-up, le groupe s’est stabilisé et aujourd’hui ALBATROS est formé de Javi FERNÁNDEZ (guitare, chant) Tolo GABARRÓ (batterie, chant), Joan GABRIEL (basse), Marc GONZÁLES (guitare, chant) et Red PĖRILL (claviers, synthés, chant). Après deux albums bien accueillis, « Pentadelia » en (2008) et « Ursus » en 2011, cette jeune formation est de retour cette année avec « Mundo Bosque ». Une entrevue a été publiée en janvier 2015 avec les membres du groupe qui est très intéressante et que naturellement je vous suggère de lire.

 

Parlons maintenant de « Mundo Bosque », leur plus récente production sur le label de progrock chilien Mylodon Records à la fin de 2014. Après plusieurs écoutes cet album m’a démontré que cette formation a un son assez unique. Même si j'ai remarqué des éléments de groupes connus comme Pink Floyd, Les membres du groupe ont réussi à développer un son qui leur est propre. Les meilleurs exemples du son typique d’ALBATROS sont « Hijos De Los Hombres » et son rythme et le travail inventif à la guitare et aux claviers, « Caminante De Luz » un Mid-tempo avec une guitare fougueuse et beaucoup d'orgue Hammond et une finale dynamique sur le dernier morceau « Cómo Estás Cuando Estás Bien » avec en alternance une voix chaude, une guitare slide hurlante et un son de clavier varié. Le captivant instrumental « Tardis » délivre une Fender Rhodes omniprésente et une guitare électrique sensible. En revanche, sur le titre suivant « Ende » est plus axée sur la chanson avec une merveilleuse guitare électrique.

 

Ma première conclusion est qu’ALBATROS  nous présentent un son original et aventureux, dans la tradition des groupes comme, Smash, Crack et Triana ou de groupes plus récents comme Dr. No, Bijou, Senogul. En comparaison avec les deux précédents albums « Mundo Bosque «  est un peu moins aventureux et expérimentale. Il reste que l’écoute de ce jeune groupe demeure une expérience musicale passionnante. Découvrez un rock progressif nouveau, intéressant et authentique !

Cote 4/5

 

Pistes

1. El Nombre del Mundo es Bosque (6.11)
2. Hijos de los Hombres (6.08)
3. El Hombre Anciano (5.36)
4. Caminante de Luz (5.24)
5. Tardis (5.27)
6. Ende (5.40)
7. Cómo estás Cuando estás Bien (8.27)

 

Musiciens

- Javi Fernández / guitare, chant
- Tolo Gabarró / batterie, chant
- Joan Gabriel / basse
- Marc González / guitare, chant
- Red Pèrill / claviers, synthés, chant


RED JASPER –The Great and Secret Show–Angel Air - 2015

Par Denis Boisvert


Voici un groupe anglais qui avait pris naissance dans les années 80 et surtout connu pour ses excellentes prestations en spectacle. Ce n’est que dans les années 90 qu’ils ont connu une notoriété à l’extérieur du Royaume-Uni grâce à deux albums dont ‘A Midsummer Night’s Dream’ et une musique mélangeant gracieusement des guitares viriles et des instruments plus folklorique comme la mandoline. Ensuite leur chanteur et membre fondateur a poursuivi d’autres intérêts et le groupe devint un quatuor avec le batteur prenant le travail vocal. Durant un long hiatus de 17 ans qui a vu la réédition d’un boîtier des 2 albums classiques : Midsummer Night’Dream et The Winter’s Tale on pouvait anticiper avec excitation leur dernier-né ‘The Great and Secret Show’, un album basé sur le roman fantastique de Clive Barker (qui a entre autre produit le film Hellraiser).


Tous les ingrédients sont là : la guitare insistante de Robin Harrison, des claviers atmosphériques, des guitares folks, des touches de saxo, une thématique d’horreur. Bien réussi dans l’ensemble, définitivement cinématique et entraînant et ce dès le morceau initial. Les musiciens sont sans faille, la production est soignée et Clifford a une voix portante et intéressante.  The Time is Right est bien construit et chaleureux avec saxophone et une voix féminine.  New Man est aussi une pièce intéressante qui contient un beau solo de guitare.  Bonds Beyond Reason ouvre de manière prometteuse et contient un riff bien réussi.  Ma seule critique tient au fait que les pièces tendent à se ressembler et que la créativité ne ressort pas vraiment.


Leurs fans seront comblés, les néophytes voudront peut-être revoir les albums antérieurs. On aurait pu s’attendre à un peu plus avec le passage du temps mais c’est quand même du bon matériel. 

Cote 4 sur 5


Pistes:

1. The Great and Secret Show (8:03)
2. An Hour of Time (5:44)
3. The Time is Right  (7:05)
4. Ray of Darkness (6:02)
5. New Man (3:56)
6. Bonds Beyond Reason (5:55)
7. Living the Life (6:11)


Musiciens:

David Clifford: voix
Robin Harrison: guitares
Lloyd George: claviers
Jon Thornton: basse
Avec:
Nick Harredance: batterie


YAGULL – Kai – Moonjune Records 2014

Par Richard Hawey

 

YAGULL  s’est le pseudo de Sasha MARKOVIC (guitare, basse, percussions) et Kana KAMITSUBO (piano). La pianiste japonaise et le guitariste serbe sont basés à New York et ont un nouvel album intitulé « Kai », leur premier album ensemble sur MoonJune Records, le précédent de YAGULL « Film »  en a surpris plusieurs. Le duo est rejoint par un quelques invités dont Marko DJORDJEVIC (batterie, percussions), Dewa BUDJANA (guitares) et Wen CHANG (violon).

 

L’album renferme douze chansons  dont quelques-uns sont des reprises de « Film » morceaux repris de et deux classiques du rock ; « Wishing Well » de FREE et « Burn » de DEEP PURPLE. Le premier est une belle fusion de guitare acoustique, piano et violon tandis que ce dernier s'ouvre avec solo de luth d’inspiration classique et se poursuit avec des rythmes acoustiques de MARKOVIC appuyé par les lignes de piano plein d'entrain de KAMITSUBO. C'est ici que la mélodie originale passe à la réalisation. Le piano solo de KAMITSUBO est superbe. Mon préféré est « Omniprism », qui commence avec une jolie mélodie de piano et des effets sonores subtils, avant une répétition de motifs de guitare rythmique acoustique qui solidifie le tout. Les notes de piano deviennent plus vigoureuses, mettant l'accent sur les rythmes. Les accords atmosphériques ont une odeur des années 70, Pink Floyd me vient à l’idée avec le solo de guitare acoustique, excellent! La douce « Oyasumi » termine l'album avec une lente évolution lyrique entre la guitare et le piano.

 

YAGULL prend des éléments de folk, de classique et de musique de chambre et il moule le tout dans un collage acoustique savoureux, ce qui vous donne de belles mélodies à écouter doucement dans la chaleur de votre logis. « Kai » est un autre gagnant qui mérite votre attention.

Cote 4/5

 

Pistes
1. North (5:29)
2. Dark (6:56)
3. Heiwa (3:14)
4. Blossom (5:03)
5. Mio (5:16)
6. Wishing Well (4:35)
7. Burn (3:51)
8. Sound Of M (4:27)
9. Z-Parrow (1:47)
10. Kai (4:01)
11. Omniprism (5:38)
12. Oyasumi (1:55)

 

Musiciens

Yagull (Sasha MARKOVIC) - guitare, basse, percussions

Kana KAMITSUBO – Piano

Invités

Marko DJORDJEVIC (batterie, percussions), Dewa BUDJANA (guitares) et Wen CHANG (violon).


SALEM HILL – The Unseen Chord/Thicker than Water – Auto Production 2014

Par Richard Hawey

 

Il a fallu attendre cinq ans au moment de la sortie du précédent album de SALEM HILL « Pennies In The Karma Jar ». Ce coup-ci c’est une attente de quatre ans pour que l’on puisse écouter le tout dernier « The Unseen Chord/Thicker Than Water ». Nous savons que Carl GROVES a été fort occupé avec le dernier GLASS HAMMER, c’est peut-être une des raisons de ce retard. Nous lui pardonnons car notre patience a été récompensée. Petite note concernant l’album, le groupe était divisé quant au titre de l’album et à sa couverture. Ils ont décidé qu’il y aurait deux titres et deux couvertures, toutefois ce sont les mêmes titres qui garnissent les deux versions. La plupart des compositions ont été écrites par Carl, cependant deux sont composées par Michael DEARING et Carl GROVES.

 

L’album débute avec « Float », où nous reconnaissons tout de suite la superbe voix de Carl GROVES. Cette chanson, composée par Carl, est un hommage à Karen Carpenter du groupe Carpenters et aux raisons qui ont mené à son décès. Surtout conduit par le piano, c’est une chanson qui exprime beaucoup d’émotions et de sensibilités. Les paroles, vous le devinez, sont pleines de références aux corps parfaits que plusieurs femmes rêvent d’avoir. « Sing On » date de plusieurs années et est un hommage à la chanson. Le rythme est enjoué et vraiment plaisant. Vient ensuite « Butterfly » composé par Carl et Michael, est une pièce aux paroles réfléchies qui parlent de l’indifférence. Le rythme se rapproche de « Float », c’est une belle balade qui s’écoute facilement. « Hurt » est le second titre de plus de neuf minutes. Changement de rythme, légèrement plus agressive mais avec toujours un sujet assez sensible, le suicide. Musicalement cette chanson est excellente, le jeu de Kevin au vibraphone apporte du nouveau à nos oreilles, sans parler de son coup de baguette qui est superbe. La guitare est aussi présente, Carl donne une belle prestation de son savoir faire. « Holding On (Happy Hands) » a été écrit par Michael et Carl, petite anecdote cette chanson était un instrumentale jusqu’à deux semaines avant la conclusion de l’album. C’est Michael qui est arrivé avec les paroles vraiment à la dernière minute. Beaucoup de rythme, de frénésie s’enchaine pour nous donner un très bon titre. « So Much More » une véritable expérience de vie qui est racontée ici, très troublant. Le plat de résistance s’appelle « Noon », c’est vingt huit minutes qui font de ce titre une composition majeure de SALEM HILL pas seulement du côté performance mais aussi parolier. « Noon » raconte l’histoire d’un accident de voiture subit par ses filles et tout le processus de récupération vécu par elles. Encore ici beaucoup de réflexion dans les textes, des passages musicaux plutôt calmes qui se transforment lorsque le rythme s’accélère sans exagération appuyé par le jeu des synthés et soutenu par l’ensemble. Mais il est presque impossible de passer à côté d’un excellent solo de guitare et d’orgue Hammond tenu par Carl. C’est une finale merveilleuse pour un album rempli de sensibilité et d’émotion.

 

Je crois sincèrement que « The Unseen Chord/Thicker than Water » est un album qui mérite d’être écouté par plusieurs. Si vous avez quelques connaissances de l’anglais vous y trouverez tout ce qu’il vous faut, belle musique et des paroles qui nous racontent des histoires pas toujours joyeuses mais qui on souvent le pouvoir de nous faire réfléchir et quelquefois s'ajoute une belle conclusion.

Cote 4.5/5

 

Pistes

1. Float (9:10)
2. Sing On (5:15)
3. Butterfly (6:42)
4. Hurt (9:28)
5. Holding On (Happy Hands) (6:25)
6. So Much More (5:18)
7. Noon (28:05)

 

Musiciens

- Patrick Henry / basse
- Kevin Thomas / chant, batterie, vibraphone, WaveDrum, percussion
- Michael Dearing / chant, basse, guitare électrique, claviers
- Carl Groves / chant, guitars électrique et acoustique, piano, Hammond, Wurlitzer, mandoline, claviers


THE NEAL MORSE BAND – The Grand Experiment – Radiant Records 2015

Par Richard Hawey

 

Question, est-ce que Neal MORSE est tombé dans la même potion que Roine STOLT? Avec toutes ses associations (Transatlantic, Flying Colors et album solo), il est permis de se demander à l’annonce de cet autre nouvel album s’il prend le temps de dormir. Parlons de cette nouvelle production qui a pour titre « The Grand Experiment » et de son groupe THE NEAL MORSE BAND. Il est important de noter deux choses que le maitre n’a jamais faites : La première, il laisse beaucoup de place aux autres musiciens et la seconde, vraiment intéressante, il y a de la place pour l’improvisation. Neal MORSE est entré au studio avec ses amis et collaborateurs Mike PORTNOY, Eric GILLETTE, Randy GEORGES et Bill HUBAUER sans avoir une idée de ce qui en sortirait. De cela est né « The Grand Experiment ».

 

Deux suites ornent « The Grand Experiment », « The Call » en guise d’entrée, « Alive Again » comme dessert. Au milieu, il reste de la place pour trois titres plus modestes dans la durée, « The Grand Experiment » plus rock, le tendre « Waterfall » et  le surprenant « Agenda ». Nous allons détailler tout cela. Le son sur ce nouvel album est nouveau, sans doute lié à la manière dont a été composée la musique, il faut savoir les chansons ont été écrites conjointement par MORSE, GILLETTE, GEORGES et HUBAUER. Souvenez-vous, il s’agit ici du NEAL MORSE BAND, un groupe en réalité et plus que des musiciens qui jouent avec un artiste, la différence est de taille. Le son est donc assez différent, sur les guitares, les claviers, et sur le chant car Neal cède souvent son microphone, ce qui là aussi est assez nouveau. Pour la batterie, vous retrouvez Mike PORTNOY, l’inimitable, c'est un des plus grands du progressif. Même chose pour la basse, j’aime beaucoup le son de Randy GEORGE. Eric GILLETTE à la guitare et au chant, le tout dernier mais non le moindre Bill HUBAUER, qui à l’écoute des magnifiques claviers qui agrémentent « The Great Experiement » semble une recrue intéressante pour le groupe.

 

« The Call » explose littéralement, brillant, technique, sans démesure. Claviers, batterie, guitares, basse et chant à l’unisson pour plus de dix minutes fabuleuses, sachant se poser pour mieux rebondir. Randy et Mike sont à l’honneur c’est évident, mais les guitares et claviers nous éblouissent également, de la magie à l’état pur. C’est avec « The Grand Experiment » plus rock, un peu à la manière de SPOCK’S BEARD. « Waterfall » sera la petite pause des cinq morceaux. Guitare acoustique et harmonies vocales, un air irlandais plane sur la mélodie toute simple. Une très belle balade qui ravira vos sens. Avec le morceau qui suit, vous serez surpris. « Agenda » ne fera peut-être pas l’unanimité mais il vous fera ouvrir les oreilles, je le pari et pour ceux qui veulent écouter quelque chose de nouveau, je vous le recommande. Un album sans une longue suite ne serait pas un album avec Neal MORSE. Pour ceux qui se posent la question « Alive Again » n’est pas de relent de TRANSATLANTIC. « Alive Again » est tout simplement génial, plus de vingt-six minutes de jouissance auditive à réécouter.

 

Ce que j’ai reçu c’est la version deux Cd, et rien n’est à mettre de côté sur le second. « New Jerusalem » avec son mellotron et la mélodie accrocheuse le bien enrobé. « Doomsday Destiny» plus court et plus rock.  À noter la reprise de « MacArthur Park » popularisée par Donna SUMMER qui se prend sans arrière goût, vraiment excellente. « The Creation » et « Reunion » sont deux prestations live enregistrées au week-end Morse Fest


Il s’agit peut-être ici du meilleur album qu’est produit Neal MORSE. C’est une grosse affirmation, je le sais! Je ne suis pas le plus grand fan du musicien, pourtant « The Grand Experiment » m’a conquis, cet album je l’ai écouté plusieurs fois avant d’écrire cette chronique et je l’écouterai à nouveau c’est certain, c’est un indispensable pour cette nouvelle année.

Cote 4.5/5

 

Pistes

1. The Call (10:12)
2. The Grand Experiment (5:27)
3. Waterfall (6:31)
4. Agenda (3:45)
5. Alive Again (26:44)

Total Time 52:59

CD 2 – Disque bonus
1. New Jerusalem (Freedom Is Coming) (7:13)
2. Doomsday Destiny (5:27)
3. MacArthur Park (10:52)
4. The Creation (Live from Morsefest) (18:55)
5. Reunion (Live from Morsefest) (10:22)

Total Time 52:51

 

Musiciens

- Neal Morse / Claviers, guitares, chant
- Randy George / Basse
- Mike Portnoy / Batterie
- Bill Hubauer / Clarinette, flute, guitare, claviers
- Eric Gillette / Guitare, chant


YESTERDAYS – Holdfénykert – SeaCrest Oy - 2014 (réédition) Roumanie

Par Denis Boisvert

 

Non, ce ne sont pas des vampires! Ils vivent en Transylvanie, chante en hongrois (et anglais) et sont doux et délicats. ‘Le jardin sous la lune’ obtient une deuxième chance grâce à cette seconde édition sous le label Seacrest Oy Records. Peu connu lors du premier départ en 2006,  ils le méritent bien. Plus folk que symphonique, la flûte est omniprésente et plutôt dans des tons jazz, la guitare surtout acoustique dans un style Steve HOWE et les claviers pour l’ambiance comme pour Moody Blues. L’humeur est très Moon Safari donc enjouée et pastorale. La voix féminine rappelle Renaissance aussi. D’autres y verront des influences italiennes ou même ‘La cinquième saison d’Harmonium’ mais que de bonnes choses! 

 

Les morceaux sont variés et bien construits mais relativement courts. Les voix prennent beaucoup de place mais ne sont pas monotones ou prévisibles. Le hongrois se prête étonnamment à la poésie et ne distrait pas. La pièce la plus longue ‘Seven’ est aussi la plus imaginative et la plus intéressante, des synthés entraînants et de belles variations. Somewhere in Space mérite une mention. Un très joli solo de guitare se retrouve sur ‘It’s So Divine’.

 

Donc en somme, bien tourné, bien rendu, relaxant et d’écoute facile. Rien de révolutionnaire mais un bel amalgame qui plaira comme un vin nouveau.

Cote 4 sur  5

Pistes:

1. Napfénykert ~ Sunlit Garden (2:11)
2. Végtelen ~ Infinite (4:40)
3. Ne félj ~ Don't Be Scared (5:53)
4. Ha majd egyszer ~ If ever (3:12)
5. It's So Divine (4:55)
6. Hol vagy? ~ Where Are You? (8:02)
7. Várj még ~ Just Stay (5:38)
8. Holdfénykert ~ Moonlit Garden (2:25)
9. Seven (11:44)
i. Your Colours
ii. My Words
10. Valahol a térben ~ Somewhere in Space (6:24)

 

Musiciens:
Bazsó Tibor: voix et ingénierie
Bogáti-Bokor Ákos: guitares, guitare synthé, voix, claviers

Csergõ Domokos : batterie
Enyedi Zsolt : piano, Mellotron, Hammond, Rhodes, Moog
Fülöp Tímea : voix
Jánosi Kinga : voix principale
Kósa Dávid : percussion et voix
Kozma Kis Emese : flûte
Vitályos Lehel : basse

 


Jerzy ANTCZAK – Ego, Georgius – Lynx Music 2014

Par Richard Hawey

 

Leader et guitariste de la formation polonaise ALBION, Jerzy ANTCZAK s’est entouré de musiciens issus de groupes proches comme MILLENIUM pour nous proposer un concept album dont il a écrit paroles et musiques ainsi que chanté et joué claviers et guitares. Si les sonorités ne sont ici pas éloignées des univers des groupes polonais de la vague néo-prog, il serait trop simple de résumer la prestation à cela.

 

En effet, non content de prendre son envol, l’homme a écrit un album où la sensibilité et l’émotion sont omniprésentes  (‘Waltz’, ‘The Gods Of Our Planet’) tout en plaçant quelques passages plus punchy (‘Bloody Georges’, ‘Don’t Need You’, ‘Humid Tube’ et leurs riffs progressifs). Ici et là se logent des instruments celtiques ou orientaux parfois doublés de vocalises féminines (‘Nebayilhave’, ‘Heaven’). Ces dernières, interprétées par trois intervenantes, apportent une touche de sensualité et permettent d'atténuer l'aspect légèrement monocorde de la voix de Jerzy que l'on pourra rapprocher de Roger WATERS dans l’intonation comme dans le spectre.

 
Le point culminant de cet album est la plus longue composition, ‘The Gods Of Our Planet’, qui démarre avec des nappes légères de claviers unies à la seule voix de Jerzy. La basse permet ensuite à l’ensemble de prendre une tournure plus imposante emmenant cette pièce vers toujours plus de puissance pour finir sur un solo de six-cordes monstrueux. ‘Waltz’, pour sa part, reprend le thème général de l’album dans un long développement digne du meilleur d’ALBION et laisse la six-cordes, une fois de plus, s’exprimer dans un solo toujours aussi envoutant.

Si "Ego, Georgious" apparait  comme un disque de néo-progressif polonais assez classique, la magie qu'il dégage reste assez surprenante. Il va s’en dire que nous attendons avec impatience la prochaine livraison de l’homme en solitaire tant le résultat est enchanteur et réussi.

Cote 4/5

 

Pistes

01. Naive - 05:58

02. Bloody George - 03:03

03. Escape From... - 01:10

04. Heaven - 04:04

05. Nebayilhaye - 05:38

06. Don't Need You - 06:38

07. Bottom Of My Soul - 00:38

08. The Gods Of Our Planet - 09:40

09. Mermaids' Song - 07:09

10. Big Deal - 01:52

11. Humid Tube - 02:56

12. Waltz - 07:10

 

Musiciens

Jerzy Antczak (Chant / Guitares / Claviers)

Krystof Wyrwa (Basse)

Rafal Paszcz (Batterie)

 

Invités

Aisha  - Vocalise

Anna Batko - Vocalises

Karolina Leszko - Choeurs

Waldemar Nowak - Solo guitare (Bloody George)

RØSENKREÜTZ - Back To The Stars - Andromeda Relix – 2014

Par Philippe André

 

Non ce n'est pas un nouvogroupitalien ! C’est juste un projet musical initié par le musicien/producteur Fabio SERRA, ah oui il est italien !!! Le but du jeu était d'installer une passerelle entre les années d'or du rock progressif et notre époque actuelle ; pas facile car d'autres s'y sont essayés et beaucoup se sont cassés la g....e. Et là, miracle transalpin peut être, mais ça fonctionne, certes pas en totalité mais globalement le résultat est fort probant, RØSENKREÜTZ réussit dans son entreprise en nous offrant un mélange rock/progressif de très belle facture. Le projet RØSENKREÜTZprend ses racines dans une collaboration jamais mise en musique entre Fabio SERRA et Alex BRUNORI (premier chanteur de LEVIATHAN) initié il y a une vingtaine d'années de cela.

 

Si j'ai dit "rock" c'est pour le troisième titre "Conditioning" qui n'a pas grand chose à voir avec la musique progressive et pour le cinquième "Chidish Reaction" que l'on croirait sorti tout droit des créations octantes de TOTO ou de SURVIVOR, avec donc un potentiel radiophonique et mémorisable évident......Vous ne louperez pas non plus "I Am The Walrus", célébrissime morceau de l'année 1967 du Magical Mystery Tour crée par les quatre de Liverpool, et comme chacun sait de Vérone à Liverpool il n'y a qu'un pas....musical, facilement franchissable, la trame est la même, les développements instrumentaux de RØSENKREÜTZ ajoutant un piment bienvenu et une passion inédite à ce titre emblématique du ROCK qui a presque un demi siècle aujourd'hui. "Signals In The Water" et "Sitting On The Edge Of Heaven" sont plus progressifs, assez proches d'un KANSAS ou d'un MANFRED MANN'S EARTHBAND (la seconde partie du titre d'ouverture où le phrasé vocal de Massimo PIUBELLI nous renvoie directement à Chris Thompson), l'utilisation du violon et la guitare acoustique du second titre sont des réminiscences du groupe de TOPEKA - dis papa c'est où TOPEKA ? - c'est au KANSAS mon fils !!!!!  Il nous reste le péplum "Back To The Stars" un peu de dix sept minutes d'un bonheur musical intense, le genre de morceau venu d'une autre planète, du génie à l'état pur, bref tous les superlatifs de rigueur sont devant vous impeccablement rangés, rien ne dépasse, le chef d'œuvre de RØSENKREÜTZ  il est là, vos mirettes clignotent, vos esgourdes claquettent , vos guiboles battent la mesure.........même le passage popisant autour de la sixième minute s'intègre parfaitement à l'ensemble.

 

Un disque prometteur et facile à écouter, bravissimo à Fabio et à ses comparses de la Croix Rose.

Cote 4.5/5

 

Pistes :

01. Signals In The Water (7:19)

02. Sitting On The Edge Of Heaven (8:09)

03. Conditioning (4:25)

04. Nothing More In You (5:20)

05. Childish Reaction (6:51)

06. I Am The Walrus (6:56)

07. Back To The Stars (17:32)

 


Musiciens :

Fabio Serra - guitares, claviers, chant

Massimo Piubelli - chant

Gianni Sabbioni - basse

Gianni Brunelli-/ batterie

Invités

Angela Merlin - Chant sur 4

Carlo Soliman – grand piano sur 4 et 7

Gabriele Amadei - violon sur 2

Luca Nardon - percussions sur 2

Cristiano Roversi - Chapman stick sur 3


GENTLE GIANT – Live at the Bicentennial 1776-1976 –Alucard Music- Reprise  2014

Par Denis Boisvert

 

Le Gentil Géant! Les trois frères SHULMAN qui virevoltent sur scène s’échangeant les instruments, un claviériste diplômé en composition, des contrepoints, des syncopes, des airs médiévaux, des instruments moins utilisés comme les flûtes à bec, le xylophone, le violon et des harmonies vocales comme on n’en fait plus (sauf Spock’s Beard qui leur rend hommage).  Quand on réécoute on se rend compte que le prog de ces belles années faisait flèche de tout bois et explorait sans crainte et avec un abandon total. Quand on pense que certains de leurs albums ne furent pas distribués car ils n’étaient pas assez commerciaux…

 

Revoici donc les joyaux lurons en 1976 au début de leur déclin avec l’album Interview mais en maîtrisant parfaitement la musique de leur plus beaux albums comme The Power and The Glory et Free Hand.  Un album live comme on les aime, sans retouche, avec des envolées, des improvisations, des solos de batterie. Une surprenante qualité aussi car le spectacle était enregistré pour la radio. On se reporte donc le 3 Juillet 1976 au Théâtre Calderone à Long Island, une belle salle acoustique de 2000+ places qui tristement est devenue un multi-cinéma avant de devenir une Église… Les musiciens, alors exilés fiscaux dans les Caraïbes sont bronzés et insouciants et sentent peut-être la fin de leur aventure mais se donnent le plaisir de s’amuser sur scène encore une fois. Annoncé par Alucard (-draculA) comme étant leur deuxième album live officiel, les 90+ minutes sont charmantes et pleines de petites surprises: le solo d’orgue de « Just the Same », les harmonies vocales bien rendues sur scène de « On Reflection », la version éblouissante de « So Sincere » qui passe de 4 à 11 minutes avec un traitement un peu plus métal, des impros de xylos et de batterie, un pot-pourri d’ »Octopus » qui fait 18 minutes d’énergie sans s’essouffler (l’album n’en faisait que 34) et qui inclut une frénésie de flûte à bec délirantes et une version remarquable de « Timing » avec un duo violon violent- guitare et des pizzicati qui vont se morpher en Three Blind Mice …l’ensemble m’a heureusement surpris et ravi et je ne suis pas un grand amateur de version ‘Live’.

 

Le groupe brode avec exubérance et nous offre des versions qui sont fidèles à l’œuvre de studio mais avec une désinvolture et un plaisir palpable.  Parfait pour écouter lors d’un long voyage sur la route ou pour se remémorer les années folles. Vraiment très peu de faiblesse à part le fait que 3 pièces d’ »Interview » s’y trouvent alors qu’une aurait suffit et l’absence de pièces émanant de « Three Friends » mais je suis exigeant. Allez hop! Achetez ou téléchargez, ou mieux faites un cadeau à un vieux copain.

Cote 4 sur 5

 

Pistes
CD 1
1. Just The Same (7:40)
2. Proclamation / Valedictory (6:19)
3. On reflection (5:53)
4. Interview (7:52)
5. The Runaway / Experience (10:37)
6. So sincere (11:14)

CD 2
1. Exerpts From Octopus (17:41)
2. Give It Back (5:25)
3. Timing (13:33)
4. Free hand (7:35)

 

Musiciens:

Derek Shulman: voix, sax alto, flûte à bois soprano, basse, percussion
Ray Shulman: basse, violon, guitare acoustique, flûte à bois soprano, trompette, voix, percussion
Gary Green: guitare électrique, acoustique et 12 cordes, flûte à bois alto et soprano, voix, percussion
Kerry Minnear: piano électrique, Clavinet, Hammond, Moog, violoncelle, xylophones, flûte à bois ténor, voix, percussion
John Weathers : batterie, xylophones, tambourine, voix, percussion

 

 


CORVUS STONE – Corvus Stone II - Melodic Revolution Records 2014 

Par Denis Boisvert

 

Deuxième opus de ce groupe sans frontière, CORVUS STONE nous offre une boîte de bonbons mélangés.  Ils sont manifestement talentueux et heureux de jouer ensemble. Le cœur du projet a été initié par Colin TENCH (guitare), Petri Lemmy LINDSTRÖM (Basse) et Pasi KOIVU qui est au poste des claviers mais aussi très influent dans la composition. L’ensemble est éparpillé mais c’est voulu, on nous avise qu’on a choisi de laisser tous les morceaux plutôt que de faire des choix.  La tonalité est rétro, riche et bien ronde.  On vogue de Santana (avec Scandinavians in Mexico), via Deep Purple, des moments Beatlesques, et des soupçon de Camel, de Moody Blues et d’autres moments de bon rock classique. Les vocalistes se succèdent (on notera Sean FILKINS et Phil NARO de DRUCKFARBEN en passant) avec succès chacun donnant une saveur ajouté aux morceaux.

 

La présentation est soignée, artistique (incluant la pochette) et professionnelle. L’enregistrement sans faille. J’aime bien la balance de la composition.  Les recettes instrumentales sont sophistiquées et soignées. Ils seraient captivants en spectacles et l’écoute répétée fera grandir le plaisir car il faut un peu de temps pour apprivoiser la variété des styles et la palette instrumentale.

 

Prenez-le temps d’écouter quelques échantillons. Faire votre menu ou plongez pour le repas gastronomique vous ne le regretterez pas.

Cote 4/5

 

Pistes:

1. The Simple Life (1:59)
2. Early Morning Call (3:51)
3. Boots for Hire (8:58)
4. Sneaky Entrance in to Lisa (0:30)
5. Purple Stone (3:21)
6. A Stoned Crow Meets the Rusty Wolff Rat (7:37)
7. Lisa Has a Cigar (0:46)
8. Mr Cha Cha (4:49)
9. Dark Tower (1:48)
10. Scandinavians in Mexico (5:06)
11. Mystery Man (6:37)
12. Camelus Bactrianus (Tuolla tuonnempana) (8:42)
13. Uncle Schunkle (4:37)
14. Eternal Universe (3:52)
15. Moaning Lisa (14:07)
16. Campfire (Tulen Luona) (2:17)


Musiciens:

Colin Tench: guitares
Petri Lemmy Lindström: basse
Pasi Koivu: claviers
Robert Wolff: batterie & percussion

Collaborateurs:

Blake Carpenter, Sean Filkins, Phil Naro, German Vergara, Andres Guazzelli, Timo Rautiainen, Stef Flaming: voix
Victor Tassone: percussion


MARGIN- Psychedelic Teatime - Madvedge records – 2014

Par Philippe André

 

MARGIN est à l'origine le projet soliste du berlinois Lutz MEINERT, seulement aidé sur ce premier album par son épouse Carola qui chante sur trois titres et par Arne SPEKAT qui utilise sa guitare acoustique sur trois titres également. Lutz MEINERT n'est pas un débutant dans le monde de la musique puisqu'il a participé auparavant aux formations KEEX, IMAGO ou FOR YOUR PLEASURE, il est vrai qu’il est peu ou pas connu en dehors de leur pays d'origine. Vous pouvez légitimement vous poser la question d'où vient le nom MARGIN ? Tout simplement un mnémonique emprunté au premier album live de Peter HAMMILL en 1985, et pourtant musicalement il n'y a aucune ressemblance entre les deux artistes.

 

Dans quel type de musique, peut-on ou doit on situer le musicien d'Outre Rhin ? Un peu psychédélique comme le suggère les sixième et neuvième titres en version courte puis en version longue (je ne vois d'ailleurs pas l'intérêt d'une telle démarche ?), un peu space rock comme la suite en cinq parties qui ouvre l'album, un peu pop anglais des années quatre vingt surtout servi par la tessiture vocale de Lutz MEINERT très proche de celle du chanteur des PET SHOP BOYS. Le seul point positif que je vois au sous sol psychédélique c'est un titre  mémorisable et facile à fredonner.....en toute honnêteté, après trois écoutes, je zappe ce morceau....... Bien sur comme ma préférence habituelle va vers les longs morceaux, je vais vous dire que mon titre favori est le morceau d'ouverture, la fameuse suite en cinq actes avec un dièse appuyé pour la première et la troisième partie, avis parfaitement involontaire car c'est la stricte vérité, qualité musicale avérée, nous avons affaire à un soyeux space rock pro floydien (influence difficilement évitable) avec moins de planance et un thème principal qui nous renvoie vers ce coté brit pop signalé auparavant. Les cascades rythmiques de la troisième partie, alimentées par le travail de la guitare basse et l'intervention enrichissante du mellotron rapprochent MARGIN d'un roi cramoisi lizardien nanti d'un brin de folie jazzy passionnant, un beau ça vas pour un artiste solo.

 

La guitare acoustique d'Arne SPEKAT apporte une fraicheur bienvenue à "Landscapes On The Sky" et là on se retrouve plutot dans un monde onirique que n'aurait pas renié le GENESIS de "Nursery Cryme" ou de "Selling England By The Pound", le tout sur fond d'orgue et de mellotron (encore lui !)."Last Exit To Pluto" est tout ausssi remarquable avec son coté space rock énergique et violent porté et supporté par l'orgue avant que la guitare électrique et fortement abrasive n'illumine la seconde partie et le final du morceau.

En conclusion, tout n'est pas parfait au pays de MARGIN, mais le talent de l'artiste est bien présent et mérite une écoute méticuleuse afin d'en apprécier toutes les qualités.

Cote : 4/5 

Pistes :

01. A Mysterious Cup Of Tea - Part 1 (6:33)

02. A Mysterious Cup Of Tea - Part 2 (4:50)

03. A Mysterious Cup Of Tea - Part 3 (6:50)

04. A Mysterious Cup Of Tea - Part 4 (2:16)

05. A Mysterious Cup Of Tea - Part 5 (2:59)

06. Psychedelic Underground - The Short Trip (3:36)

07. Landscapes On The Sky (8:05)

08. Last Exit To Pluto (10:41)

09. Psychedelic Underground - The Long Trip (10:38)

 

Musiciens :

Lutz Meinert - Chant, tous les instruments

Carola Meinert - Chant (6, 7, 9)

Arne Spekat – Guitare acoustique (1-5, 7)

 


THE SAMURAI OF PROG – The Imperial Hotel – Seacrest Oy Records – 2014

Par Richard Hawey

 

C’est une grosse commande qui attend THE SAMURAI OF PROG aujourd’hui, car après le superbe « Secrets of Disguise » qui a fait l’unanimité, les voici de retour avec cette fois ci des compositions originales. C’est le même trio de musiciens aux commandes du navire. Mais ce n'est pas tout car, come pour les deux précédents de nombreux autres artistes sont venus prêter main-forte avec la présence de membres d'ANGLAGARD, GLASS HAMMER et aussi David MYERS (The Musical Box). Et comme par le passé une superbe brochette de musiciens pour un travail qui sent le bon son vintage et les seventies sans oublié les sonorités plus contemporaines. La présentation est superbe avec un packaging cartonné d'une splendeur à en  faire pâlir plusieurs, et un livret garni de très belles photos.


L’album « The Imperial Hotel » renferme cinq titres pour une durée totale qui approche les soixante minutes. Concernant le contenu musical, les références pourront vous sembler faciles, à vous de juger. Pour le côté vintage, le rapprochement avec GENESIS et CAMEL est présent, surtout lors de l’utilisation d’instruments comme l’orgue, le violon et la flute. À d’autres occasions on se rapproche de FLOWER KINGS ou de SPOCK’S BEARD. L’apport de plusieurs des musiciens aux compositions est notable, David MYERS pour « Victoria’s Summer Home », Octavio STAMPALIA (Jinetos Negros) sur « After the Echoes », Robert WEBB (England) sur deux titres « Limoncello » et « The Imperial Hotel » et enfin Linus KASE (Anglagard) sur « Into the Lake ».  Si l’on s’attarde seulement à la pièce titre disons qu’elle remplie à elle seule toutes nos attentes. Elle est diversifiée et accrocheuse avec plusieurs rebondissements qui nous tiennent en haleine. La performance des musiciens ne fait que confirmée leur grande compétence technique et leur efficacité, sans être trop démonstratif les musiciens nous démontrent leur fierté à nous présenter le résultat de leur travail. Pour le chant rien à redire, c’est du bon simplement, de très belles harmonies vocales qui peuvent nous rappeler YES, par exemple. Pour ce qui est de la qualité sonore, il est tout bonnement sublime, elle met en évidence les qualités de ce type de musique et la rend intemporelle.


D'une époque à l'autre, nos trois acolytes nous font voyager à travers l'esprit du progressif d'hier et d'aujourd'hui. TSOP offre à ses fans une œuvre hétérogène par le fait que nous passons de moments calmes à des moments plus enjoués, l'ensemble de l'album reste bien fidèle au travail accompli par notre trio d'artistes. J’ajouterai un mot, pour tous ceux qui doutaient des compétences du groupe à nous offrir un album contenant des compositions originales, et bien THE SAMURAI OF PROG vient de prouver le contraire. Chaudement recommandé!

Cote : 5/5

 

Pistes

1. After the Echoes (8:43)
2. Limoncello (7:58)
3. Victoria's Summer Home (2:54)
4. The Imperial Hotel (28:10)
5.
Into the Lake (8:43)

 

Musiciens

- Marco Bernard / Basse
- Kimmo Pörsti  / Batterie, Percussion
- Steve Unruh / Chants, Guitares, Violon, Flute
Avec:
- Robert Webb (England) / Claviers, Chants
- Kamran Alan Shikoh (Glass Hammer) / guitares électriques et acoustiques

- Yoshihisa Shimuzu (Kenso) / Guitares, synthés
- Octavio Stampalia (Jinetes Negros) / Claviers, chants
- Linus Kase (Anglagard) / Mellotron, Backing Vocals
- David Myers (The Musical Box) / Piano
et plusieurs autres


FREEWAY JAM – Piccoli Mondi – Autoproduction 2014

Par Richard Hawey

 

FREEWAY JAM est une formation italienne de jazz fusion né en juin 2000. Leur premier album « Pensieri Imperfetti » sort en 2002. FREEWAY JAM s’est quatre musiciens qui ont plusieurs années d’expérience derrières eux dans différents sphères musicales. Tous ont un seul désire, créés leur propre musique. Donc leur premier album parait en 2002, le groupe offre un mélange très intéressant de progressif, de rock, de jazz rock et de fusion. Puis c’est le silence totale pendant douze ans puis la venue d’un nouvel album voit le jour qui a pour titre « Piccoli Mondi ». Les membres du groupe sont  Luca GRAMIGNOLI: guitare, Davide PAVESI: piano et orgue, Renzo MARCHETTI: batterie, Danilo SOMENZI: basse, et la participation de deux invités  Sylvia Dalla NOCE: chant et Fabio FUMAGALLI: percussion.

 

« Piccoli Mondi » est divisé en huit titres instrumentaux à l’exception des chansons « Sur » et « Istanbul City » où le chant en anglais de Sylvia Delle NOCE vient caresser nos oreilles. Si vous pensez que « Piccoli Mondi » renferme une musique pour les initiés seulement détrompez-vous, l’ensemble est très accessible, « Testa di Pazzo » titre qui ouvre l’album donne le ton  avec l’orgue et le piano électrique, rehaussé d’une excellente guitare. À l’écoute de « Sur » nous découvrons la belle voix de Sylvia Delle NOCE qui s’associe parfaitement à l’environnement jazzé de ce titre, elle est accompagnée d’un simple piano et le résultat est superbe. Imaginez un vieux cabaret d’époque, enfumé à souhait avec une chanteuse sur la scène qui donne sa performance. Avec « Istanbul City » nous assistons à un changement de rythme, plus rock et définitivement entrainant. Les rythmes sud américains sur « Son do Mar » et « El Bailarino Bebado do Rio » où les percussions, le piano, l’orgue et naturellement la guitare très subtile sur le second morceau, nous donne le goût de bouger. La pièce titre est le plat de résistance de cet opus avec ses dix-sept minutes « Piccoli Mondi » développe une musique toujours aussi accessible et irrésistible avec plusieurs changements de rythmes où le rock côtoie le jazz. Chacun s’en donne à cœur joie dans des prestations individuelles sans perdre de vue la mélodie, et un coup de chapeau particulier à Davide PAVESI et  Luca GRAMIGNOLI pour leur performance qui est d’une grande subtilité, et bien soutenu par une section rythmique de grande qualité.

 

Il est toujours difficile de parler d’un album instrumental, mais j’ai éprouvé un grand plaisir à écouter et à chroniquer « Piccoli Mondi ». Je me répète et je le sais mais cet album demeure accessible d’un bout à l’autre sans moment qui pourrait nous faire décrocher. L’ensemble se tient, la production est excellente et donne à FREEWAY JAM l’occasion de venir nous gâter avec sa musique entrainante. En espérant ne pas attendre trop longtemps pour le troisième.

Cote 4/5

 

Pistes

1 - Testa di pazzo - 3:53

2 - Son do Mar - 6:16

3 - Der blaue Reiter - 8:16

4 - Sur - 8:16

5 - Istanbul City - 4:16

6 - El Bailarino Bebado do Rio - 4:53

7 - Piccoli mondi - 17:16

  • Primo Movimento: elemento esterno

  • Secondo Movimento: osservatore

  • Terzo Movimento: elemento interno

  • Quarto Movimento: contrasto

  • Quinto Movimento: curva dominante

8 - Danny's Land - 5:59

9  - Maruboto in Hollywood - 5:06

 

Musiciens

Luca GRAMIGNOLI: guitare

Davide PAVESI: piano et orgue

Renzo MARCHETTI: batterie

Danilo SOMENZI: basse

Avec

Sylvia Della NOCE – chant

Fabio FUMAGALLI - percussions


FUCHS – The Unity of Two – Tempus Fugit Records 2014

Par Richard Hawey

 

Le patronyme FUCHS va certainement rappeler aux fans du rock néo progressif allemand des années 1990 et 2000 le joli minois de la belle INES (compagne, à la vie comme sur la scène, d’Hansi FUCHS). Donc INES accompagné par une pléiades de musiciens aguerris et le génial vocaliste Chicco GROSSO (membre du groupe italien Asgard), cette charmante claviériste a publiée quelques albums fort intéressants (de « Hunting The Fox » en 1994 jusqu’à « Sleeping The Unknown » en 2002). Après un premier essai « Leaving Home « passé inaperçu en 2012, Hansi FUCHS, préposé lui aussi aux synthétiseurs (et notamment au piano et au mellotron), nous offre, avec « The Unity Of Two », un concept album inspiré par le célèbre "Narzis Und Goldmund" écrit par le grand Herman HESSE, romancier et poète allemand. « Ce roman raconte l’histoire de deux amis Narcisse et Goldmund, et leurs points de vue respectifs sur le monde qui s'ébauchent ainsi au fil du temps, leurs trajectoires divergent tout d'abord pour ensuite se retrouver. »  Réf : Wikipédia

 

Epaulé par Baggi BUCHMAN et Michael WASILEWSKI au chant féminin et masculin, par Andy BARTZYK à la guitare électrique, par Florian DITTRICH à la batterie, par Henrik MUMM au violoncelle et par Rafael SONNTAG au violon, le maître de cérémonie nous offre ici de douze compositions de facture plus qu’honorable. Avec une production spatiale, pleine de réflexion, notre joyeuse troupe a en effet décidé de développer des mélodies influencées (toutes proportions gardées) par le GENESIS et le PINK FLOYD de David GILMOUR. Plusieurs morceaux possèdent ainsi des introductions planantes suivies de séquences plus appuyées « Are You With Me » ou encore d’envolées instrumentales sublimées par des soli de six cordes stratosphériques « Just A Moment Of A Perfect Summer ». On trouve également quelques incartades folk agréables « Your Best Maybe », au refrain accrocheur et même une pièce emphatique de treize minutes « Prologue Pt.1 et 2 » qui nous entraine dans un voyage intérieur fait de quiétude et de félicité.

 

On le voit et surtout on l’entend, Hansi FUCHS vous comblera de belles sonorités (guitare et mellotron) et ravira de ce fait et avant tout les amateurs du genre. Le duo de chanteurs et les musiciens sont excellents  ce qui fait de « The Unity of Two » est un album très agréable à écouter.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Prologue (Pt.1) (2:40)
2. Prologue (Pt.2) (10:18)
3. Are you with Me? (5:26)
4. Under your Thumb (4:36)
5. Just a Moment of a Perfect Summer (5:07)
6. How Many Times? (6:17)
7. Doubts (2:27)
8. Your Best Maybe (2:23)
9. Where do I Go? (3:49)
10. I'm on my Knees (6:35)
11. Back to Where we Belonged (5:57)
12. When you Close your Eyes (8:13)

 

Musiciens

- Hans-Jürgen Fuchs (Ines) / guitares acoustiques et électriques, lapsteel, basse, claviers,   

  choeurs
- Baggi Buchmann (Ines) / chant (Aaron)
- Michael Wasilewski / chant (Ray)
- Andy Bartzik / guitares électriques
- Florian Dittrich / batterie
- Henrik Mumm / violoncelle
- Rafael Sonntag / violon
- Mirjam Michutta / choeur


HELIOPOLIS – City of the Sun – 10T Records – 2014

Par Richard Hawey

 

Voici un nouveau groupe qui nous livre leur premier album sur 10T Records, il s’agit d’HELIOPOLIS. Composé d'anciens membres de groupes tels que MARS HOLLOW, ROCKET SCIENTIST, TEN JINN et d’un hommage à Genesis, GABBLE RATCHET. HELIOPOLIS met en vedette le vétéran Jerry BELLER (batterie et chant), Matt BROWN (claviers et voix), Kerry CHICOINE (basse et chant), Mike MATIER (guitare) et Scott JONES (chant). Musicalement, ils ont puisé des éléments de leurs groupes précédents et ils les ont inséré dans un nouveau voyage de rock progressif que tous les fans du genre vont adorer.

 

Bien que « City of Sun »  renferme seulement cinq titres, il faut dire que trois dépassent les huit minutes incluant l’épique « Love and Inspiration » pointant à 14:05 de pur bonheur. « New Frontier » débute de façon assez lourde, les riffs de guitare de MATIER fournissent un ton menaçant aux côtés des claviers inquiétants de BROWN et les rythmes tonitruants de CHICOINE et BELLER. Une fois que la bande s'installe après cette ouverture virevoltante, les belles harmonies vocales, les claviers somptueux, et les rythmes complexes prennent leurs places le tout dans une symphonie mélodique, comme si le groupe avait déjà enregistré plusieurs fois ensemble. « Take the Moment » est un titre qui nous rappelle IQ ou Marillion avec un son classique du début des années 80.  « M. Wishbone » est un instrumental excentrique plaisant qui rappelle Spock's Beard et la belle pièce  « Elegy » grâce à une voix incroyable et des textures de clavier coloré de JONES et de BROWN, totalement magique. Comme mentionné précédemment, « Love and Inspiration » est une superbe réalisation, avec de grandioses paysages sonores, très savoureux, c'est une finale absolument superbe que nous offre HELIOPOLIS.

 

Avec ses consonances modernes mais avec beaucoup de références aux grands prog des années 70 & des années 80, "City of the Sun" nous signale l'arrivée d'un joueur majeur. Bienvenue à HELIOPOLIS nous nous réjouissons de votre arrivée. À en juger par ce qui nous est offert ici, il est certain que nous aurons droit à tout autant dans les années à venir.

Cote : 4/5

 

Pistes

1- New Frontier - 10:12

2- Take A Moment - 8:56

3- Mr. Wishbone - 3:31

4- Elegy - 6:07

5- Love and Inspiration - 14:05

 

Musiciens

Jerry Beller / batterie et chant

Matt Brown / claviers et chant

Kerry Chicoine / basse et chant

Mike Matier / guitares

Scott Jones / chant

 


RENAISSANCE – Symphony of Light – Red River Productions – 2014

Par Richard Hawey

 

“Symphony of Light” c’est le dernier album de ce groupe de renommé mondial qu’est RENAISSANCE. C’est aussi le dernier qu’a enregistré le guitariste Michael DUNFORD décédé avant sa sortie, d’ailleurs ce recueil lui est dédié ainsi que le titre « Renaissance Man » écrit par Tesar RAVE et Annie HASLAM qui ferme « Symphony of Light ». Originellement cet album devait se nommer « Grandine Il Vento » mais avec un nouveau contrat de distribution et trois chansons de plus, il fut renommé « Symphony of Light ».

 

La chanson « Symphony of Light » ouvre de façon grandiose l’album, ce titre est quant à lui dédié à Leonardo De Vinci. Nous avons droit à la voix toujours excellente d’Annie HASLAM agrémentée de paroles très poétiques sans oublier les longues parties instrumentales. Ajouté à cela un soupçon d’horreur et une rythmique de basse synthé. Le résultat est magistral. « Waterfall » ralenti le rythme avec son ambiance feutré tandis que « Grandine Il Vento », dans un rythme aussi lent est mené par les claviers et le piano, un titre très symphonique dans la veine de meilleures chansons du groupe. Avec « Porcelain » léger changement de tempo et un refrain accrocheur. Suit « Cry to the World » qui nous amène le premier invité, Ian ANDERSON et sa flute magique qui voudrait bien se laissé aller un peu à la JETHRO TULL, très bonne pièce.  Poursuivant la tradition, RENAISSANCE nous avons droit à un duo avec Annie HASLAM et le bassiste David J KEYES sur « Air of Drama ». Nouveau duo vocal sur la plage suivante avec le second invité, bassiste lui aussi, mais qui cette fois-ci chante seulement, John WETTON  donne la réplique sur la chanson très intimiste « Blood Silver like Moonlight » où les voix sont accompagnées seulement d’un piano. Sur la version originale de l’album « The Mystic and the Muse » était le dernier titre mais aussi le plus progressif. Percussions turbulentes, courtoisie de Frank PAGANO sont en interaction avec la basse et les sons des claviers de Jason HART se mêlent à la voix étrangement superbe d’Annie HASLAM. Ajouté les nombreux changements de tempo et des paroles inspirées, vous avez une chanson vraiment très bonne. Avant de parler de la dernière chanson, nous avons deux titres « Tonight » et « Immortal Beloved » qui sont dans la veine des compositions de RENAISSANCE, les inconditionnels ne seront pas surpris. « Renaissance Man » est la reconnaissance du groupe pour un des compositeur les plus prolifique de sa génération, claviers, piano et voix pour souligner le départ d’un grand.

Il n’y a aucun doute à mon esprit, « Symphony of Light » est un grand album. Il ravira les anciens fans et saura s’en créer des nouveaux. Je ne connais pas assez la discographie de RENAISSANCE pour être en mesure de faire un lien, toutefois ce qui est important de se rappeler c’est que cet album est bon jusqu’à la dernière note.

Cote : 4.5/5

 

Pistes

1. Symphony Of Light (12:09)
2. Waterfall (4:44)
3. Grandine il Vento (6:30)
4. Porcelain (6:41)
5. Cry To The World (5:44)
6. Air Of Drama (5:21)
7. Blood Silver Like Moonlight (5:16)
8. The Mystic And The Muse (7:48)
9. Tonight (4:24)
10. Immortal Beloved (5:38)
11. Renaissance Man (3:27)

 

Musiciens

- Annie Haslam / Chant
- Michael Dunford / Guitare
- Rave Tesar / Claviers
- David J Keyes / basse, chant sur "Air Of Drama"
- Jason Hart / Claviers, accordéon
- Frank Pagano / percussions
Invités:
- John Wetton / Chant sur "Blood Silver Like Moonlight"
- Ian Anderson / Flûte sur "Cry To The World"


GENS DE LA LUNE – Epitaphe – Autoproduction - 2014

Par Richard Hawey

 

J’ai aujourd’hui le privilège de vous présenter pour la seconde fois un album de la formation française GENS DE LA LUNE. Je dois avouer sentir une agréable pression à l’idée de parler de cet album double qu’est « Epitaphe ». Car, il faut bien l’admettre, écrire une chronique sur une production de Francis DESCAMPS, un des maitres du rock progressif français, est très spéciale. « Epitaphe » se décrit comme un album concept qui raconte la vie du poète Léon DEUBEL né en 1879. Pauvre, inadapté à la vie sociale, Léon DEUBEL se suicida en se jetant dans la Marne après avoir brûlé tous ses manuscrits. Il existe aujourd’hui très peu de trace de ses poèmes, mais le peu qui existe toujours ont certainement séduit Francis DESCAMPS, du moins assez pour qu’il compose des textes sur sa vie.

 

Comme je l’écrivais plutôt, « Epitaphe » est un double album qui renferme douze pièces dont deux instrumentaux. Cette création passionnée nous arrive sous la forme d'un digipack grand format s'ouvrant sur les deux CDs et un livret de 23 pages où figure l'intégralité des textes très bien illustrés. Francis DESCAMPS s’est donné cœur et âme pour composé une symphonie tout à fait respectueuse de l’homme qu’était Léon DEUBEL. Le tout rehaussé du jeu intelligent de musiciens chevronnés et de l’interprétation magistrale de Jean-Philippe SUZAN. D’ailleurs toutes les paroles chantées ou récitées le sont par Jean-Philippe. Sans vouloir décrire chacun des titres qui garnissent ce double, je m’attarde sur certains qui m’ont particulièrement plus. L’ouverture avec « Brillant Embryon » qui donne le ton à ce premier album, cette chanson est une représentation poétique de la naissance du poète. Il faut écouter l’introduction avec ses sonorités des claviers qui sont choisies avec soins et le développement qui suit, époustouflant! Le titre suivant « Mon Axiome Bleu Indigo » est mené par le chant de Jean-Philippe, les claviers incluant le mellotron, avec un refrain poignant. Arrivé à mi-chemin de la pièce, la récitation d’un poème de Léon DEUBEL « Le Tombeau du Poète » avec quelques percussions comme fond sonore. Et voilà que la musique reprend avec toujours ses claviers dramatiques et un solo de guitare de Damien CHOPARD à vous faire frissonner. « Baume Érotique » est le premier des deux instrumentaux, orgue, synthé, guitare sont présents pour nous en donner et ajouter une section rythmique à point, la conclusion va de soi. « Sous Off Horreur » ferme ce premier CD avec une introduction musicale de près de dix minutes qui pourrait en faire rougir certains. Les textes sont un mélangent de poème de notre héro et des paroles de Francis DESCAMPS.

 

Le second CD débute avec « Cueillir les Secrets de l’Aube », titre composé par Damien CHOPARD, contient une ambiance plus classique surtout en raison de la présence de violons, gracieuseté de l’Ensemble à Cordes et Percussions du Conservatoire à Rayonnement départemental et de l’accordéon de Vincent MICHELAT. « Choc d’un Prélude », le second instrumental est en quelque sorte mené par la batterie de Cédric MELLS où  tour à tour les claviers et la guitare y vont de distorsions calculées. La pièce titre « Épitaphe » conclue la vie de ce poète disparu avec ce deuxième épique. Finale grandiose avec violons, claviers prenants et guitare touchante qui accompagnent les paroles tragique qui annonce la fin.

 

GENS DE LA LUNE nous offre ici une œuvre mémorable et unique qui vous demandera une écoute attentive. « Épitaphe » contient une puissance musicale difficile à égaler et des textes riches où les mots prennent tous leurs sens dans cette histoire tragique. Installez-vous confortablement avec les paroles et un casque d’écoute et vivez chaque instant. Plus que chaudement recommandé!

Cote 4.5/5

 

Pistes

CD 1
1. Brillant Embryon (8:15)
2. Triste Mardi-gras (6:45)
3. Mon Axiome Bleu Indigo (8:13)
4. Le Baume Érotique (7:09)
5. Quelques Détresses (7:11)
6. Sous off D'honneur (9:53)

CD 2
7. Cueillir Les Secrets de L'aube (6:02)
8. Les Arts (4:29)
9. Choc d'un Prélude (4:26)
10. Du Haut de ma Citadelle (6:51)
11. Où Sont les Routes de mes Déroutes (5:00)
12. Épitaphe (12:01)

 

Musiciens

- Francis Decamps (Ange) / claviers
- Jean Philippe Suzan / chant
- Damien Chopard / guitare
- Cédric Mells / batterie/percussions
- Mathieu Desbarats / basse

 

 


RESISTOR – To the Stars – Auto production – 2014

Par Richard Hawey

 

2013 a été pour Steve UNRUH une année fort chargée, du côté musique ses collaborations avec les projets COLOSSUS, WILLOWGLASS et THE SAMURAI OF PROG et sa participation sur deux autres album dont le prochain d’UNITOPIA, mais aussi dans sa vie personnelle, maladie et un changement d’emploi. On pouvait se demander si RESISTOR existait encore, la réponse est ici dans l’écriture de cette chronique. Donc voici le tout dernier album de RESISTOR intitulé « To the Stars ». Steve UNRUH (guitare, chant, violon et flute) est toujours accompagné par ses fidèles musiciens, Rob WINSLOW (basse), Barry FARRANDS (batterie), Fran TURNER (guitare).  La musique de cette formation américaine est une des plus belles illustrations de ce que peut-être le rock progressif actuel. Le groupe nous sert à chaque album un cocktail savoureux aux ingrédients multiples empruntés à des courants rock allant du hard au folk, concrètement on peut entendre des sonorités proches de JETHRO TULL et de YES.

 

L’album débute avec la pièce titre, qui donne une excellente idée de ce seront les compositions suivantes. Le chant a cappella ouvre cette chanson suivi par les instruments qui entrent en scène tandis que le rythme et le ton s'accroissent. On y trouve de la guitare acoustique, puis électrique en chorus avec quelques effets. Vers la partie médiane du titre, un passage avec un énorme travail de la basse et de la batterie. Une courte intervention au violon viendra donner une coloration folk à cette première piste. Ce violon reviendra assez souvent par la suite et il sera pratiquement l'instrument central de "Train To Tucana", quatrième titre de l'album, qui verra même une brève intervention de la flûte traversière. « Random Values » est un titre court qui  à une certaine époque, serait sorti en 45 tours. Cette chanson aurait été quasi parfaite pour mettre en valeur l’album. Une autre excellente pièce comme « I, Of the Hurricane » est plus rock que progressive, elle est livrée sans prétention et elle est très efficace. « Train to Tucana » nous offre une légère saveur prog-folk proche de Jethro Tull surtout en raison du jeu de la flute bien senti. L’autre longue chanson qui clôture de façon exceptionnelle cet album est « Boy With His Brain Out In Space » qui nous offre des ambiances proches de KANSAS et JETHRO TULL.

 

RESISTOR nous prouve une nouvelle fois avec « Into the Stars » que leurs compositions sont de très grandes qualités avec un éventail de styles aussi varié que passionnant. Steve UNRUH et ses compères confirment leurs qualités d'instrumentistes de très haut niveau sans jamais lasser l'auditeur par des démonstrations inutiles. Recommandé!

Cote 4.5/5

 

Piste

1. To the Stars (11:46)
2. Random Values (2:58)
3. I, of the Hurricane (4:33)
4. Train to Tucana (7:08)
5. Atlantis' Final Flight (6:07)
6. Little Lie (5:20)
7. AnnihilExcavation (8:37)
8. The Boy With His Brain Out In Space (12:51)

 

Musiciens

- Steve Unruh / guitares, chant, violon, flute
- Rob Winslow / basse guitare
- Barry Farrands / drum set, voix
- Fran Turner / guitares

 


NOUVEAUTÉS À VENIR

Après un long silence de 12 ans voici qu'on annonce un nouvel album pour la formation des Pays-Bas TRIANGLE.

Un groupe qui décide de s’appeler Standing Ovation parait de prime abord prétentieux. Ces 6 finlandais nous ont présentés en 2012 leur premier album "The Antikythera Mechanism". Et voici maintenant leur second "Gravity Beats Nuclear". Les références sont nombreuses, Spock's Beard, Dream Theater pour ne nommer que ceux-là.

 

MOTORPSYCHO nous présente leur quinzième album studio, il a pour titre « Here Be Monsters ».

Et oui un nouvel album pour cette formation suédoise qui paraitra le 14 mars sous le titre "Seaside Air". Une entrevue avec le groupe est prévue. À suivre!

Trio américain auteur d’un premier album baptisé "A is for Ampledeed" en 2013, Ampledeed est assurément une formation originale.

 

Évolutif, moderne et conséquent - sur When We Were Beautiful, DANTE a pris le meilleur des albums précédents pour créer un chef-d’œuvre musical. Disponible sur Gentle Art of Music le 18 mars.

 

 

SECTION IV est une nouvelle formation du Royaume Uni qui offre avec "Superhuman"une musique progressive accessible, remplie de richesses sonores qui rempliront vos oreilles. À découvrir !

 

 

EL TUBO ELÀSTICO, un jeune quatuor originaire de Jerez au sud de l’Andalousie, qui nous présente leur premier album éponyme.

 

 

PROFUNA OCEAN

In Vacuum

FREIA Music

TERRA INCOGNITA FESTIVAL

ROCK PROGRESSIF  

20, 21 & 22 MAI 2016   Québec


Tous les profits de la vente de l'Univers Progressif 4 vont à CKIA !! Merci de nous encouragez ! La compilation est disponible maintenant.