Chroniques / Review V

 

DOUG WOODS AND COLIN POWELL – Folklore – Autoproduction – 2015

Par : Louis Hamel


Après un premier album concept « The Haunting of Sally Caster », Doug WOODS et Colin POWELL nous reviennent avec un 2e opus nommé simplement « Folklore ». C’est un album concept inspiré de mythes celtiques et de folklore irlandais. Pour cette production Doug WOODS n’a composé que 4 pièces dû à la maladie et autres inconvénients, Colin POWELL a fait les 6 autres pour compléter le travail.
Folklore contient 10 pistes, il est fourni avec un livre, ou chaque pièce est imagée et un texte suit pour expliquer l’inspiration afin d’écrire la musique. 90% de l’œuvre a été fait sur un Ipad avec un logiciel musical. Comme ils ont dit : nous voulons montrer que le Ipad peut produire de la vraie musique et pas seulement des bips et du musak.

 

The Hill of Tara est la première composition de ce cd, ça commence tout en douceur, un brin celtique et new age comme style, c’est très reposant. Tuatha de Banann, ressemble à des chants de moines dans un monastère, belle ambiance divine. Même constat avec Uaithne ( the harp of the dagda ), chant divin, mais avec une touche à la Mike OLDFIELD. The keening (lament for a lostsoul ) est selon moi la composition la plus faible de l’album, elle vient déteindre sur les autres qui sont de styles new age et ambiantes.

 

C’est un album qui surprend, si on sait que c’est fait à 90% avec un logiciel de musique installé sur un Ipad. Vraiment agréable à écouter pour se reposer, lire ou en regardant les images et les textes qui sont fournit avec l’opus. Pour un voyage dans le passé, c’est super.

Cote 4/5

Pistes :
1 – The Hill Of Tara
2 – The Green Man
3 – The Dream Of Aengus
4 – The Hand Fasting
5 – Tir Na Nog
6 – Tuatha De Danann
7 – Uaithne ( The Harp of the Dagda )
8 – In The Wake Of The Morrigan
9 – The Keening ( Lament for a Lost Soul )
10 – Betwixt And Between

Musiciens :

Doug Woods – Keyboards, Wave Drum
Colin Powell – Guitar, Keyboards

MAD FELLAZ – Mad Fellaz 2 - Pickup records - 2016

Par Philippe André

 

Second album pour la formation transalpine MAD FELLAZ en ce début d'année 2016, à peine plus de deux ans après leur premier effort discographique, le groupe est originaire de Bassano del Grappa, petite ville située dans le nord-est de l'ITALIE, province de VICENCE pour les géographes.

 

Coté musiciens, nous retrouvons la fratrie BUSATTO à la guitare soliste & à la batterie, ainsi que leurs mêmes comparses aux quatre cordes, aux claviers & aux instruments à vent. La grande nouveauté de ce deuxième album, c'est l'adjonction du chant & qui plus est d'un chant féminin en la personne d'Anna FARRONATO, bien que tous les titres ne soient pas chantés ("Me Gusta", "Moslem Sabbath" & "Meet the Gooroo"). MAD FELLAZ a fait le choix de vocaux dans la langue de SHAKESPEARE, ce qui ne gêne pas le moins du monde, même si j'ai toujours préféré un chant dans la langue maternelle.

 

Nous trouvons sur cet opus trois titres longs (14, 14 & 12 minutes) & les autres d'un format moindre. MAD FELLAZ nous propose comme dans son album éponyme une musique variée, originale, complexe, qui va du jazz léger (le titre introductif & épique "Hollow Shell")à la fusion en passant par du progressif classique à la BANCO (les trois dernières minutes hammonesques de "OVO"), des passages électro, une guitare rageuse & fripienne ("Moslem Sabbath"), ethniques (le meme que précédemment), beaucoup de circonvolutions musicales en équilibre entre les différents styles avec une utilisation mesurée du saxophone ("Hollow Shell"), de la flute & de la clarinette, des instruments trop peu souvent joués dans une musique progressive qui veut sortir des sentiers battus.

 

Globalement MAD FELLAZ se situe au croisement des formations les plus inventives & bizarroides (vous avez dit bizarre ?) telles que KING CRIMSON ("Blood Pressure "seconde partie ou VAN DER GRAAF GENERATOR avec une pointe de Canterbury (GONG), les références aux années soixante-dix restant les plus marquantes & les plus parlantes pour la majorité, la face transalpine subsistant dans les moments les plus doux.

 

Une belle réalisation à écouter avec attention, car pas d'un accès facile.

Cote : 4/5

 

Pistes :

1. Hollow Shell (14.00)

2. Blood Pressure I (1.28)

3. Blood Pressure II (14.40)

4. Me Gusta (6.54)

5. OVO (Of Virtual Omniscence) (11.56)

6. Moslem Sabbath (8.44)

7. Meet the Gooroo (3.38)

 

Musiciens :

Paolo Busatto - guitar

Marco Busatto - drums

Carlo Passuello - bass

Enrico Brunelli - keyboards, sax

Rudy Zilio - flute, clarinet, keyboards

Lorenzo Todesco - percussions

Jason Nealy - guitar

Anna Farronato - voice

 

ASHBY – Fragmental – Autoproduction – 2015

Par Marc Thibeault

 

Mélangez les groupes WHITE WILLOW, EVANESCENCE et WITHIN TEMPTATION avec une touche du style de THRESHOLD et vous obtenez ASHBY ! Les allemands ont sorti ce deuxième album Prog-Rock très prometteur en novembre dernier. Les amateurs des groupes mentionnés ci-haut vont tous avoir dans cet album quelque chose de bon à se mettre sous la dent.

 

«The Faceless And The Shore» débute en force l’album. THRESHOLD et WHITE WILLOW me viennent tout de suite à l’esprit en écoutant cette pièce. La voix de Sabina MOSER est juste bien dosée dans chaque style qui remplit les 5 minutes de cette création. Vient ensuite «A Lunar Year». 13 :05 de bonbon : changement de styles, changement de rythmes, Mme MOSER qui change de ton de voix à sa guise, les musiciens qui s’en donnent à cœur joie. Une de mes préférées !

 

«Ashes Decay» me fait plus penser à un mélange des CRANBERRIES avec WHITE WILLOW! C’est encore la voix de Sabina qui rehausse la pièce même si cette dernière serait sûrement aussi bonne en instrumental. Encore une excellente pièce. «Pax» est une pièce triste qui a des airs de PORCUPINE TREE. Le piano de Joel VON DER HEIDEN est partout et la voix de Sabina MOSER se lamente juste à point. Très jolie.

 

J’aime « The Colossal Empire » pour son côté sombre. Beaucoup de parties de cette longue pièce (13 :17) empruntent des styles rappelant DREAM THEATER. Très bonne. « Holy Water » est celle qui m’accroche le moins même si elle est bonne. Peut-être parce que beaucoup de bouts de la pièce me font penser à DREAM THEATER. Chacun ses goûts ! « A Question Never Heard » clôt l’album de bonne manière. Un bon Prog-Rock de 10 :25.

 

Une très agréable surprise venant de l’Allemagne. Il reste à souhaiter qu’ils daignent venir nous voir un jour.

Cote 4/5

 

Pistes

01 - The Faceless And The Shore (5:00)

02 - Aether - A Lunar Year (13:05)

03 - Ashes Decay (9:42)

04 – Pax (6:06)

05 - The Colossal Empire (13:17)

06 - Holy Water (6:49)

07 - A Question Never Heard (10:25)

 

Musiciens
Sabina MOSER- Chant
Joel VON DER HEIDEN - Claviers
Chris STREIDT – Guitare Basse
Rik SCHINDLER - Batterie et percussions
Jan GÖPELT - Guitares

 

OCTOPIE – The Adventure of Harry and Walrus Kane – Khatru Music 2015

Par Richard Hawey

 

Il arrive souvent qu’un album dont nous n’attendons pas grand-chose soit une surprise. Et bien j’ai vécu cette expérience lorsque j’ai écouté OCTOPIE, j’ai cherché quelques informations sur le net et j’ai trouvé ceci. Basé à Helsinki ce jeune quatuor offre un son progressif tout à fait distinctif. L’idée de former un groupe est arrivée en 2010, les deux années suivantes ont été consacrées à la création et à solidifier le groupe. En 2012 un premier album est offert « Fresh from the Oven » qui est bien accueilli à Helsinki ce qui les incite à aller de l’avant. En 2013, un EP est produit et du coup le travail pour un second album débute, « The Adventure of Harry and Walrus Kane » sort pendant l’été 2015 et est distribué par Running Moose Productions. Pendant la période d’écriture, le groupe fonde leur propre étiquette, Khatru Music. Les influences d’OCTOPIE passent par la période faste du progressif des années 70 qui se mélange avec l’ère psychédélique des années 60. Le résultat est très surprenant.

 

Avec cette dernière production OCTOPIE nous offre un album concept. « The Adventure of Harry and Walrus Kane » est divisé en treize pistes relativement courtes, la durée est d’un peu plus de quarante-cinq minutes. Le groupes est formé par Tom TAMLANDER (chant, basse, flute), Visa KIVISAARI (batterie et chœur), Jere LEHTOMAA (guitares, chœur), Axel THESLEFF (claviers, chœur). Ils ne sont pas seuls car six musiciens invités les accompagnent sur certains titres. Pour débuter je vous parle du chant de Tom TAMLANDER, je le décrirais comme théâtrale, vivant et un peu fragile surtout sur les notes élevées. Toutefois l’ensemble est très bien, il y a un bon équilibre entre les parties chantées et instrumentales, comme vous pourrez le jugez en écoutant « I Am the Walrus » qui est surprenante.  Le titre suivant est plus délicat, « A Theme from the Past » déborde d’émotion. Le troisième titre 'Into the Vortex' poursuit dans la veine du premier titre avec une grande section instrumentale atmosphérique mettant en vedette la guitare suivie par un solo de moog à point. Les pièces « Lazy Saturday » et « Disco Pirates » qui s’enchainent offre un excellent moment surtout en raison du rythme de la mélodie accrocheuse de la première et de sa finale à la guitare qui se mixe à « Disco Pirates » sans accros. Sur « Inside the Whale » l’atmosphère est mystérieuse et lourde malgré sa courte durée. « Blast Off » est un instrumental qui offre un solo de clavier vraiment innovateur, l’atmosphère est jazzé et encore accrocheuse. « Child Planet » est un titre qu’il faut écouter plusieurs fois, musicalement c’est assez surprenant dans le bon sens. La suivante offre un chant qui rappelle Queen, la flute est sublime. Les trois dernières pièces restent dans le moule des précédentes, c’est un quarante-cinq minutes bien remplis.

 

Un peu comme je le disais au début, je n’attendais pas grand-chose de cet album, mais OCTOPIE m’en a bouché un coin. « The Adventure of Harry and Walrus Kane » surprend par son originalité, ses performances et son interprétation. À découvrir !

Cote 4/5

 

 

Pistes

1. I Am the Walrus (6:57)
2. A Theme from the Past (2:07)
3. Into the Vortex (5:20)
4. Lazy Saturday (3:16)
5. Disco Pirates (3:58)
6. Inside the Whale (2:43)
7. Blastoff (4:17)
8. Child Planet (4:07)
9. A Hymn for the Lonely People (2:23)
10. Dancing Light (3:20)
11. Universe (1:53)
12. The Walrus State of Mind (2:24)
13. A Theme for the Future (2:39)

 

 

Musiciens

- Tom Tamlander / chant, basse, flute
- Visa Kivisaari / batterie, backing vocals
- Jere Lehtomaa / guitares, backing vocals
- Axel Thesleff / claviers, backing vocals

 

Invités
- Tommi Jalo / trompette
- Sauli Heino / trompette
- Heikki Vesala / trombone
- Henri Pitkänen / saxophones
- Antti Poutanen / violoncelle
- Petrus Laitinmäki / violon, viola

 

MARBIN – Aggressive Hippies – Moonjune Records – 2015

Par Richard Hawey

 

MARBIN est à mon avis un nom à retenir, il débute en 2007 avec la rencontre de Dani RABIN (guitare) et Danny MARKOVITCH (saxophone), et dès 2009 un premier album voit le jour sous le nom de « Marbin ». Quelques changements à la formation se sont produits au fil des ans. Aujourd’hui MARBIN se compose de Greg ESSIG (batterie) et John W. LAUTER (basse) qui complète le quatuor avec les deux membres fondateurs. Après un album live publié en 2014, « The Third Set » chroniqué sur ce site, les voilà de retour cette année avec un nouvel album intitulé « Aggressive Hippies ». Petite parenthèse, ne vous fiez pas à la couverture qui n’est pas attirante du tout, car c’est tout un trésor musical qui se trouve à l’intérieur.

 

 « Aggressive Hippies » est la cinquième production de groupe, neuf pièces toutes instrumentales y sont incluses. L’album est une auto production du groupe avec un mandat de distribution pour Moonjune Records. Si vous avez déjà entendu le matériel de MARBIN dans le passé, vous êtes probablement déjà au courant de leur style fougueux, cela en raison du virtuose de la guitare qu’est Dani RABIN mais aussi de la rythmique complexe qui est exceptionnelle avec Greg ESSIG et John W. LAUTER. Tout cela s’entremêle avec le saxophone mélodique de Danny MARKOVITCH qui incorpore le jazz, le rock, les musiques du monde, le prog et la recette spéciale du groupe pour faire bonne mesure. Il y a plusieurs perles musicales sur cette production comme la complexe « Shabtay africaine », le jeu de guitare sur « Y 'all are Good », le rythme funk de « Juke Joint », et la guitare boostée aux stéroïdes sur « O'l Neckine » qui comporte quelques riffs de guitare vicieux, un saxophone criard et une performance athlétique des percussions. La chanson-titre est une chansonnette entraînante funky avec une présence du sax et de la guitare qui sont à retenir. Le tout se termine avec la plus longue « Jambo » qui qui se rapproche des sonorités live que nous retrouvions sur « The Third Set ».

 

Les fans de fusion qui cherchent à trouver une musique qui rend hommage aux grands noms des années 70 mais ornent leur son d’une touche moderne ont absolument besoin de découvrir MARBIN. Ces gars-là méritent d'être entendues par vous, ils vous sortiront de votre zone de confort, c’est certain mais vous y gagnerez.

 

Cote 4/5

 

 

Pistes

1. Just Music. 7:54
2. Y'All Are Good. 2:37
3. Intro. 8:46
4. African Shabtay. 5:20
5. Juke Joint. 6:35
6. O'l Neckin' 5:56
7. Morning Star. 3:13
8. Agressive Hippies. 6:26
9. Jambo. 6:52

 

Musiciens

- Dani Rabin / guitar
- Danny Markovitch / sax
- Greg Essig / drums
- John W. Lauter / bass

 

ZEN CARNIVAL – Lucid Dreamer – Autoproduction 2015

Par Marc Thibeault

 

Troisième album en 16 ans de ce groupe de Boston et New York, « Lucid Dreamer » touche à de multiples styles. Tantôt Prog-Pop, tantôt plus Prog-Rock, mais toujours interessant. Pas lourd à écouter, bien au contraire. Un album que l’on peut écouter tout en recevant des amis chez soi.

 

«Elemental» fait un peu retro avec le son de type clavecin. J’aime bien la musique lors du refrain: ça fait penser un peu au groupe ENCHANT. J’ai aussi en tête IZZ ou même SUPERTRAMP lors des soli de claviers.  «Lucid Dreamer» est très «radio friendly». Encore là, le style se rapproche du groupe ENCHANT ou JADIS. «Born Again» me fait penser à IZZ, autant par le son que par le solo de guitare. La fin avec l’envolée de clavier fait très DOORS.

 

«When She Cries» est une belle pièce un peu triste. Beaucoup de contretemps, des claviers du style des slows du groupe STYX, la voix de Ken PFEIFER se lamentant presque tout le long. Belle pièce. «Medieval Suite» a toute sortes de styles musicaux sauf peut-être Médiéval! Très Jazz-Rock instrumental, beats en contretemps, guitare plus lourde et claviers partout à travers. Les gars ont l’air de s’amuser en jouant. Rythmée et bonne ! «Mysterious Ways» est Funky sur les bords. Cette pièce aurait pu être écrite 40 ans plus tôt et elle aurait fait sûrement fureur ! Un style qui ne se démode pas. «Lullaby» est une belle berceuse (Lullaby) avec claviers et une guitare slide au style Country, presqu’Hawaïen. Très douce. La voix de PFEIFER sied à merveille pour ce genre de chanson. «Love Is The New Way» clôt bien cet album avec un style rappelant les RED HOT CHILI PEPPERS. Funky et entrainant.

 

J’aime bien cet album. Encore un autre album que l’on apprécie mieux en l’écoutant de plus en plus.

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. Elemental (5:28)
2. Lucid Dreamer (5:16)
3. Born Again (4:20)
4. When She Cries (5:35)
5. Medieval Suite (4:04)
6. Mysterious Ways (4:35)
7. Lullaby (4:58)
8. Love Is The New Way (3:58)

 

Musiciens

Bill Denison - Guitares, voix, claviers
Michael James - claviers
Chris Paglia – guitare basse
Ken Pfeifer - chant, claviers
Carl Puglisi - batterie, percussions
Bridget Murphy Zawilinski - voix


SADMAN INSTITUTE – Revival – Lynx record – 2015
Par : Louis Hamel

SADMAN INSTITUTE est une formation fondée en avril 2005, c’est un band dit de métal progressif basé à Cracovie, en Pologne. À leur début ils jouaient des pièces d’autres groupes comme entre autre, Porcupine Tree, Megadeth et Anathema dans leur période plus heavy. Ils ont fait un simple en 2010, le titre était Mathematical Transfusion. Les membres sont : Macies BERNIAK à la batterie et percussions, Tomasz GURGUL- guitare, Filip MALINOWSKI – basse, Marciej PAWLIK – vocal et Pawel SZCZEPANSKI – guitare et mellotron programmer.

Revival est leur premier album professionnel, il est sous l’étiquette Lynk Record, il contient six pièces d’une durée de 43 minutes.

Je pourrais être bref sur la critique de cette première production de SADMAN INSTITUTE. Mais explorons un peu ce cd. La première pièce Ash and Dust, fait penser à Opeth à ces débuts, elle s’écoute bien mais se gâche au trois quart, dommage ça aurait une belle composition mais trop longue. « Sacrifice » est la seule pièce où l’on peut dire quelle est dans le style métal progressif, elle est différente des autres, plus ambiante avec un peu de mellotron. Pour ce qui est des autres et d’après mon écoute ça ressemble à du heavy métal style Metallica, c’est du déjà entendu des milliers de fois, aucune surprise.

Ce premier album est étiqueté métal progressif et je me demande pourquoi, tout au long de l’album sauf pour « Sacrifice » et « Ash and Dust » pour une partie, ce que j’entends c’est du heavy métal et du Metallica. Ce n’est pas parce que tu mets un peu de mellotron que tu deviens automatiquement progressif, en bref je trouve les voix manquent de vie, compositions trop longues inutilement et les musiciens manquent de recherche dans leur jeux. Si vous aimez le heavy métal vous serez bien servit, bonne écoute si vous aimez. Comme ont dit tous les goûts sont dans la nature.

Non coté par Louis

NDLR 3/5

Pistes
1- Ash And Dust (8:05)
2- F.T. (6:07)
3- Rotten Home (6:30)
4- Take It All (5:42)
5- Sacrifice (6:46)
6- Trapped Between (9:51)

Musiciens
Macies Berniak / Batterie et percussion
Tomasz Gurgul / Guitares
Filip Malinowski / Basse
Maciej Pawlik / Chant
Pawel Szczepanski / Guitares, Mellotron

NECROMONKEY – Show me Where It Hertz – Roth Händle Recordings – 2015

Par Richard Hawey

 

NECROMONKEY est né de la collaboration entre le batteur Mattias OLSSON (ex-Anglagård) et le claviériste David LUNDBERG (Gosta Berling Saga). Les deux se rencontre en 2008 au moment où ensemble il travaillait sur le deuxième album de Gosta Berling Saga. Une couple d’année plus tard ils se sont mis à l’écriture du premier album de NECROMONKEY. Depuis et incluant « Show me Where It Hertz » le duo a trois albums studio et un album live enregistré en 2014 qui s’intitule « Live at Piano’s, NYC » dont je vous parlerai plus loin. Pour ceux qui ne connaissent pas cette formation je vous dirai que l’on peut parler d’un judicieux mélange en les deux noms cités plus tôt. Le duo offre une musique éclectique qui s’écoute très bien même si elle demande plusieurs écoutes pour bien sentir les feelings qui se dégagent de leurs compositions. Pour « Show me Where It Hertz » nous retrouvons un invité Kristian HOLMGREM aux claviers et quelques voix.

 

La première piste « Entering The Sublevels Of Necroplex » est la plus longue sur l'album. C'est une excellente mise en bouche, les éléments se placent très lentement avec une quantité minimale de sons. Par la suite s’ajoute d’autres instruments ce qui définit encore plus la structure de la pièce. Plus tard le thème change légèrement et se transforme en une impressionnante finale. Ce titre demandera peut-être à l’auditeur plusieurs écoutes mais une fois l’apprentissage passé, vous trouverez que c’est imaginatif. Le titre suivant « Everybody Likes Hornets But Nobody Likes Hornet Egg » est très créatif, c’est aussi le plus court morceau de l'album. Cette piste est construite de la même façon que la précédente avec un démarrage lent qui se développe avec l’ajout d’instruments au fur et à mesure que les minutes s’écoulent, dépaysant ! L’album continue avec le titre « The Rage Within the Clouds », cette pièce me fait penser à du Vangelis, en raison du jeu des claviers. En l’écoutant j’éprouve un double sentiment, celui d’une musique magnifique et céleste et d’un thème obsédant répétitif.  Il est suivi par « The Electric Rectum Electoral », juste entre nous, j’aimerais savoir où il pige le titre des pistes. C’est un style différent qui nous est présenté ici, plusieurs rythmes différents avec un jeu de claviers assez exceptionnel avec des coupures qui passent d’une sonorité légère à une plus appuyée. « Like Fun You Are » débute avec une ambiance assez sinistre qui nous amène vers le mellotron (son de violoncelle) qui donne à ce titre une atmosphère fantomatique. L’album se termine de façon grandiose avec « The Current Beneath The Squarewave », il y a diverses nuances de sonorités sur cette piste qui s’étalent tout au long de ce titre mais surtout à mi-chemin. J'aime beaucoup cet environnement trouble qui s’installe sur chacune des plages.  

 

Non ce n’est pas ce que l’on peut appeler une musique facile à digérer mais il reste qu’elle demeure fascinante. Comme je le disais plus tôt NECROMONKEY offre une musique éclectique avec des influences diverses qui mérite une attention particulière. Si vous aimez la musique électronique, le psychédélique et les claviers, cet album devrait vraiment être dans votre collection.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Entering the Sub Levels of Necroplex (11:00)
2. Everybody Likes Hornets But Nobody Likes Hornet Egg (5:00)
3. The Rage Within the Clouds (10:43)
4. The Electric Rectum Electoral (7:06)
5. Like Fun You Are (7:05)
6. The Current Beneath the Squarewave (5:54)

 

Musiciens

- David Lundberg / claviers, guitares, batterie, percussion, batterie électronique, electroniques, effets sonores
- Mattias Olsson / claviers, guitares, batterie, percussion, batterie électronique, electroniques, effets sonores

Avec:
- Kristian Holmgrem / claviers

 

NECROMONKEY – Live at Piano’s, NYC - Roth Händle Recordings – 2014

Par Richard Hawey 


Lorsque j’ai reçu l’album « Show me Where It Hertz » et que j’ai ouvert l’enveloppe il y avait une surprise. J’ai décidé de vous en parler très brièvement. Après deux albums studio NECROMONKEY nous présente leur premier enregistrement en spectacle enregistré lors de leur tournée aux États-Unis. Il s’agit de six titres qui proviennent de « Necroplex » produit en 2013 et de « A Glimpse of Possible Endings » publié en 2014. Le line-up est constitué de - Mattias Olsson à la batterie, David Lundberg aux claviers, Einar Baldursson aux guitares et de Kringle Harmonist à la basse. Le son est potable malgré certains défauts, toutefois j’ai bien aimé ce que j’ai écouté. À découvrir!

Non évalué.

 

1. Being Pluto (12:31)
2. Every Dead Indian (9:52)
3. Kinky Panda (4:59)
4. Knock Knock Hornet's Nest (8:53)
5.
The Storm (6:27)
6. A Glimpse of Possible Endings (12:14) 


SUNRISE AURANAUT – The First Cosmic – Freia Music – 2015 - Russie

Par Denis Boisvert

 

J’imagine qu’un auranaute fait des voyages mystiques. Notre auranaute s’appelle Vitaly et il vient de Russie. Comme c’est maintenant devenu facile, il fait tout sur l’album dans son studio et le partage avec nous. Ses premiers efforts avaient soulevés un intérêt suffisant pour attirer l’attention de Freia Music.

 

Son petit dernier n’a pas beaucoup évolué. La recette est banale, sur une batterie programmée ordinaire se greffe des mélodies de synthés essayant mais sans y réussir, de nous rappeler Rick Wakeman. Là où j’ai eu le plus de difficultés c’est avec les guitares. Quelques impros par-ci par là, sans invention ni surprise et ma foi sans grande virtuosité non plus. Une heure de musique instrumentale floue et monotone. Il y a bien des petits moments intrigants voire intéressants mais on est rapidement ramené sur terre par ces drones percussifs et cette guitare ordinaire. L’effort est là, les thèmes font dans le space-opéra mais la plus grande critique est vraiment le manque de substance et la répétition. Bref de la musique de relaxation énervante.  Kiselev maîtrise assez bien les claviers et montre un talent avec les effets spéciaux et les sons synthétiques mais le tout manque de structure et de surprise.  La facture sonique est moyenne. Si vous adorez les synthés et les airs New Age peut-être.  Comme comparatif russe je vous propose plutôt d’écouter Algabas (chroniqué par Profil l’an dernier) qui a le mérite de vous dynamiser et de vous introduire à du folklore slave avec une palette prog drôlement plus solide.  En passant la pochette en dit long sur le contenu.

 

Écoutez absolument avant de vous commettre. Tant mieux si ça vous plaît. Tous les goûts sont dans la nature…

Cote 3 sur 5

 

Pistes:

1. Amazing Universe (10:20)
2. Incarnation Calls (3:25)
3. Lost In Deep Space (8:13)
4. The Cycle Of Desires (3:54)
5. We Will Meet At The Spaceport (5:14)
6. Pristine Planet (3:49)
7. Nonstop (3:04)
8. Gravity (6:59)
9. Atmosphere And Vacuum (5:23)
10. The Threshold (6:47)
11. The Wisdom Of Mother Earth (3:23)

Musicien:

Vitaly Kiselev: synthés, guitares, basse, programmation de la batterie électronique


DOUG WOODS & COLIN POWELL – The Haunting of Sally Caster – Auto production – 2015
Par Louis Hamel


Cet album est un résultat d’une démo fait par Doug Woods, enregistré sur un iPad avec l’application Jordantron et dans le style de Rick Wakeman. Quand Colin Powell a entendu ce démo, il a demandé à Doug Woods s’il pouvait ajouter la guitare la basse et la batterie. Doug Woods a aimé le résultat, donc ils ont décidé de faire d’autres pièces ensemble et de développer le projet d’album concept basé sur l’histoire de Sally Caster.

 
« The Haunting of Sally Caster » est un album concept instrumental qui est bien modelé, si on se base sur le fait que c’est à la façon Rick Wakeman. Après l’avoir écouté trois fois, j’ai placé « Criminal Record » de Rick Wakeman dans mon lecteur pour en être certain. J’ai été surpris du résultat, on se croirait dans l’univers du claviériste. Il y a des effets sonores bien faits et le jeu des protagonistes nous gardent dans l’histoire surtout en raison du très beau livret (en PDF) qui raconte l’histoire de Sally Caster, on peut y lire un court texte sur chaque pièce présentée dans cet album, ce qui facilite grandement la compréhension de l’histoire et du coup conserve notre intérêt.


« The Haunting of Sally Caster» est un bon album instrumental pour ceux qui aime l’univers de Rick Wakeman de Yes et un peu de Steve Hackett. L’album est disponible uni uniquement en téléchargement sur leur Bandcamp.

Cote 3.5/5



Pistes
1- The haunting of Sally Caster
2-  Rats in the attic
3-  The storyteller
4-  The nightmare
5-  The black bridge
6-  The haunting carousel
7-  Up to no good
8-  The carnival of forgotten darkness
9-  Sally at the gates
10- The lament reguiem musicla box
11- The mechanical girl
12- Sally set her free

Musiciens
Doug Woods : claviers et wavedrum
Colin Powell : guitare et claviers

THE BLACK CODEX – Christiaan  Bruin – Freia Records  -  2014 

Par Denis Boisvert

 

Le « Black Codex », voilà un projet hyper-original et ambitieux. Bruin, batteur et compositeur hollandais a tenu le pari de produire un morceau de musique par semaine pour toute une année et en s’abonnant pour un petit Euro par pièce on pouvait recevoir son morceau hebdomadaire pour courriel (avec des paroles et de jolies illustrations).  Bruin, l’architecte de ‘Sky Architect’ et maintenant un collaborateur de Nine Stones Close montre toute sa créativité et sa maîtrise artistique.  Le produit tient le cap! Une première écoute révèlera un opus riche avec des tonalités variant du néo-prog à de la musique de trame sonore avec de jolis passages quasi-religieux.  Devant le succès de l’aventure on peut maintenant se procurer les CD physiques: 4 album-doubles couvrant 13 épisodes chacun ou même le coffret intégral.  On peut penser que la quantité l’emporte sur la qualité mais je crois plutôt que le format permet une exploration approfondie. Vous vous souviendrez peut-être de ‘Tales from Topographic Oceans’ de Yes. Oui il y avait des longueurs mais pourquoi se presser, et les bonnes longueurs n’étaient-elles pas longuement savoureuses!

 

Le tout est très homogène et bien tourné. Une superbe musique de fonds et/ou d’évasion tripative. Difficile de vous dire quel CD ou saison  est la meilleure. Les instruments sont d’ambiance avec des passages jazz, des chœurs, et une certaine simplicité. Les puristes pourraient exiger une condensation et un produit plus compact mais vive la licence artistique et bravo M. Bruin pour cet exploit. Très méditatif et calmant. Les voix sont presque des prières. Pour un batteur, les percussions sont bien dociles.  Bravo pour les illustrations superbes qui sont vraiment dans le ton.

 

Rien d’essentiel mais définitivement un produit supérieur, plaisant et qui remplira vos moments libres de paysages sonores envoûtants. Prenez le temps d’explorer un peu vous risquerez d’aimer.

Cote 4/5

4 double CD: Épisodes 1-13, 14-26, 27-39, 40-52

 

Musiciens: Christiaan Bruin  et plusieurs ami(e)s.


ALBION – Unsongs – Lynx Music – 2015

Par Richard Hawey


Avis aux fans d’ALBION, depuis le printemps dernier la formation polonaise travaille à la réalisation d’un nouvel album qui sortira en 2016. Pour cette raison, Lynx Music a préparé pour tous les fans un extraordinaire album de compilation intitulé « Unsongs ».


Cette compilation est les reprises instrumentales de certaines pièces qui ont marquées la discographie du groupe. Les chansons ont été composées entre 1995-2012, et elles ont été légèrement remixées. Une autre raison importante de cette version spéciale. 2015 marques les 20 ans depuis la sortie du célèbre album éponyme du groupe où nous retrouvions d’excellents titres dont « Golgotha » et «Shadow».


Pour ceux qui ne connaissent pas ALBION, voici quelques informations qui vous pourraient vous convaincre de vous procurer les albums du groupe. C’est une formation de Néo-Prog originaire de la Pologne avec un superbe chant féminin. Les compositions sont très belles et mélodiques à souhait, le tout dans une atmosphère agréable. ALBION  offre des compositions courtes et longues où les climats créées par la merveilleuse guitare de Jerzy ANTCZAK vous couperont le souffle, sans oublier les claviers subtiles de Krzysztof MALEC. Les influences sont clairement anglaise avec MARILLION, JADIS ou Steve HACKETT mais soyez assuré que leurs compositions ne sont pas des copies arrangées des noms précités. L’album débute avec « Golgotha », c’est d’ailleurs la seule pièce où entendrez les vocalises d’Anna BATKO, c’est elle qui officiait à la position de chanteuse sur l’album original en 1995, excellente introduction. Le second titre « Through The Rainbow » est tiré de l’album « Wabiac Cienie » paru en 2005. Encore ici vous serez conquis. « Fear » et « Particle of Soul » nous viennent du plus récent album du groupe, « From the Indefinite State of Matter », superbe. Les deux dernières pièces, « This is the Way Where We Go » de « Broken Hopes » (2007) et « Shadow » de l’album éponyme.

 

En attendant le prochain album d’ALBION, profitez de ce cadeau de Lynx Music et d'ALBION qui vous ravira les oreilles et vous donnera à coup sûr de petits frissons.

Cote 4/5

 

Pistes

1.Golgotha 9:14
2.Through the rainbow 10:03
3.Fear 10:04
4.Particle of Soul 10:17
5.This is the way where we go 8:23
6.Shadow 3:37

 

Musiciens

1995 - Ania Batko / chant - Jerzy Antczak / guitares - Paweł Konieczny / basse - Grzegorz Olszowski / batterie - Krzysztof Malec / claviers

2005 - Katarzyna Sobkowicz-Malec / chant - Krzysztof Malec / claviers - Jurek Antczak / guitares - Paweł Konieczny / basse - Rafał Paszcz / batterie

2007 - Katarzyna Sobkowicz-Malec / chant- Jerzy Antczak / guitaers - Krzysztof Malec /claviers  guests: - Krzysztof Wyrwa / basse - Rafal Paszcz / batterie - Aretha Chmiel / saxophone

2012 - Jerzy Antczak / guitares, fx - Krzysztof Malec / claviers - Katarzyna Sobkowicz-Malec / chant
guests: - Krzysztof Wyrwa / basse - Grzegorz Bauer / batterie - Rhonda Adams / choeur


PETE OXLEY & NICOLAS MEIER – Chasing Tales – MGP Records 2015

Par Richard Hawey

 

Je vous présente aujourd’hui une découverte que j’ai faite récemment, cette trouvaille je la dois à Leonardo PAVKOVIC de Moonjune Records. Il s’agit de deux guitaristes Pete OXLEY et Nicolas MEIER deux guitaristes qui ne sont pas des novices en cette matière. « Chasing Tales » est leur deuxième album sorti sur la maison de disques MGP qui a été cofondée par Nicolas lui-même et le bassiste Arran McSPORRAN. Pete que Nicolas ont commencé à travailler ensemble avec la sortie de « Travels to the West » en 2012. Pete OXLEY est un Britannique qui débute sa carrière musicale à Paris avant de retourner sur son île natale en 1997. Pete OXLEY a en effet derrière lui pas moins de quatorze albums solo et a joué avec un nombre impressionnant de musiciens de niveau international comme Chris Garrick, Tim Whitehead, Dave O’Higgins et John Etheridge, pour ne nommer que ceux-là.

 

Nicolas MEIER, est suisse d’origine et vit à Londres. Fortement impressionné durant son adolescence par les albums de Joe Satriani et Tony MacAlpine, il apprend la guitare et gagne une bourse à la fameuse Berklee University de Boston. Revenu en Suisse, il crée le Meier Group, ce groupe, qui comprend aussi la saxophoniste Gilad Atzmon, remporte le prix du meilleur groupe jazz au festival de Juan-les-Pins. Mais l’esprit musical anglo-saxon lui manque et il choisit de s’installer à Londres où les collaborations avec de grands jazzmen vont aller bon train. Mais il n’y a pas que le jazz dans la vie de Nicolas MEIER, il y a aussi le rock et en particulier le heavy metal qu’il pratique avec son groupe parallèle Seven7. On trouve aussi Nicolas MEIER associé au grand Jeff Beck avec qui il tourne en Europe et aux États-Unis.

 

« Chasing Tales » présente le duo dans des sonorités, relaxantes et décontractées qui ajuste l'atmosphère. C'est un mélange de Jazz, de classique et de flamenco étalé sur 12 compositions. Comme vous l’aurez deviné c’est un bel album consacré à la guitare jazz fusion où se retrouvent quelques bouffées d’orientalismes. Le douzième morceau est une reprise de "Uzun ince bir yoldayim", chanson du grand musicien folklorique turc Aşık Veysel (1894-1973). Les onze autres compositions originales mettent en œuvre des échanges experts et raffinés entre les deux guitaristes, toujours en mode instrumental, cela va de soi. Parmi les morceaux les plus remarquables, citons un "Tales" aux accents subtilement dramatiques, la tendre "Serene", l’orientalisant "Riversides", le plus funky "Breezin’ on" ou le feutré "Bluster".

L’interaction entre les deux guitaristes fonctionne toujours au mieux et les 66 minutes du disque passent agréablement, sans qu’on s’en rende compte. "Chasing Tales" plaira sans conteste aux amateurs de guitare, acoustique ou électrique, ainsi qu’aux connaisseurs du jazz fusion.

Cote 3.5/5

 

Pistes

  1. The Followers (7 :54)

  2. Looking West (6 :44)

  3. Tales (4 :48)

  4. The Bridge (5 :28)

  5. Serene (7 :03)

  6. Chasing Kites (4 :13)

  7. Riversides (4 :31)

  8. Compass Points (4 :57)

  9. Breezin’ (4 :23)

  10. Libra (6 :42)

  11. Bluster (4 :40)

  12. Uzun Ince Yoldayim (4 :16)

 

Musiciens

Pete Oxley – guitares électriques et acoustiques, synthétiseur

Nicolas Meier – guitares électriques et acoustiques, basse, synthétiseur. glissentar


DICE – Son. Sister. Sun. – Scene Records – 2015

Par Richard Hawey

 

Comme je l’ai écris au moment de la sortie de l’album précédent « Twentaurus » en 2014, DICE est une formation qui nous vient de l’Allemagne, plus précisément de Leipzig. Le groupe a à son actif plus de vingt albums comprenant les studios (17), en spectacle (4), DVD (2) et un album compilation. Le brillant et prolifique compositeur Christian NÓVÉ a produit un album par année depuis 2009 et c’est lui qui s’occupe toute la promotion. Côté musique, le groupe qualifie leurs réalisations de « cosmic prog » mais pour ceux qui aiment les comparaisons on peut on peut faire un certain rapprochement avec ELOY, PINK FLOYD et même HAWKWIND. Si vous connaissez la musique de DICE, surtout celle des dernières années, vous ne serez pas dépaysé avec celle de « Son. Sister. Sun. ».

 

L’album contient six chansons dont cinq dépassent les dix minutes, c’est la pièce titre qui est la plus courte, elle fait partie d’une suite intitulé « Dream-scene » qui apparait sur certains albums précédents. Si vous êtes un amateur de chant puissant, ce n’est pas la caractéristique principale de monsieur NÓVÉ. Toutefois ceux qui aiment les longs développements musicaux seront servis par l’excellent jeu de guitare, la présence surprenante de l’harmonica et par les claviers discrets qui enveloppent le tout. On débute cette description avec « Cosmic Forces », c’est celle que je préfère, avec l’introduction lancinante produit par l’harmonica et la guitare, pendant quelques secondes on croit entendre la musique de « Il était une fois dans l’ouest » mais cette impression disparait rapidement. Les claviers sont un peu plus présent sur cet chanson, il appuie magnifiquement la guitare, l’harmonica et le chant. « The Enlarging Universe » est plus rock avec plus de guitare au menu, elle est proche du style d’ELOY des dernières années. La chanson suivante « Being a Whispered Wind » est dans un style qui se rapproche de ceux entendu précédemment avec une belle mélodie. Le cinquième titre « Son.Sister.Sun (Dream-scene 18) » est un court instrumental qui, comme je le disais, fait partie d’une suite qui apparait sur certains albums précédents. La finale est représentée par « Valley of Light », comme pour plusieurs des titres précédents le chant même s’il a son importance passe après les différents solos, harmonica, guitare et claviers qui sont remplis de feeling. J’ai gardé le premier titre « All Things Remains the Same » pour la fin car c’est celui qui me déçoit le plus, même si quelques passages musicaux sont accrocheurs avec en particulier la guitare et ses très belles sonorités, l’ensemble me parait un peu simplet.

 

Ma conclusion sera brève « Son. Sister. Sun. » est un album attrayant qui a des qualités indéniables. Je disais dans la chronique de « Twentaurus » que ceux qui aiment les sonorités différentes surtout en raison de la présence de l’harmonica seront servis. Mais il ne faut pas s’attendre à des performances individuelles époustouflantes des différents musiciens mais plutôt à un jeu équitable de chacun d’eux.

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. All Things Remain the Same (11:10)
2. Cosmic Forces (13:16)
3. The Enlarging Universe (10:11)
4. Being a Whispered Wind (10:38)
5. Son.Sister.Sun (Dream-scene 18) (3:40)
6. Valley of Light (11:04)

 

Musiciens

- Christian Nóvé / chant, claviers, basse
- Ramona Nóvé / choeur
- Peter Viertel / guitares
- Thomas Hanke / harmonica
- Tom Tomson / batterie

 

 


RICK MILLER – Breaking Point – Autoproduction  -2015

Par Richard Hawey

 

Il y a tellement d'artistes talentueux qui évoluent sur la scène du rock progressif actuel et qui volent injustement sous le radar. Et je mettrais Rick MILLER dans cette catégorie. «Breaking Point » n'est pas le premier album de Rick et vous vous souviendrez certainement que Profil a eu la chance et le privilège d’avoir Rick MILLER en entrevue au moment de la parution de « Heart of Darkness » en 2014. Rick est un multi-instrumentiste, compositeur canadien très prolifique. Avec une carrière de plus de 30 ans, Rick MILLER a couvert beaucoup de terrain musicalement. C'est son dixième album en un peu plus de 11 ans. Ses points de références non pas vraiment changés, Pink Floyd, Steve Hackett et même du Moody Blues. Cela dit, il ne s'agit pas d'un exercice d'imitation, nous n’avons pas à faire à un clone, « Breaking Point » est une œuvre originale fait par un excellent artiste. L’album est disponible sous forme de téléchargement.

 

L'atmosphère générale de sa musique est sombre, si vous êtes un habitué des albums de Rick MILLER vous ne serez pas surpris. Rick est un très talentueux guitariste et il y a des moments qui rendraient Andy Latimer fier. L'ouverture est instrumentale avec « Battlescars » elle sert une excellente introduction pour ce qui va suivre. En fait, il existe de nombreux segments d'instrumentaux divertissants, disséminés tout au long de l'album et c'est là que l'influence de Camel se fait sentir. Bien que Rick soit responsable de la majeure partie de l'instrumentation, il y a aussi quelques performances individuelles excellentes. Surtout de la part de Sarah YOUNG, qui ajoute des moments magnifiques sur sa flûte. Rick n'a pas un large éventail vocalement, mais il semble connaître ses limites et les résultats finaux sont efficaces. La chanson-titre, l’épique « Tears of Blood » et « Smoke » sont des titres qui permettent de mettre l'album en évidence, même si toutes sont excellentes.

 

« Breaking Point » n’est pas un album très long, 45 minutes, mais chacune des chansons permet à l’auditeur de savourer le plaisir que l’album procure. Il est certain que j'aurais aimé profiter de quelques pièces de plus. Malgré tout, il s'agit d'un album très bien fait, impeccablement interprété et extrêmement divertissant. Si vous n'êtes pas familier avec sa musique, c'est un excellent endroit pour commencer.

Cote 4/5

 

 

Pistes

1. Battlescars (3:19)
2. Shades of Grey (2:59)
3. Tears of Blood (10:12)
4. Suspirar (3:27)
5. Deep in the Dark (5:46)
6. Breaking Point (3:50)
7. White Dogs (Including the Raven) (5:31)
8. Smoke (7:46)
9. The Eyes of Skye (2:31)

 

Musiciens

- Rick Miller / Instruments, Chant
Avec:
- Kane Miller / Guitare acoustique, Violon
- Sarah Young / Flute
- Mateusz Swoboda / Violoncelle
- Barry Haggarty / guitare Stratocaster
- Will / Batterie, Percussion

 


IOEARTH- New World - Auto Production - 2015

Par Philippe André

 

IOEARTH chapitre trois et quel chapitre !!!! Le duo fondateur Dave CURETON & Adam GOUGH qui se connaissent depuis l'âge de 12 ans, cartables sur le dos à Birmingham, nous ont pondu en cet an de grâce 2015 ce que l'on peut raisonnablement appeler une "OEUVRE". Le genre choisi c'est le rock progressif symphonique (RPS), sous catégorie chère à mes oreilles & pas qu'aux miennes d'ailleurs !!! & énorme bond qualitatif en avant depuis "Moments" en 2012 qui n'était pas lui même dénué d'intérêt pour les fans de ce RPS. Trois raisons humaines selon moi, peuvent justifier cet état de fait : 1) Linda ODINSEN la nouvelle chanteuse a une tessiture vocale plus adaptée à la musique de IOEARTH& s'avère donc bien supérieure à sa prédécesseurs 2) Luke SHINGLER flutiste & saxophoniste a pris une plus grande importance dans la musique du groupe, qui se démarque donc plus de ses semblables 3) L'adjonction d'un violoniste Jez KING enrichit la palette sonore & apporte un grain de folie supplémentaire dans les arrangements musicaux voulus par les deux pères fondateurs.

 

Une raison musicale prégnante de notre genre de prédilection, nous avons avec "New World" un CONCEPT album très écrit sur lequel Dave CURETON & Adam GOUGH ont travaillé quasiment trois ans & cela se sent car ce double album (ah oui il est double) ne comporte pas de réels moments faibles même si tout un chacun aura ses préférences & son avis sur la question......En ce qui concerne votre serviteur, deux bémols pour les titres  "Collision" & "Colours", pour le reste c'est du lourd, du top niveau, du grandiose, le genre d'album qui va marquer cette année 2015, voir même plusieurs années par sa richesse mélodique & ses très nombreux passages épiques dont vous ne pouvez pas vous lasser...:)

 

De la diaphane ouverture "Move As One" au géantissime instrumental "New World Suite", le premier cd nous emmène sur des terres originales avec le très rock "Redemption" parsemé de volutes orientales, un "Journey To Discovery" puissant échappé des voyages du MANDALABAND, "Trance" introduit par le piano & la guitare acoustique lui aussi avec une mélopée orientalisante sous l'archet du violon de mister KING & du saxophone de mister SHINGLER, le fin & beau -  très beau "Morning" illuminé par la flute & le chant de Linda ODINSEN, & "Fade To Grey" qui n'aura évidemment pas le même succès que celui de VISAGE mais qui n'a rien à lui envier quand à la qualité de la mélodie.

 

Sur le second cd "Insomnia" est quelque peu difficile à appréhender, construit qu'il est sur un binôme violence/apaisement, un long titre en deux climats vraiment distincts sur le plan rythmique & porté par de nombreux (trop) chœurs qui ont une tendance à étouffer la trame mélodique. Puis vient ou survient un trinôme d'anthologie avec "Red Smoke", "The Rising" & "Body And Soul" vingt minutes d'un VRAI bonheur musical, à écouter en boucle & religieusement tant il s'agit d'une odyssée musicale confondante de beauté formelle, Dave CURETON y joue les John PETRUCCI dans le premier tiers, un clin d'œil appuyé aux aigles de l'hôtel californien traverse la seconde partie (le gimmick de la six cordes & la légèreté du piano sont on ne peut plus parlant) & le troisième tiers lorgne goulument vers le tout meilleur MOSTLY AUTUMN ou KARNATAKA, porté par la voix habitée de mademoiselle ODINSEN. "Follow" & "Dreams" sont un ton en dessous mais fréquentables néanmoins, le premier me faisant irrésistiblement penser à KILLING JOKE avec sa rythmique pesante mais lyrique, un hymne sur scène c'est sur, tandis que le second chanté par Dave CURETON en personne s'avère un tantinet monotone ou mono mélodique tout du moins. L'OEUVRE se clôt par la version chantée de "New World" aussi remarquable que son pendant instrumental que je vous invite à visualiser à cette adresse https://www.youtube.com/watch?v=HUMxIKw-_F4

 

IOEARTH  nous offre la version musicale de GAME OF THRONES catégorie rock progressif.Inventif Organique Ebouriffant Aventureux Rutilant Tellurique Hypnotisant.

Cote: 5/5

 

Pistes :

Disque 1

1. Move As One (3:22)

2. Redemption (5:55)

3. Journey To Discovery (4:32)

4. Trance (5:10)

5. Morning (8:38)

6. Collision (5:39)

7. Fade To Grey (9:05)

8. New World Suite (7:16)

 

Disque 2

1. Insomnia (9:43)

2. Red Smoke (6:10)

3. The Rising (7:23)

4. Body And Soul (7:04)

5. Colours (4:52)

6. Follow (4:39)

7. Dreams (5:49)

8. New World (8:58)

 

Musiciens :

Dave Cureton – Guitares électriques et acoustiques, chant

Adam Gough - Claviers, Guitare, Theremin

Linda Odinsen - Chant

Luke Shingler - Saxophones, Flute, EWI

Jez King - Violon, Guitares électriques et acoustiques

Christian Nokes - Basse

Christian Jerromes - Batterie

Avec:

Ed Mann (Frank Zappa) - Percussion, Arrangement des percussions sur "Collision"

 


ANEKDOTEN – Until All The Ghost Are Gone– Virta Virta - 2015

Par Denis Boisvert

 

Après un long hiatus, nos proggeurs suédois reviennent à l’assaut avec cet opus qui semble trouver ses racines dans l’opulent Vermod du début 90. Même les deux pochettes ont un petit côté de famille. Les puristes seront contents car la facture sonique est tout à fait reconnaissable, on s’attend à une basse et batterie soutenue, des mellotrons dominants et une atmosphère lourde et orageuse avec ça et là des montées de guitares frippiennes dignes de l’album RED et on l’a. On a en prime de belles élaborations de flûtes et de saxo par Théo Travis.  Les voix se mélangent bien et ajoutent des nuances laissant les instruments dominer. Les pièces font toutes entre 6 et 10 minutes et montrent un bel éventail de qualité et de variabilité.  Les autres invités font des duels intéressants clavier-clavier ou guitare-guitare dynamisant encore plus les pièces plus longues.

 

L’album est construit avec maîtrise avec un Shooting Star captivant en intro et un Our Days Are Numbered puissant qui nous laisse le goût de vouloir continuer encore.  Je dois avouer que la première écoute m’a laissé sur ma faim (on croit toujours que le petit dernier va transcender toute l’œuvre) mais quelques écoutes plus approfondies m’ont vraiment permis d’accrocher. Malgré leurs racines anciennes, on sent quand même une influence moderne dans les textures et les arrangements (de bonnes doses à la Porcupine Tree, Motorpsycho ou Opeth).

 

Décidément un de leur meilleurs. J’ai même eu la chance de les voir en scène à la Convention Terra Incognita et quels musiciens accomplis! Barker offre une belle présence et le bassiste est remarquable. On a droit à tout un mur de son et une exécution irréprochable.  Les aficionados seront aux anges et si vous voulez découvrir un univers prog puissant, émotif et plein de mellotron orageux vous ne serez pas déçus.

Cote 4.5 sur 5

 

Pistes:

1. Shooting Star (10:10)
2. Get Out Alive (7:32)
3. If It All Comes Down to You (5:52)
4. Writing On the Wall (9:03)
5. Until All The Ghosts Are Gone (5:07)
6. Our Days Are Numbered (8:36)

Musiciens:

Nicklas Barker: voix, guitare, Mellotron, claviers
Anna Sofi Dahlberg: voix, Mellotron, violon, synthé
Jan Erik Liljeström: voix, basse
Peter Nordins: batterie, percussion
Invités:
Per Wiberg: claviers, Theo Travis: saxophone, flute, Marty Wilson-Piper: guitares


PARZIVALS EYE - Defragments – Gentle Art of Music – 2015

Par Philippe André

 

Après "Fragments" fin 2009, voici "Defragments" en 2015 qui marque le retour de PARZIVAL'S EYEle nom sous lequel se cache Chris POSTL bassiste et multi instrumentiste qui fut en son temps de 2000 à 2008 très précisément le P de RPWL. Autant vous le dire tout de suite, aucun des trois derniers albums de son groupe d'origine ne m'ont enthousiasmés, alors me direz vous pourquoi parler de l'ex bassiste de.........?

Première raison, qui vaut ce qu'elle vaut, peu de CDs m'ont remués les oreilles & les neurones depuis le début de l'année 2015. Seconde raison, Chris POSTL est plus avenant & plus sympa que les deux stars de son ancienne formation.........là je sens que je ne vais pas garder tous mes amis FB !!!! Troisième raison, si je peux lui donner un coup de pouce avec cette chronique, j'en serais fort satisfait.

Et la musique dans tout cela ? Nous allons la découper en rondelles ; les deux reprises celle de YES & celle de SUPERTRAMP sont correctes mais pas de quoi faire se lever les foules, elles passent à l'écoute mais pas question de les réécouter à l'envie, les titres originaux n'étant pas non plus des musts des groupes précités & dans le cas du superclochard ma préférence va à la version présentée ici & bonifiée par Christina BOOTH vocaliste plus connue chez MAGENTA. Ensuite nous avons plusieurs titres qui ressemblent à RPWL première période, c'est à dire celle où Chris officiait encore dans la formation germanique, pas facile de se détacher de sa base musicale, citons dans l'ordre du programme "Liar", "Out on the Street", "Lift Me Up"& "Journeys" ce dernier éclairé par un solo de guitare de toute beauté.

Enfin, déjà ? les deux titres restants, placés en première & dixième position, sont eux du vrai rock progressif, du solide, de qualité optimale, du prog néo bien sur avec une touche parsonienne, avec la présence à la six cordes solo de l'un des meilleurs guitaristes de la planète, le méconnu Ian BAIRNSON. Alors bien sur deux titres sur dix, vingt minutes de top niveau c'est un peu léger, PARZIVALS EYE se doit de faire mieux la prochaine fois.

Cote : 3,5/5

 

Pistes :

1. Reach The Sky (12:13)

2. Liar (4:37)

3. Out on the Street (5:37)

4. Long Distance (Yes Cover) (4:37)

5. Lift Me Up (3:54)

6. Journeys (4:13)

7. Walls In My Mind (9:37)

8. Two of Us (Supertramp Cover) (3:16)

9. No Belief (5:20)

10. Hiding Out (8:08)

 

Musiciens :

Chris Postl - Chant, claviers, Guitares, Basse & Mandoline

Ian Bairnson - Guitare Electrique (Solos)

Christina Booth - Chant

Vipo Maat - Guitares électriques

Stephan Treutter - Batterie

Invités:

Pablo Rissettio – Batterie sur 8

Tom Appel – Chant sur 9

Martin Keeser – Piano sur les pistes 4, 8, & 10

Evi Melzer - Choeur sur 5 et 7

Ossi Schaller - Guitare sur 6


MAJESTIC – Instruments Collection – digital  2015 

Par Denis Boisvert

 

Voici du matériel rafraîchissant et différent sous plusieurs angles. D’abord il s’agit d’une compilation,  ensuite l’emphase est instrumentale (sauf deux petites incursions vocales), l’artiste est américain, de Détroit de surcroît, (être proggiste aux USA est tout un exploit) et finalement le tout reste carrément expérimental et jazz (sous-entendre Soft Machine, Ozric) malgré des mélodies et une classification néo-prog. Et comble de bonheur vous pouvez vous le procurez gratuitement sur leur site (en 128kb/s) ou pour un petit 5$US une version de meilleure qualité sur bandcamp (avec 3 morceaux bonis).

 

Le matériel s’échelonne  sur les 5 dernières années et provient 50% du double album V.O.Z. mais contient aussi une pièce inédite ‘Modus Operandi 7’. Les pièces sont conçues de façon similaire : entre 6 et 9 minutes, un crescendo atmosphérique, des percussions omniprésentes et structurantes, les claviers plutôt mystérieux et la guitare en style impro. Les influences de l’avis de l’artiste sont Dream Theater, Marillion et King Crimson. Mais on reconnaît des moments Vangelis e.g. ‘Skies Clear’ ou même Pink Floyd Ummagumma (e.g. Modus Operandi 7). Sans être sombres, les thèmes sont nuageux et plaintifs voire tripatifs.

 

Se voulant comme un échantillonnage pour vous donner le goût de revoir leur catalogue assez imposant (8 albums depuis 2007) l’objectif est réussi. De la musique pour audiophile psychédélique intrigante et riche. De quoi encourager cet artiste dédié et indépendant. Solide.

Cote 4 sur 5

 

Pistes

1. Spirits Dwell - Originally Released on: V.O.Z. (2012) (8:16)
2. Dance of the Elders - Originally Released on: Ataraxia (2010) (8:24)
3. The Journey Back - Originally Released on: Epsilon 2 (2014) (6:07)
4. Modus Operandi 7 - Previously Unreleased 2014 (7:17)
5. Becoming (Reprise) - Originally Released on: V.O.Z. (2012) (6:43)
6. Astral Dream - Originally Released on: Ataraxia (2010) (7:32)
7. Rise to the Surface - Originally Released on: V.O.Z. (2012) (6:10)
8. Skies Clear - Originally Released on: V.O.Z. (2012) (3:30)
9. Doorways - Originally Released on: Epsilon 1 (2014) (7:46)
10. Hyperbole - Originally Released on: V.O.Z. (2012) (9:14)

 

Musiciens

Jeff Hamel: guitare, claviers
Collaborateurs: Celine Derval, voix (5),Jessica Rasche, voix (6)
Mike Kosacek et John Wooten, batterie

SALANDER – The Fragility of Innocence - Autoproduction – 2015

Par Marc Thibeault

 

Même si le duo fait de la musique depuis 2013, ce 4 album est la première occasion pour moi de les entendre. SALANDER est né en 2013, les deux Dave, CURNOW et SMITH qui sont amis depuis plusieurs années avaient un amour commun, la musique. Au fil des ans, le duo s’est retrouvé devant plusieurs compositions qu’ils ont décidé d’enregistrer. En 2014 trois albums deviennent disponibles, le premier « Crash Course for Dessert » est un album concept. Le second et le troisième paraissent dans le courant de l’année 2014. « The Fragility of Innocence » est un album concept relatant la vie d’une mère Islandaise & de sa fille qui se font leurrer hors de leur fragile sécurité pour rencontrer leur tragique destin. La cupidité de l’homme & son désir d’immortalité est le sujet de fond dans cette histoire écrite par Dave Curnow. La musique, majoritairement écrite par Dave Smith, y est tantôt simple, tantôt riche & variée.

 

Plusieurs styles musicaux et vocaux y sont amalgamés, rendant le tout coloré & éclectique. Le premier titre, « Aldri Sakleysi Er Farinn », est une pièce rappelant Pink Floyd, l’Alan Parsons Project des premiers albums ou le Porcupine Tree des premières années. Une introduction de 5 :41 avec un texte lu de Jacob Bronowski, biologiste & auteur de multiples livres sur l’être humain. Ça débute l’album en force! Le début de « Cold Icelandic Winter » nous invite dans le monde de la mère & de sa fille. Électro doucereux qui se transforme tranquillement en pop accrocheuse vers la moitié de la chanson. La voix de Dave Curnow y est modifiée électroniquement pour ajouter un peu de couleur. « Tomorrow Is A New Day » est une chanson où l’on entend les synthétiseurs de Dave Smith qui inspire l’espoir du bonheur tant attendu par la mère pour sa fille. Simple mais efficace. « Leroy’s Tale » est un prog-rock sans fioriture. La moins forte chanson de l’album. « Internal Doors » débute avec de la guitare au son mélodieux et qui nous inspire confiance. Puis vient une transition vers un style plus sombre avec l’ajout de synthétiseur & de Mellotron. Ce bout de transition me rappelle quelques passages d’albums du projet d’Arjen Anthony Lucassen : Ayreon.

 

Une des pièces fortes de l’album. « And So To Sleep » est une pièce qui nous fait partager la peine de la petite fille à la mort de sa mère. Le style de chant de Dave Smith ici me fait penser à Björk (la chanson Unravel), Kate Bush ou Laurie Anderson. Autre pièce forte en émotions. « Malansky » est une pièce qui me fait tout de suite penser au groupe It Bites de par le style de chant de Dave Curnow. Du synthétiseur, du piano et de l’orgue un peu rétro avec, comme accompagnement, une ligne de basse & un beat efficace. Un solo de guitare électrique vers la fin de la pièce qui fignole le tout adéquatement. « Evil Doctor », avec du Mellotron & de la guitare acoustique, nous entraine subtilement dans la folie et la cupidité de la docteure de l’histoire. La voix de Dave Smith sur cette pièce est froide et elle me fait quelque fois penser à celle de Roger Waters (Pink Floyd) ou Nick Barrett (Pendragon).  « Race Against The Machine » est la plus longue pièce de l’album. Elle est divisée en quatre styles musicaux et débute avec un rythme rock plus rapide que le reste de l’album, donnant un sentiment d’urgence à la pièce. Puis elle s’enchaine avec une section dominée par du synthétiseur et du piano, ce qui ajoute à la pièce un air de mystère. Une section techno s’en suit, nous transposant dans le monde froid  du labo et de la confrontation entre la docteure & son confrère. Le tout se termine avec le même électro doucereux que dans « Cold Icelandic Winter » avant que l’on entende une arme se faire charger et la détonation qui met fin à l’histoire et l’album.

 

Somme toute un bon album avec des arrangements musicaux aussi variés qu’agréables à écouter. On l’apprécie mieux en l’écoutant plusieurs fois.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Aldri Sakleysi Er Farinn (5:41)
2. Cold Icelandic Winter (9:08)
3. Tomorrow Is A New Day (2:23)
4. Leroy's Tale (3:57)
5. Internal Doors (8:44)
6. And So To Sleep (6:59)
7. Malansky (8:51)
8. Evil Doctor (3:29)
9.
Race Against The Machine (11:38)

 

Musiciens

- Dave Curnow / Chant, Synthés, Guitare, Guitare rythmique
- Dave Smith / Guitares, Basse, Mellotron, Orgue, Piano, Synthés, Boucles, Vocals
Avec:
- Frank Urbaniak / Batterie (pistes 2,6,9)
- Nihal Eleftheriou / Chant (pistes 1,6)

 

 

LONELY ROBOT – Please Come Home – InsideOut - 2015 

Par Denis Boisvert

 

Il y a des fois où les albums solos sont des exercices narcissiques et d’autres où ils deviennent libérateurs. Ce dernier-né, agréablement présenté sous étiquette InsideOut se campe résolument dans la deuxième catégorie. John Mitchell alias It Bites et Frost s’exprime librement, sans contrainte, faisant ce qu’il lui plaît du début à la fin et ce faisant, il nous livre un CD magnifique.

 

L’album montre avant tout la maîtrise de l’artiste surtout guitariste et compositeur. Chaque pièce explore un tableau différent avec des ambiances qui se promènent entre le néo-prog britannique récent (ex. Sound of Contact) et le crossover bien fait, rock musclé ou ballade bien fignolée. La balance des claviers ambiants, des parties de chants et des envolées de guitares et juste à point et résulte en un mur de son solide engageant et plaisant. On remarquera en passant des caméos de Nick Begg, bassiste émérite et même l’apport vocal de Steve Hogarth de Marillion sur 2 pièces.  La pièce ‘Airlock’ introduit le thème et les couleurs, puis ‘God vs Man’ définit l’armature. ‘The Boy in the Radio’ est entraînant et assez classique. Mon morceau favori est la pièce titre ‘Lonely Robot’ une pièce bondissante, accessible, enracinée dans le meilleur du rock des années 80. On ne peut passer sous silence la très belle ballade ‘Why Do We Stay’ qui sur un fond de dentelle de piano nous offre l’expressivité de la voix riche et vibrante de Mitchell en plus de nous donner un joli duo mixte avec la voix sublime de Heather Findlay (ex-Mostly Autumn). ‘The Godless Sea’ et ‘Are We Copies’ méritent aussi le détour.  La présence du batteur est bien sentie tout au long de l’album.

 

Ainsi donc, en tout et partout, un album solide, une prestation magistrale et une brochette de morceaux délicieux qui continue de montrer la force du néo-prog, sa maturité et sa diversité.  Déjà un favori en Angleterre. Recommandé.

Cote 4.5  sur 5

 

Pistes:

1.   Airlock - 3:55

2.   God vs Man - 5:40

3.   The Boy In The Radio - 4:49

4.   Why Do We Stay? - 5:10

5.   Lonely Robot - 8:07

6.   A Godless Sea - 5:26

7.   Oubliette - 5:19

8.   Construct/Obstruct - 5:46

9.   Are We Copies? - 6:17

10. Humans Being - 5:36

11. The Red Balloon - 2:01

 

Musiciens:

John Mitchell: voix, guitare, basse, claviers

Craig Blundell: batterie

Avec: Nick Beggs: basse et stick, Steve Hogarth, Heather Findlay, Kim Seviour: voix,

Jem Godfrey: claviers, Nick Kershaw: guitares


MALCOLM SMITH – We Were Here – Trope Audio 2014

Par Richard Hawey


“We Were Here” a été créé par Malcolm SMITH, compositeur/guitariste et membre fondateur du groupe de rock progressif METAPHOR.  Étant donné que son groupe principal prend une longue pause depuis 2007, SMITH quant à lui, s'est occupé à mettre la touche finale à son album solo tant attendu. Malcolm SMITH n’est pas seule, se sont joint à lui, le batteur Mattias OLSSON (Anglagard/White Willow), son ami Marc SPOONER (Metaphor) aux claviers, le bassiste Loren GUSTAFSON, au chant John MABRY (METAPHOR) sur « Still…Life » et Deborah ROTH, voix sur « Sykiatry », les guitaristes Rich LONACRE qui s’exécute sur deux chansons & Craig LAUNER sur une. Voilà pour la présentation, maintenant passons à l’album.


Une grande partie de ce que vous entendez sur  « We Were Here » se rapproche du rock progressif style vintage, les compositions sont complexes et décalé proche de ce qu’a fait METAPHOR. Les talents de compositeur de SMITH sont pleinement exposés dans l'ensemble, on peut le mesurer sur la pièce d'ouverture « Peyronie’s Angle » et sur « Cavity Research ». L’album n’est pas un album de performance guitaristique, mais plutôt une approche plus complète. Bien sûr, Malcolm SMITH tisse des lignes sinueuses de guitare qui sont imprégnées d’odeurs de jazz-fusion, mais il partage volontiers la scène avec les performances acrobatiques d’OLSSON ainsi du large assortiment de claviers de Marc SPOONER qui marque chaque étape de l’album. « Monkey Signature » est une sorte de mélange riche d’une rencontre peu probable entre Gentle Giant et Genesis tandis que sur « Still..Life » c’est le chant chaleureux de John MABRY accompagné de claviers mélancoliques qui font le travail. Bien sûr, ça ne serait pas un album prog sans l'épopée quasi obligatoire.  Ici elle nous apparait sous la forme d’une suite en plusieurs parties intitulée « Sykiatry », qui regorge de passages de guitare et de claviers complexes. Plusieurs références vintages vous viendront à l’esprit au moment de l’écoute, mais à la fin vous vous direz que c’est une excellente chanson. L’album se termine  avec « Les Canards de Guerre » qui est un mélange de jazz avec le prog qui est très plaisant à l’écoute. Cette pièce conclus d’agréable façon un très bon album.


Si vous êtes un fan de METAPHOR et que vous vous demandez ce qui se passe avec eux, voici quelque chose qui sera facilement vous faire patienter jusqu'à ce que le groupe sorte leur prochain album. Malcolm et ses compères ont fait un travail exceptionnel sur « Were Here Here », c’est un album de rock progressif qui doit être sur votre liste. Recommender!

Cote 4/5


Pistes

1) Peyronie's Angle (5:53)
2) Cavity Research (6:15)
3) Monkey Signature (9:08)
4) Still…Life (6:18)
5) Sykiatry – (13:31)
a) Kids, b) Mr. I, c) Immortal, d) Lessons Learned, e) Self-Less, f) Cliff Diving
g)  Brainfood, h) Mr. I – Reprise, j) Apotheosis
6) Les Canards de Guerre  (6:01)


Musiciens

Mattias OLSSON - Batterie

Marc SPOONER – Claviers

Malcolm SMITH – Guitares

Loren GUSTAFSON – Basse


Invités

John MABRY – Chant (4)

Rich LONACRE – Guitare additionnelle (2,5)

Craig LAUNER – Guitare additionnelle (2)

Deborah ROTH – Voix (5)


SIMAK DIALOG – Live at Orion – Moonjune Records 2014

Par Richard Hawey

 

Nous avons ici les dernières nouvelles de SIMAK DIALOG, un conglomérat très talentueux de l'Indonésie, qui ont entrepris un petit tour des USA en 2013 qui a atteint son apogée avec une performance à Orion Studios à Baltimore (Maryland), capturé ici sur deux CD. Le line-up est Riza ARSHAD (piano électrique Fender Rhodes), TOHPATI (guitare), Rudy ZULKARNAEN (basse), Endang RAMDAN (Sundanaise kendang percussion), Erland SURWARDANA (Sundanaise kendang percussion) et Cucu KURNIA (percussions divers jouets en métal), avec en invité spécial BELEDO, une autre découverte de Moonjune, à la guitare sur quelques pistes. Je dois

 

ARSHAD, le principal compositeur a mis sur pied il y a quelques années un style de jazz-fusion très personnel qui se rapproche des années 70. Ses compétences sur le Fender Rhodes sont tout aussi remarquables. Si vous aimez certains classiques de Chick COREA ou Herbie HANCOCK alors vous êtes au bon endroit. Ses explorations flambées sur « Stepping Inn » aux côtés de quelques merveilleuses percussions du trio sont enivrantes, tandis que sur la pièce d’ouverture «Throwing Words »  ARSHAD fait de la télépathie avec un TOHPATI bien musclé sur plusieurs passages de la pièce. Parlant du guitariste, son jeu et ses sonorités offrent un délicieux mélange de style qui vous laissera la bouche ouverte. Découvrez un son Wah-Wah funky sur la torride « For Once And Never » et sa formidable section rythmique. « Lain Parentina » contient quelques belles saveurs latines, alors que « The Spirit » 18 minutes s'appuie sur une intro atmosphérique suivi d’un mur de dissonance. « Kemarau » est une autre machine funky avec quelques lignes de basses grasses, guitares wah-wah et beaucoup de piano Rhodes aérée. La mélodique « Disapih » apporte l'esprit classique d’un WEATHER REPORT et la rage de « 5, 6 » qui contient des passages où TOHPATI et ARSHAD semblent s’amuser, eux qui ont été ensemble depuis les tous débuts.

 

Honnêtement, SIMAK DIALOG vient de se faire un nouveau fan, j’ai aimé leur album précédent mais ce « Live at Orion » m’a convaincu. Du jazz-fusion moderne avec un clin d’œil sur les années 70, il serait difficile d’avoir plus que cela. MoonJune Records a misé juste avec ce groupe indonésien et « Live at Orion » est une autre réussite. Prenez le temps d’écouter et vous serez possiblement conquis.

Cote 4.5/5

 

Pistes

 

Disque 1
1. Throwing Words (12:07)
2. Stepping Inn (12:40)
3. For Once And Never (08:36)
4. One Has To Be (13:05)
5. Lain Parantina (12:20)

 

Disque 2
1. This Spirit (18:01)
2.
Kemarau (11:02)
3. Disapih (12:08)
4. 5, 6 (11:30)

 

 

Musiciens

- Riza Arshad / Piano électrique Fender Rhodes, Piano Acoustique , Synthé
- Tohpati / Guitare
- Adhithya Pratama
/ Basse
- Endang Ramdan / Sundanese Kendang Percussion (Left)
- Erlan Suwardana / Sundanese Kendang Percussion (Right)
- Cucu Kurnia /
percussions divers jouets en métal


NUMEN – Numenclature – 2014 – Autoproduction -  Espagne

Par Denis Boisvert

 

Voici un groupe de musiciens qui font de la musique depuis 20 ans et qui nous offre un second album seulement après être en quelque sorte renaît de leurs cendres. Alors que leur premier jet les plaçait dans le genre néo, je crois que cet album rejoint plus le crossover.  La composition est riche, l’exécution sans reproche. Comme on peut s’y attendre avec un groupe latin, le tout est très mélodique et les paroles sont chantants. Les ambiances sont parfois floydienne. La balance des instruments est excellente. D’autre part il n’y a rien d’extraordinaire ou de surprenant. 

 

On ouvre avec la meilleure pièce ‘Cold and Grey’, un opus de 10+minutes qui ouvre sur une trame angoissante à la Tangerine Dream et qui se développe en une suite solide où priment des guitares gilmouriennes en réverbération, un riff de basse à la Doors des caisses claires militaires et de belles variations blues/rock. Même le vocaliste donne une prestation convaincante et émotive.  Malheureusement c’est après que ça ce gâte. On se rapproche du pop et les pièces suivantes ne décollent jamais vraiment. Malgré tout la facture est de qualité, l’ambiance douce et plaisante comme en fait foi la pièce Dumb Tongues.  Autre petit inquiétude, c’est le hiatus de plusieurs années entre les deux albums.

 

En conclusion, un album léger, rafraîchissant, bien tourné avec des musiciens d’expérience. Par contre l’album est inégal et manque de profondeur et de ‘oumph’. J’ai longtemps hésité avant la cote mais finalement les qualités l’emportent sur les défauts et je décerne un 4. Gracias.

Cote 4/5

 


Pistes

1. Cold and Grey (10:31)
2. Drops of Water (5:27)
3. Out of the Earth (7:38)
4. Dumb Tongues (7:03)
5. Every Day Brings Something New (7:49)
6. Missing Your Love (5:49)
7. The Camel's Back (6:25)
8. She Lost the Track of Time (7:21)
9. Remembrance (3:48)


 

Musiciens:

Víctor Arques: voix, basse
Manuel Mas : claviers

Antonio Valiente : guitare
Gaspar Martínez : batterie

César Alcaraz : voix


SYZYGY – Cosmos and Chaos (20th Anniversary Compendium) – Syzygy Music 2014

Par Richard Hawey

 

Sorti au départ en janvier 1993 et donc, au début du groupe qui portait à l'époque le nom THE WITSEND, voici une nouvelle réédition de l'album de ces musiciens américains qui offrent ici à leur public, une édition retravaillée et réarrangée avec quatre bonus. Notons que cet album avait déjà été réédité en 2003 suite à la sortie du premier album des musiciens sous leur nouveau nom SYZYGY. Sachez encore que la version que nous avons reçue à notre intention, s'additionne d'un superbe livret cartonné où l'on retrouve, maintes informations ainsi qu'un autographe de chaque musicien! Le digipack du CD ne souffre pas lui non plus de la moindre faute de goût avec, un emballage cartonné richement illustré.


Après cela, les fans sont prêts avec aux commandes du groupe, les membres fondateurs de SYZYGY que sont Carl E.BALDASSARRE (compositeur et guitariste), Sam GIUNTA (compositeur et claviériste), Paul MIHACEVICH (batteur et percussionniste). Est également présent Al ROLIK (basse) qui accompagne le groupe depuis l'album sorti en 2009. Il faut vous rappeler l’entrevue réalisée avec Carl à la sortie de « A Glorious Disturnance » en 2012. Donc près de 16 compositions pour cette nouvelle mouture où, l'on retrouve les morceaux de la version originale et quatre bonus avec d'une part, deux morceaux composés en 1984 (époque The Witsend Quartet) et d'autre part, deux versions en Live datant de 2010.

Pour commencer, place à des exercices solistes de la guitare et du piano sur les quatre premières pistes puis, c'est au tour des duos où la guitare est soit, accompagnée de la basse ou soit, des claviers. Un début d'album en forme de récital presque classique où, les musiciens étalent leur savoir-faire technique. Tout est ici précis et ne souffre d'aucune erreur dans ce qui semble être, une longue démonstration technique. "The Tone Row" second morceau en duettiste, s'ouvre quelque peu sur quelque chose de plus jazzy et de plus progressif pour, établir une belle transition avec les compositions suivantes où le trio (quatuor) se met définitivement en place. Bien entendu, la suite offre une orchestration plus complète où, les quatre musiciens ouvrent leurs instruments respectifs, on pourra entendre un très bon jeu de claviers et de guitare. N'oublions pas de préciser que l'on a ici en fait, une partie du Witsend Quartet où officiait à l'époque Sam GIUNTA et où l'on retrouvait aussi, Roman ZMUDZINSKI (batterie) et Gary PRIEBE (basse). Witsend Quartet évoluant par la suite en Witsend Trio, l'album retrace en quelque sorte et grâce aux bonus, l'histoire de cette évolution et donc, les deux périodes des deux formations qui se sont succédé. Mais revenons à cette série de compositions plus complexes où l'on apprécie un rock progressif bien charpenté dans des compositions aussi plus longues. Rien de révolutionnaire ici mais malgré-tout, un tout bon travail d'orchestration. Les deux compositions datant de 1984 et coïncidant avec l'époque de la première mouture de musiciens, offrent un rock progressif plus vintage, et ce, malgré les réarrangements. Ceci ne gâchant en rien le résultat avec toujours de belles démonstrations de chaque instrument comme le piano, la batterie et la guitare électrique. Cette dernière apportant un côté plus rock et plus tranchant. Passons enfin aux deux versions en public, deux morceaux déjà proposés en version studio sur l'album et qui offrent, une dernière facette du savoir-faire de ce groupe avec en prime ici, le chant de Mark BOALS.


Ce qui me semble intéressant ici, c'est de pouvoir connaitre l'évolution du groupe et suivre, ses diverses époques et formations. Pour l'ensemble, on est en présence de musiciens d'expérience qui nous offrent une présentation relativement complète de leurs premiers essais. C’est un album qui offre plus qu’un remake intégral de « Cosmos and Chaos », c’est un plus pour nous.

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. Cosmos [Guitar Prelude In E Major] (1:18)
2. Poetry In B Minor [For Solo Piano] (1:15)
3. Guitar Etude No. 1 [D Major] (2:21)
4. Guitar Etude No. 2 [G Major] (4:10)
5. Tautology [For Guitar & Bass] (3:55)
6. The Tone Row [For Keyboard & Guitar] (2:15)
7. Voyager (5:23)
8. Circadian Rhythm (3:36)
9. Closure (7:14)
10. Strange Loop II (6:22)
11. Mount Ethereal (7:34)
12. Chaos [Fantasia On Drums] (1:47)
13. Opus No. 1 [Witsend Quartet - 1984] (5:46)
14. Opus No. 3 [Witsend Quartet - 1984] (6:01)
15. Strange Loop II [Live 2010] (6:38)
16. Mount Ethereal [Live 2010] (8.03)

 

Musiciens

- Carl Baldassarre / guitares, chant
- Sam Giunta / claviers
- Paul Mihacevich / batterie, percussion
- Al Rolik / basse, chant
- Mark Boals / chant (15,16)
- Gary Priebe / basse (13,14)
- Roman Zmudzinski / batterie (13,14)


OSADA VIDA – The After-Effect – Metal Mind - 2014

Par Denis Boisvert

 

Pologne : une économie progressive égale-t-elle pépinière de rock progressif? OSADA VIDA y contribue (pas à l’économie mais au rock…). Bien ancré dans la lignée du néo-prog avec assises métalliques (comme Riverside d’ailleurs) voici un produit surprenant tant par son lyrisme, sa texture moderne et ses mélodies plaintives. On se sent en bonne compagnie : Dream Theater, Haken, Beardfish et bien d’autres. 

 

Vous apprécierez les sonorités rondes, les fréquents arpèges de guitares, le ‘mood’ situé quelque part entre le ‘angst’ et le mélancolique, la batterie imaginative. Les passages plus musclés sont énergisants, bien balancés et marient en justes dosages les claviers et les riffs de guitares. Majewski a une voix intéressante et convaincante. Près d’une demie douzaine d’albums à leur actif, mais ils sont bien maîtres de leur art maintenant. Selon les membres eux-mêmes ils ont tenté de faire dans le moins complexe et ceci ressort dans leurs 2 derniers albums. Les pièces sont courtes mais complètes. ‘Still want to Prevaricate’ offre une belle progression et une influence jazz. ‘No One Left to Blame’ est plus heavy mais cette belle basse qui soutient des orgues rauques et une guitare démente sans jamais perdre la mélodie vaut le détour à lui seul. ‘Sky Full of Dreams’ nous offre même un quatuor à cordes!

 

Non, ce n’est pas un album concept, mais un album bien conçu, mature et qui continue d’évoluer. Ayant renouvelé 40 % de leur l’effectif ils explorent de nouvelles avenues mais OSADA VIDA continue de grandir et de nous satisfaire.  Le nouveau guitariste est inventif, solide et semble participer beaucoup à la composition. Un groupe à découvrir et suivre. 

Cote 4 sur 5

 

Pistes:

1. King of Isolation (3:51)
2.
Sky Full of Dreams (4:32)
3. Still Want to Prevaricate? (3:05)
4. Lies (5:34)
5. Dance with Confidence (1:11)
6. I'm Not Afraid (5:47)
7. Losing Breath (5:01)
8. Restive Lull (5:42)
9. Haters (4:32)
10. No One Left to Blame (7:52)

Musiciens:

Marek Majewski: voix
Łukasz Lisiak: basse
Janek Mitoraj: guitares
Rafał Paluszek: claviers
Marek Romanowski: batterie

Invités: A. Sawicka, J. Kowalski, A. Krzyzak, W. Skóra- quatuor à cordes


EYESBERG – Blue– Progressive Promotion Records - 2014  Allemagne

Par Denis Boisvert

 

Voici un opus peu commun. Ce groupe d’amis qui jouaient à la fin de la période d’or, donc surfant sur les vagues du progressif mélodique circa 75-80, nous offre leur premier ! album. Ils ont repris leur vieux matériel inédit du temps et produit un album, ma foi assez séduisant, grâce aux facilités techniques du nouveau millénaire. Comme des photos du passé retouchées.

 

Mélodiques comme Eloy, les arrangements sont, on ne peut plus, prog classique. Comme bien d’autres groupes européens leur chanteur est un anglophone à la voix juste et au style troubadour. On sent qui a été influencé par Peter Gabriel. La balance instrumentale est superbe, des claviers intéressants incluant des soli synthétiques à souhait et des guitares bien dosées. Quelques pièces sont un peu faciles mais il y de jolis perles dans le lot. Feed Yourself est une ballade mellotronique émouvante. Il y a aussi de jolis passages médiévaux. On remarque beaucoup plus la cohésion des musiciens que leur virtuosité. 

 

Cet album plaira sûrement, l’humeur générale est surtout tranquille et paisible,  idéale pour une écoute reposante. Reste à savoir s’ils ont épuisé leurs idées ou si c’est le début de quelque chose de grand.

Cote 4 sur 5

Pistes :

1. Child's Play (4:33)
2. Epitaph (5:19)
3. Closed Until The Resurrection (6:35)
4. Winter Gone (5:02)
5. Inquisitive (3:32)
6. Feed Yourself (8:18)
7. 4-2-F (1:24)
8. Faces On My Wall (5:19)
9. Porcelain (3:33)
10. If I Told You The Truth (5:46)
11. S II (3:03)
12. Detachment and Replacement (5:29)

 

Musiciens:

Georg Alfter:  guitare et basse
Norbert Podien : claviers
Malcolm Shuttleworth: voix
Ulf Jacobs (invité): batterie


HARVEST - Northern Wind - Red Phone Records - 2014

Par Philippe André

 

Les formations espagnoles ne sont pas légion au royaume du rock progressif, en voici une qui nous propose en cette toute fin d'année 2014 son troisième album "Northern Wind". HARVEST, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, œuvre dans un néo progressif tantôt bucolique, tantôt énergique avec la globalité des titres qui oscillent entre trois et neuf minutes (excepté l'instrumental introductif), pas de longues suites à tiroirs donc. Tous les membres du groupe ont un point commun, ils sont fans de MARILLION. A noter pour les historiens que les deux Jordi (AMELA et PRATS) faisaient partie d'un autre combo espagnol auparavant DRACMA, auteur dans les années 90/2000 de trois albums dont le second "A Fine Stormy Weather" offrait une très bonne qualité musicale et déjà d'un niveau progressif de bon aloi.

 

La première réaction à l'écoute de cet album s'avère incontestablement positive, car cet opus défile sans anicroche, facilement, pas d'effort particulier pour nos oreilles mélo maniaques ; le contrepied de ce premier avis est de constater qu'il est difficile de distinguer un titre plutôt qu'un autre, cet album est il trop lisse ? Si vous aimez les voix féminines, celle de Monique van der KOLK est enjôleuse au possible, bien posée sur la totalité des titres, assez proche de celle d’Anne Marie HELDER vocaliste de PANIC ROOM entre autres. Si le MARILLION hogarthien actuel était chanté par une femme, avec néanmoins une prise de risque musicale inférieure, il pourrait tout à fait s'appeler HARVEST. Je vous recommande l'écoute attentive et sans modération du second titre, le plus long de l'œuvre "It All Becomes Clearer", du suivant "This Day" nanti d'un remarquable travail à la guitare électrique de Jordi PRATS, du remuant et très beau "Under The April Sky" porté par les percussions inventives et chaloupées d'Alex OJEA, du mystérieux et ténébreux "Shadows Behind The Lilacs" l'autre sommet du disque enchainé à "Rush" et enfin "Colours" qui résume à lui tout seul l'ambition grandissante d'HARVESTde construire un rock à mi chemin entre progressif et pop musique plus accessible avec un final évanescent sous les doigts agiles de Jordi AMELA.

 

Les autres morceaux sont d'un niveau moindre sans être désagréables pour autant, ils sont plus faciles d'écoute et par voie de conséquence moins progressifs, plus dans un format chanson ; quoiqu'il en soit HARVEST nous offre avec "Northern Wind" son œuvre la plus aboutie, l'album de la maturité sans aucun doute.

Cote 4/5

 

Pistes

01. Into the Void (1:07)

02. It All Becomes Clearer (9:25)

03. This Day (6:15)

04. Northern Wind (4:00)

05. Sending Signals (5:05)

06. Something's Changing (6:07)

07. Under the April Sky (5:37)

08. Shadows Behind the Lilacs (3:23)

09 Rush (6:02)

10. Tonight (6:30)

11. Colours (8:30)

 

Musiciens

Monique van der Kolk - chant

Jordi Amela - claviers

Alex Ojea - batterie

Jordi Prats - guitares

Toni Munné - basse

 

 


ELECTRIC ORANGE – Volume 10 – Autoproduction 2014

Par Richard Hawey

 

ELECTRIC ORANGE est un groupe allemand aux multiples facettes, leur style de musique peut être assez changeant d’un album à l’autre. Leur discographie contient une douzaine d’albums, leur premier a été publié en 1996. Le groupe offre un mélange irrésistible de pulsations hypnotiques et tribales, des orgues et synthétiseurs puissants, des guitares aux sonorités space, ainsi que des effets analogiques. Les musiciens sont désireux d'expérimenter toutes sortes d'instruments rares, obscures et vintage. Il faut noter que l’improvisation est une caractéristique importante pour ces musiciens. À titre d’exemple, les derniers albums produits par le groupe, « Morbus », « Netto » et « Volume 10 » sont totalement improvisés. Comme le précise Dick Jan MÜLLER dans l’entrevue qu’il a accordé à Profil et qui sera publiée bientôt, le dernier album composé de manière standard est « Krautrock from Hell ». Aujourd’hui cette formation allemande se compose de  Tom RÜCKWALD (basse), Dirk BITTNER  (guitares acoustiques & electricques, mandoline, banjo, percussion), Georg MOHNHEIM (batterie, percussion, cymbales et Dirk Jan MÜLLER (moog, rhodes, mellotron, harmonium, hammond, prophet, MU Modular, MS20, RS202, Farfisa Professional Duo, Philicorda, voix).

 

Pour être honnête, « Volume 10 » ne s’adresse pas à l’amateur de musique simple, ce n’est pas un album que vous écouterez tranquille dans votre salon parce qu’il demande une bonne dose de concentration à chaque écoute, et il vous en faudra plusieurs pour comprendre où le groupe veut vous amener. « Paraboiled » ouvre étrangement l’album, ce titre offre des influences sous le thème du Moyen-Orient avec une tension palpable qui monte au fur et à mesure de la progression de la pièce. Le mellotron devient obsédant, la mandoline se laisse aller en larmoyant, et la contrebasse découpe votre esprit  avec des résultats inquiétants. « Slowbind » soulève votre pouls avec une rythmique rapide et incessante et un banjo étouffé le enrobé de claviers. «Symptom of the Mony Nurse» ouvre sur des lamentations de guitare accompagnée de sonorités de synthé venu de l’espace. Cette guitare s’entremêle aux claviers futuristes montant en intensité avec une section rythmique hypnotique. L’enchainement se fait avec  les quatorze minutes de « Suite Beef » qui offre un début mélancolique un peu à la façon de Pink Floyd ou Popul Vuh en raison de jeu de l’orgue. C’est une sorte de réflexion spirituelle sombre où les petites interventions de la mandoline donne un effet assez troublant de ce qu’ELECTRIC ORANGE peut faire mais aussi le talent de Dirk Jan MÜLLER avec le progressif électronique. Les vagues de cymbale introduisent le titre suivant, « A Tuna Sunrise », où le violon basse est subtile le tout avec une pointe de piano électrique tout en douceur. L'album change soudainement de tempo avec une rythmique tribale qui met le batteur Georg MOHNHEIM en vedette, sur « Behind The Wall Of Sheep » En plus de ses tambours primaux implacables, vous entendez le sinistre choeur de Mellotron, divers bruitages, le martèlement de la basse menaçante de Tom RÜCKWALD et les guitares de Dirk BITTNER. À découvrir avec une paire d’écouteur! "Seven and Smell" est un sombre mélange psychédélique de distorsion électronique, de guitare aux sonorités d’une autre dimension, qui impose une voix récitée et envoûtante, avec des percussions qui rappellent « Behind The Wall Of Sheep »  avec ses battements tribales. « Worn Utopia » ferme l’album avec en ouverture avec des contractions électroniques  plutôt angoissantes. Diverses sonorités et ambiances sont créées avec la guitare et les percussions répétitives. Les synthés bourdonnent comme si une machine venue d’ailleurs cherchait à communiquer. Très troublant et désarment.

 

Comme je l’ai exprimé plus tôt, « Volume 10 » ne s’adresse pas à un large public, fans de néo écouté le avant. Il en demeure pas moins que cet album plaira aux fans de TANGERINE DREAM, POPUL VUH et ASH RA TEMPEL. Cette production nous montre qu’ELECTRIC ORANGE est fière de leurs influences vintage présentées de façon contemporaine. Précisons aussi que « Volume 10 » a été masterisé par EROC de GROBSCHNITT.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Paraboiled (7:42)
2. Slowbind (6:00)
3. Symptom Of The Mony Nurse (5:12)
4. Suite Beef (13:54)
5. A Tuna Sunrise (6:40)
6. Behind The Wall Of Sheep (20:25)
7. Seven And Smell (4:08)
8. Worn Utopia (15:19)

 

Musiciens

- Tom Rückwald / contrebasse, basse électrique, basse violon, noisebass
- Dirk Bittner / guitares acoustique & electriques, phonofiddle, mandoline, banjo, percussion
- Georg Mohnheim / batterie, percussion, tube wah, cymbales
- Dirk Jan Müller / moog, rhodes, mellotron, harmonium, hammond, prophet, MU Modular, MS20, RS202, Farfisa Professional Duo, Philicorda, voix


STRAWBS – Prognostic – Witchwood Records 2014

Par Richard Hawey

 

Il y a très peu de formations qui ont marquée ma vie musicale incluant CAMEL, YES, GENESIS ou KING CRIMSON mais mon expérience avec STRAWBS a été particulière. Ma première rencontre s’est fait avec l’album « Burnsting at the Seems » et ce qui m’a marqué à cette époque c’est la voix magique de Dave COUSINS mélangée au  style prog/folk/médiéval. Je ne ferai pas de retour discographique du cette formation du Royaume Uni mais sachez que si vous n’avez jamais écouté STRAWBS et bien je crois qu’il vous manque une partie importante de l’histoire du prog. Nous savons que Dave COUSINS continue à donner des spectacles ici et là dans le monde et que récemment il était au Canada. Ma plus grande surprise a été d’apprendre qu’un nouvel album était sur la table, et oui « Prognostic » est sorti en octobre dernier. Disons tout de suite que monsieur COUSINS n’a pas lésiné sur le nombre de musiciens et sur la qualité sonore. Une vingtaine de musiciens l’accompagne sur cet album, dont plusieurs sont des anciens membres de STRAWBS, comme Chas CRONK, Dave LAMBERT, John HAWKEN, Rod COOMBES et Rick WAKEMAN.

 

Mais c’est bien beau tout ça, la musique est-elle au niveau de ce que l’on peut s’attendre d’un groupe ayant autant d’expérience, c’est ce l’on va regarder ensemble. Ce qui rend cette nouvelle publication dès plus intéressante c’est cette impression que nous sommes devant Dave COUSINS et ses acolytes et qu’ils nous offrent un concert privé. « Prognostic » contient neuf chansons remasterisées prisent ici et là dans la discographie du groupe. Je n’ai pas toutes les informations sur l’origine de certaines chansons malgré le fait que plusieurs sont connus. Toutefois j’ai été en mesure de faire quelques liens avec certaines d’entre elles. Dans les plus connus, il y a « Blue Angel », ou les blocs composés de « The River/Down By The Sea » jamais enregistré et celui avec « Lay A Little Light On Me/Hero's Theme/ Round And Round » qui sont des moments totalement magiques. Pour les autres chansons, j’ai fais quelques recherches qui j’espère sont exactes. L’opus démarre avec « Heartbreak Hill » qui selon moi semble être une version live en raison des applaudissements à la fin mais je ne pourrais le jurer. Cette chanson place tous les éléments du style du groupe, intensité, émotivité et puissance. Les deux chansons suivantes sont « Through Aphrodite's Eyes » tiré de l’album « The Broken Hearted Bride » (2008) et « Something for Nothing » de l’album « Heartbreak Hill » (1995) qui nous offre un petit quelque chose de mystérieux avec leurs introductions particulières et la lourdeur musicale et le chant qui est toujours aussi prenant. « Starting Over », première chanson de plus de dix minutes commence sur un rythme effréné où le piano et les claviers se donnent pleinement. La guitare ne s’en laisse pas imposée ce qui introduit le chant toujours dans une rythmique soutenu. Puis elle se transforme en une ballade sensible où le chant de monsieur COUSINS nous rappelle tout son talent qui nous a fait vibrer dans le passé. La finale amène le duo vocal COUSINS/CRONK et la montée en puissance de la musique pour une finale grandiose. « Deep In The Darkest Night » met en vedette Rick WAKEMAN aux claviers et Conny CONRAD, musicien allemand de renom à la guitare et à la programmation. C’est une autre excellente pièce aux consonances classiques grâce aux claviers de monsieur WAKEMAN et au jeu sobre de Conny CONRAD.

 

On pourra m’accuser d’être chauvin mais STRAWBS nous présente ici un album qui ravira les fans de longues dates et saura s’en faire des nouveaux. « Prognostic » nous prouve sans l’ombre d’un doute qu’il faut encore compter sur eux. Rien n’est laissé au hasard sur cet album, production, performance et sensibilité, tout est là pour vous combler. Recommandé!

Cote 5/5

Pistes

1. Heartbreak Hill (7:41)
2. Through Aphrodite's Eyes (7:20)
3. Something For Nothing (7:19)
4. Starting Over (10:47)
5. Deep
In The Darkest Night (featuring Rick Wakeman and German
progmeister Conny Conrad) (6:06)
Archive Prog
6. The River/Down By The Sea (previously unreleased) (10:00)
7. Blue Angel (remastered) (9:48)
8. Tomorrow (remastered) (4:50)
9. Lay A Little Light On Me/Hero's Theme/ Round And Round (remastered) (8:47)

 

Musiciens

Pistes 1 & 4:
Dave Cousins – Chant, guitare
Chas Cronk – basse, chant
Andy Richards – claviers
Tony Fernandez – batterie
with:
Jo Partridge – Guitare solo

Piste 2:
Dave Cousins – vocals, guitar
Chas Cronk – bass, programming
Dave Lambert – lead guitar
John Hawken – keyboards
Rod Coombes – drums

Piste 3:
Dave Cousins – vocals, guitar
Chas Cronk – bass, vocals
Andy Richards – keyboards
Tony Fernandez – drums
Dave Lambert – lead guitar

Piste 5:
Dave Cousins – vocals
Rick Wakeman – grand piano
Conny Conrad – guitar, programming

Piste 6:
Dave Cousins – vocals, 12 string guitar
Tony Hooper – acoustic guitar
Brian Willoughby – lead guitar
Chris Parren – keyboards
Rod Demick – bass
Richard Hudson – drums

Piste 7:
Dave Cousins – vocals, acoustic guitar
Miller Anderson – lead guitars
Rick Wakeman – piano, organ
Roger Glover – bass
Jon Hiseman– drums

Piste 8:
Dave Cousins – vocals, lead guitar
Tony Hooper – acoustic guitar
Blue Weaver – keyboards
John Ford – bass
Richard Hudson – drums

Piste 9:
Dave Cousins – vocals, 12 string guitar
Dave Lambert – lead guitar
John Young – keyboards
Chas Cronk – bass
Tony Fernandez – drums


LANDMARQ-Origins - Synergy records – 2014

Par Philippe André

 

LANDMARQ ou le cheminement d'une déjà longue histoire. Un double album compilation qui fait honneur d'une part à Tracy HITCHINGS sur le premier cd et d'autre part à Damian WILSON sur le second, les deux étant d'une longueur comparable, tous les morceaux ont été remasterisés par Mike VARTY au Gargoyle Studio, une référence en Grande Bretagne. Sans entrer dans une discussion oiseuse qui n'apportera rien à personne, il est pertinent de dire que la période Tracy HITCHINGS a ma préférence sur la période Damian WILSON, sans que celle ci soit mauvaise bien au contraire comme nous allons le voir.

 

Cette dernière justement parlons en de suite ; trois titres tirés du premier album "Solitary Witness" de 1992 avec en point d'orgue le beau, très beau "Forever Young" de près de neuf minutes dont l'inspiration guitaristique camélienne ne fait pas de doute, un sommet de néo progressif. Trois titres également d"Infinity Parade" avec le long, très long "Ta Jiang" plus de seize minutes au compteur composé par le claviériste originel Steve LEIGH où vous trouverez tout ce qui peut faire le charme du néo prog quand il est écrit ainsi, des vocaux puissants et chauds, la guitare lyrique d'Uwe D’ROSE à son summum d'inventivité, les claviers en nappes ou en soli (piano classique et orgue essentiellement) et l'inspiration extrême orientale comme suggérée dans le titre. A noter que les deux autres titres valent également une écoute attentive, trois extraits, trois buts. Pour clôturer la période DW, nous avons également trois titres de "The Vision Pit", le moins bon album incontestablement de cette première moitié de la carrière de LANDMARQ, mais qui s'en sort avec les honneurs puisque les morceaux choisis sont les meilleurs de l'album en question......."Narovlya" avec ses accents russophones démontrant tout le savoir faire du quintet britannique.

 

Pour la période Tracy HITCHINGS, le panachage nous offre deux titres studio puis quatre titres live puis trois titres studio. La présence du sublissime "Lighthouse" peut à lui seul justifier l'achat du cd, tant ce morceau est d'un niveau "at the top" avec la délicieuse, bien sur, voix de Tracy, la multiplicité et l'omniprésence des claviers de Mike VARTY, la rythmique métronomique de Steve GEE et Dave WAGSTAFFE et la flamboyance de Monsieur D’ROSE à la six cordes électrique, une œuvre d'art musicale !!! Les quatre morceaux en public sont assez courts à part le premier "Between Sleeping and Dreaming" issu de "Science of Coincidence" qui approche les dix minutes, encore un titre de grande qualité tout en retenue, enjôleur me semble le mot juste.......Reste les deux meilleurs titres du dernier opus studio en date "Entertaining Angels" et la cerise sur le gâteau, parce qu'un gâteau sans cerise c'est triste comme un jour sans pain (fin de l'aparté culinaire) un titre inédit de 2014 "Origins" qui donne son titre à l'album ici présenté et sur lequel nous découvrons le nouveau et très jeune batteur de LANDMARQun nommé Daniel MARTIN ; évidemment (normal je suis fan) encore une composition de haut niveau qui laisse augurer du meilleur pour la suite de la carrière du groupe britannique.

 

"Origins" de LANDMARQ, une compilation quasi irréprochable qualitativement parlant, une compilation intelligente surtout, sur laquelle devraient prendre exemple toutes les formations qui nous refourguent pèle mêle des titres pseudos inédits, des chutes de studio, j'en passe et des pires encore. Chapeau !

Cote 4.5/5

 

Pistes :

Disc one - The Tracy Years

1. Science of Coincidence (5:16)

2. Lighthouse (10:55)

3. Between Sleeping and Dreaming... (Live) (9:31)

4. Tailspin (Let Go the Line) (Live) (5:47)

5. After I Died Somewhere (Live) (4:41)

6. Heritage (Live) (5:55)

7. Turbulence (Paradigm Shift) (12:32)

8. Personal Universe (7:52)

9. Origins (New Song) (10:58)

 

Disc Two - The Damian Years

1. Killing Fields (4:55)

2. Forever Young (8:56)

3. Borders (5:01)

4. Solitary Witness (6:52)

5. Ta Jiang (16:33)

6. Embrace (6:32)

7. Pinewood Avenue (6:24)

8. Narovlya (11:09)

9. Bed of Nails (7:15)

 

Musiciens

CD 1

Tracy Hitchings - Chant

Uwe D'rose - guitares

Steve Gee - basse, basses fretless, chant

Mike Varty - piano, claviers, violon, viola, chant

Dave Wagstaffe - Batterie, percussion, chant

 

CD 2

Damian Wilson - Chant

Uwe D'rose - guitares

Steve Gee - basse, basses fretless, chant

Steve Leigh - Claviers

Dave Wagstaffe - Batterie, percussion, chant


LAPIS LAZULI – Alien / Abra Cadaver - Autoproduction 2014

Par Richard Hawey

 

C’est un hasard qui a fait que j’ai écouté l’album de cette formation du Royaume Uni, plus précisément de Canterbury. LAPIS LAZULI c’est cinq jeunes musiciens, le groupe est composé de Neil SULLIVAN (Guitare, guitare MIDI), Dan LANDER (guitare), Phil HOLMES (saxophone, accordéon), Adam BRODIGAN (batterie), Toby ALLEN (basse) et Dave BRITTAIN (percussions, trompette, claviers) qui ont décidé de faire de la musique qui sort de l’ordinaire.  Alien / Abra Cadaver c’est deux longues suites de plus de vingt-trois minutes où l’on retrouve des influences qui passent par le rock progressif, le funk, jazz, latin, math rock et le rock psychédélique. Les amateurs de Frank ZAPPA, NATIONAL HEALTH, SOFT MACHINE, HAWKWIND et GONG vont se régaler.

 

Dès la fin de la première partie de la suite de « Alien » vous savez à quoi vous attendre sur cet album, il n’y a pas de cachette ou de promesse.  Les claviers qui tourbillonnent, les guitares qui sont fougueuses, les sonorités surprenantes de la trompette et du sax qui s’entremêle dans un style jazz fusion et les rythmiques complexes de la basse et la batterie composent la formule tout au long de l'épopée « Alien ». Tous les instruments se tissent l’un à l’autre pour offrir des arrangements complexes et très mélodieux. Pensez à l’album « The Grand Wazoo » de ZAPPA ou à NATIONAL HEALTH du milieu des années 70 et vous aurez une bonne idée du style de musique que LAPIS LAZULI offre aux amateurs. Sur la quatrième partie de « Alien » vous apprécierez particulièrement la musique entrainante et optimiste dans un style swing jazz qui vous fera bouger, vous taperez du pied en vous laissant entrainer par la musique. Sur « Abra / Cadaver » vous aurez beaucoup de musique à aimer, c’est tout de même un peu plus de vingt-cinq minutes. Les styles se suivent venant de sous des formes différentes comme le jazz, la musique latine, la musique du monde. Cette pièce est excentrique et envoûtante à la fois.

 

Oui vous aurez besoin de plusieurs écoutes pour apprécier toutes les facettes de la musique de LAPIS LAZULI. Le groupe nous démontre que l’on peut faire une musique sérieuse et aventureuse sur des thèmes optimistes qui évite les lourdeurs désagréables. Franchement rafraichissant!

Cote 4/5 

 

Pistes

1- Alien Part 1 (9:08)

2- Alien Part 11 (6:23)

3- Alien Part 111 (6:46)

4- Alien Part 1V (8:27)

5- Alien Part V (7:38)

6- Abra Cadaver (25:06)

 

Musiciens

Adam Brodigan - Batterie

Toby Allen – Basse, clarinette

Dan Lander - Guitare

Neil Sullivan – Guitare, guitare Midi

Phil Holmes – Saxophone, accordéon

Dave Brittain – Percussions, trompette, claviers

 


FRACTAL MIRROR – Garden of Ghosts – Third Contact 2014

Par Richard Hawey

 

Un an après la sortie de leur premier album « Strange Attractors », très bien reçu par la communauté progressive,  FRACTAL MIRROR récidive avec cette fois avec « Garden of Ghosts » qui est un grand bond en avant. Quelques grands noms du prog se sont associés à cette production comme Brett KULL d’ECHOLYN qui a coproduit et mixé  « Garden of Ghosts », il joue aussi de la guitare et ajoute sa voix sur chaque chanson.  D’autres comme Larry FAST (SYNERGY) contribue aux claviers, tandis que Don FAST apporte sa collaboration sur le sitar et la guitare. D’autres membres d’ECHOLYN participent, Ray WESTON, Paul RAMSEY et Tom HYATT y prêtent aussi que Charlotte KOPERDRAATet Jacque VARSALONA qui ajoute leur voix. Autre détail mais pas le moindre, Larry FAST a également masterisé « Garden of Ghosts » et signé le groupe sur son label. Le trio reste inchangé avec Ed van HAAGEN (basse, claviers),Leo KOPERDRAAT (chant, guitare, claviers) etFrank L. URBANIAK (batterie).

 

La musique de FRACTAL MIRROR est une étrange combinaison de différentes cultures, créant un son unique et pourtant familier. Si vous croyez que FM a changé son style, il n’en est rien, le groupe offre toujours de très belles mélodies bien composées et riches en sonorités. Il suffit d’écouter  « House of Wishes », une de mes préférées, la mélodie est simple sans fioriture, la voix pausée de Leo fait son effet et les claviers assurent de la profondeur. Sur « Phoenix » nous sommes témoin d’un changement de rythme et de son, c’est l’apparition de la guitare qui alourdie l’ambiance, bien appuyé par la batterie de Frank L. URBANIAKet encore cette voix ensorcelante. L’atmosphère se continue sur « Lost in Clouds » créé par la présence du mellotron et du Rhodes. Comme je l’écrivais dans la chronique de « Strange Attractors », si FRACTAL MIRROR  évoluait à l’époque dans les eaux de groupe comme IQ, MARILLION ou PALLAS, il a plutôt choisi de s’en éloigner même si nous y trouvons quelques réminiscences comme sur « The Hive » où le refrain appuyé par les claviers nous fait quelques clins d’œil de cette période. Court titre instrumental, « Solar Flare Reprise » est mémorable, il offre sur un plus de deux minutes sur fond de mellotron, quelques notes de guitare, de piano et une finale de violoncelle, je crois.


« Orbital View » est une des deux chansons qui dépassent les huit minutes, la voix de Leo KOPERDRAATs’installe doucement, avec toujours la présence de ce mellotronqui assombrie l’atmosphère et le message derrière le texte est profond. Cet album je l’ai reçu il y a déjà quelques semaines, je l’ai écouté et réécouté. Je n’arrivais pas à exprimer mes impressions, non pas que l’album soit sans intérêt, non pas du tout, mais plutôt due au contraste de la musique et les textes réfléchis. Lorsque vous suivez le texte sur « Orbital View » vous y trouvez cette ligne : (Our lives a straight line birth to depht and our places in eternity), ce style de phrase dans un environnement simple mais oppressant m’a emmené à la réflexion. Je me suis donné le temps nécessaire pour mieux saisir toute la complexité des textes. Je m’en voudrais de ne pas parler de « Stars » qui elle aussi dépasse les huit minutes, elle clos ce merveilleux album, c’est une dédicace à la mémoire de proches disparues qui nous ont appris la vie. Autre moment de réflexion dans une ambiance sombre et douce avec une musique remplie d’émotion.


Comme je le disais j’ai pris beaucoup de temps pour écouter « Garden of Ghosts » et je ne le regrette pas. J’y ai trouvé de la magie dans la musique et une réflexion dans ses textes ce que peut de groupes peuvent nous offrir. Tout ce que je peux ajouter, c’est écouter cet album il en vaut le coup. Recommandé!

Cote 4.5/5      


Pistes

1. House of Wishes (4:18)
2. The Phoenix (7:31)
3. Lost in Clouds (5:08)
4. Solar Flare (3:12)
5. The Hive (5:33)
6. Solar Flare Reprise (Instrumental) (2:07)
7. The Garden (5:37)
8.
Orbital View (8:16)
9. Event Horizon (5:31)
10. Legacy (5:46)
11. Stars (8:28)

 

Musiciens

- Ed Van Haagen / basse, claviers et programmation
- Leo Koperdraat / chant, guitares, claviers et textes
- Frank L. Urbaniak / batterie, percussions et textes

With:
- Brett Kull (Echolyn) / guitares acoustiques et électriques, harmonies
- Larry Fast / claviers
- Don Fast / sitar/guitare
- Jacque Varsalona / choeur
- Charlotte Koperdraat / chœur

- Ray Weston, Paul Ramsey et Tom Hyatt / choeurs



SONTAAG – Sontaag – Cherry Red Records / Esoteric Antenna – 2014

Par Richard Hawey

 

Pour être honnête, je ne savais pas trop ce qui m’attendait avec SONTAAG. Ma surprise a été totale et dès plus agréable. Première réalisation pour ce duo formé par Richard SONTAAG et Ian FORTMAN qui devrait d'emblée frapper en plein visage tous les amateurs de rock progressif et surtout de rock atmosphérique. Sur les bases de la grande tradition établie par certains précurseurs dont PINK FLOYD, notre duo de choc présente ici un concept-album où le space rock est omniprésent avec de nombreuses envolées vers les firmaments. Au-delà de la performance de création et d'écriture, ajoutons également un travail technique de haut vol concernant l'enregistrement et le mixage des sons qui donnent à l'ensemble une ambiance interstellaire! Alors prenez un siège confortable, installez-vous et placez votre casque d’écoute, c’est parti!


Concept donc avec Ian qui s'occupe de l'histoire, du chant et des paroles. Quant à Richard, il prend en charge les instruments et la production qu'il partage avec un certain YOUTH (Killing Joke). Le duo est aidé par Milo VENTER à la batterie et Amanda CROSS au chant. Atmosphérique puis psychédélique, la musique s'envole vers un PINK FLOYD des grandes années, et ce, pour mieux s'élever vers le ciel. À mi-chemin du travail d'un certain monsieur WILSON, où la guitare électrique aérienne transperce l'espace pour mieux contrebalancer les synthés qui enrobent l'ambiance de sons futuristes. Dès la première composition « Empyrean », notre cœur balance entre rock'n'roll garage et space rock envoûtant. La guitare, toujours proche du grand GILMOUR, apaise quelque peu le travail parfois chaotique de la section rythmique qui nous frappe. Une grande réussite donc qui présage très certainement d'un grand album. Cela continue de plus belle avec toujours cette ambiance aérienne sur « The Great Harmodulator » où progressif, psychédélisme et futurisme introduisent par la suite une narration très à propos. L'univers du néo-progressif nous transperce également l'esprit avec des moments dignes de PENDRAGON mais aussi d'un ARENA inspiré. Les passages futuristes sont l'égal d'un qui se serait encanaillé d'une bande de fous furieux pratiquant un rock caverneux ou un grunge
! Toutes ces belles références s'entrecroisent et s'entremêlent pour un résultat à la fois aérien et direct. À certains moments, la narration s'accompagne d'un chant masculin et même féminin, ce qui apporte une coloration supplémentaire aux compositions. Comme le chant des sirènes, celui-ci nous envoûte et nous emporte au loin vers d'autres horizons. Le niveau reste constant tout au long de l'album avec un plaisir d'écoute sans cesse renouvelé. Le groupe réalise ici une alchimie unique en son genre et à haute vélocité, ce qui démontre une grande imagination dans l'écriture et la composition des plages de cet opus.


C’est un voyage spatio-temporel que ce duo de musiciens nous offre avec une excellente réalisation qui frappera immanquablement l'esprit de chacun. À certains moments je me suis demandé si cet album était une réédition des années 70, tellement le son nous rappelle cette grande époque. Si vous cherchez un album pour rêver et vous évader, et bien le voici.

Cote 4/5

 

Pistes

1.   Empyrean (5:08)

2.   The Great Harmodulator (4:49)

3.   Spaceshifter (2:37)

4.   Harmodulation (0:44)

5.   Minor Keys of Anguished Weeping (4:23)

6.   Serena Serenarum (5:34)

7.   Sorush (3:19)

8.   Interstellar Genocide (3:22)

9.   Chokuto (2:02)

10. Glissandor (4:47)

11. The Skull-Scraping Caterwaul (3:51)

12. Aftershock (5:41)

13. Memoria Tenere (9:56)

 

Musiciens

Richard Sontaag – Tous les instruments, compositions et concept

Ian Fortman – Histoire, paroles, chant et concept

Avec :

Milo Venter – Batterie

Amanda Cross - Chant


PHI - The Waves of Sound Remain – Gentle Art of Music – 2014

Par Richard Hawey

 

Formé en 2006 et déjà auteur de deux albums, dont « For the Love of Ghosts » (2011), que nous avons déjà fait tourné sur les ondes de Profil, ces autrichiens nous offrent aujourd’hui un troisième album intitulé « The Waves of Sound Remain » publié chez Gentle Art Music, bien connu pour abriter plusieurs groupes importants comme RPWL, CRYSTAL PALACE et FREQUENCY DRIFT pour l’album « Over ». Concernant la musique de PHI, on notait à l'époque un savant mélange de rock progressif et de métal progressif porté par un trio de musiciens assez doué.Le trio est constitué de Markus BRATUSA (Chant, Guitare, Programmation), Arthur DARNHOFER-DEMÁR  (Basse, chants) et  Gabe CRESNAR (Batterie).

 

C'est un départ assez aérien et plutôt soft qui nous embarque vers un mélange de métal progressif et de rock'n'roll. Si la musique a manifestement évoluée avec un côté plus rock, le chant présentant beaucoup de coffre et un timbre de voix agréables qui se prête bien au style du groupe. Ce dernier apportant toujours hauteur et profondeur, il se décline aussi selon diverses intonations. Si la première chanson tire vers le métal, la seconde composition semble plus complexe et alterne des moments rock et des passages symphoniques où, le côté progressif revient au-devant de la scène. On maintient par la suite une alternance de morceaux tournés résolument vers le rock et le métal progressif et d'un autre côté, des morceaux plus fouillés qui prennent plus de profondeur. Concernant les instruments et si l'on constate un très beau travail à la basse, la guitare joue ici dans tous les registres en passant du rock à l'acoustique et surtout, au heavy-rock. Le travail de programmation se fait lui-aussi bien sentir avec au final, un résultat de haute qualité. Ajoutons enfin que la finalisation des sons fût à la charge de Jon ASTLEY connu pour son travail avec LED ZEPPELIN et ANATHEMA.


Si souvent le démarrage des chansons se fait en douceur, l'accélération qui suit lorgne soit vers le symphonique ou un progressif lourd qui reste comestible. Mais l'intelligence de PHI, c'est de nous concocter aussi au sein de l'album, des moments de ballade, de pop-rock et de post-rock qui font de l'ensemble un album hétérogène et complet. Le groupe autrichien maintient son très bon niveau et il serait dommage, de passer à côté de cette belle prestation sonique
!

Cote 4/5

 

Pistes

1. Buy Your Piece Of Love (04:41)
2. Welcome Tomorrow (08:36)

3. Tune In Zone Out (05:19)

4. Maye Sometime Else Then (05:05)

5. Revolution By Design (04:08)

6. Behind A Veil Of Snow (05:45)
7. The Liquid Hourglass (02:46)

8. Now The Waves Of Sound Remain (12:10)

9. This Last Favour (04:51)

 

 

 

 

Musiciens

- Markus Bratusa / Chant, Guitare, Programmation
- Arthur Darnhofer-Demàr / Basse, chants
- Gabe Cresnar / Batterie


SUPERNAL ENDGAME – Touch the Sky – Volume II – 10T Records – 2014

Par Richard Hawey

 

SUPERNAL ENDGAME  est un groupe de rock progressif de Dallas au Texas, que nous retrouvons pour leur deuxième album « Touch the Sky vol :II » sur l’étiquette 10T Records,. Le groupe est composé de Rob PRICE (Chant et choeurs, batterie, percussions), John EARGLE (guitares électriques, acoustiques et synthétisées, claviers, basse, mandoline, chant et chœurs), Tom MORE (guitare basse, claviers, pédales midi, chœurs), Jett CHEEK (claviers, choeurs) et John CRAFTON (guitare électrique, acoustique et classique, choeurs), ils sont aussi rejoints ici par des invités spéciaux Dave BAINBRIDGE de IONA et Carl BALDASARRE de SYZYGY à la guitare. Il faut ajouter aussi plusieurs violonistes et guitaristes invités. Spécialisé dans le rock progressif mélodique et symphonique, le groupe combine le power-pop, le classic hard rock, l'ambient et le folk celtique. Concernant les textes des chansons, ce projet est inspiré d'éléments fortement spirituels.


En écoutant les premières plages de l'album, on comprend mieux pourquoi il y a tant d'instruments. Tout l'espace sonore est ici utilisé avec un véritable arc-en-ciel sonique où, c'est une véritable orchestration complète qui s'empare de vous. Le rock progressif symphonique domine bien les débats avec de nombreuses composantes tournées vers la pop-musique et le néo-progressif. Le côté léger et mélodique imprègne chaque composition où le fond sonore, est résolument accessible et le travail des synthétiseurs, se cale sur celui d'un Rick WAKEMAN par exemple. Pour ce qui est de l'ensemble, on peut prendre comme références des groupes comme SPOCK’S BEARD ou KANSAS. La musique développée fin des eighties par certains groupes comme BOSTON me semble aussi avoir quelques similitudes avec nos amis du Texas. Le côté plus commercial s'explique par le fait que les mélodies sont très facilement abordables par le grand public ce qui, n'enlève en rien au travail accompli.


Je vous ai parlé jusqu'ici de rock progressif symphonique mais si je devais être complet, il serait plus correct de préciser que de nombreux passages de jazz-rock, de rock celtique ou même de soul égrènent çà et là les morceaux de cet album. Ce qu'il faut finalement retenir de cet opus, c'est la richesse du paysage sonore mais aussi, la grande maitrise des instruments avec la dominance des guitares et des synthétiseurs. SUPERNAL ENDGAME nous propose donc avec « Touch the Sky volume II » un album riche en sonorité, bien exécuté et accessible.

Cote : 4/5

 

Pistes

1. Supernal One (Immanence and Transcendence) (4:40)
2. Different Stage (11:30)
3. Again and Again (5:00)
4. Eden's Song (14:06)
5. S.O.S (Save Me) (5:26)
6. Immutable (5:31)
7. White Flag (10:00)
8. Dischord n' Datchord (2:08)
9. Swim In Your Ocean (5:46)
10. Orwelled (0:28)
11. The Endgame (15:13)

 

Musiciens

- Rob Price / chant principal, batterie, percussion, claviers
- John Eargle / chant principal, guitares, claviers, basse, mandoline
- Tom More / Basse, claviers, pédales midi, choeurs
- Jett Cheek / Claviers, choeurs
- John Crafton / Guitares, choeurs
With:
- Dave Bainbridge (Iona) / Solo guitare (9)
- Carl Baldasarre (Syzygy) / Solo guitare (4)

 


FREQUENCY DRIFT – Summer– Auto production 2014 

Par Denis Boisvert

Frequency drift: un décalage non intentionnel et généralement arbitraire d'un oscillateur de sa fréquence nominale. 
Étoile montante du genre crossover, nos ami(e)s allemands avaient la dure tâche de nous impressionner quelques mois seulement après le lancement du merveilleux 
album « Over ». L’expression : ‘prog cinématique’ les suit avec justesse depuis un petit bout de temps déjà. Alliant sans effort des instruments plus traditionnel comme
le violoncelle ou la harpe à l’armement de mellotrons et guitares et avec la voix délicate d’Isa Fallenbacher le groupe à définitivement son style propre. De l’aveu du groupe cet effort sans étiquette se veut un moyen de ramasser des fonds pour payer
leur prochaine tournée.
Initialement voulu comme un EP, ils ont remanié du
matériel inédit de toute la période antérieure. Au lieu d’avoir une compilation rapiécée de morceau de seconde importance ils ont plutôt réussi le tour de force de nous offrir un produit égal voire supérieur à ‘Over’.
Je trouve que les pièces sont plus intimes, plus instrumentales et moins tricotés serrés au grand plaisir des oreilles. Le groupe annonce aussi que cet opus représente la 
fin d’un chapitre, une sorte d’adieu. Le thème de l’été serein, chaleureux mais aussiimpermanent ressort clairement. La pièce ‘Summer’ est plus moderne et proche du niveau d’évolution du groupe. ‘Distant’ est éblouissant par ses mellotrons, ses
leitmotivs de clavier/guitare et son atmosphère. ‘Siren’ envoûte par son solo de guitare long et langoureux. Pour ‘Midnight’ la druidesse Isa semble nous parler de mystè-res celtes. ‘Ringshining’ toute simple et classique met en évidence, trop brièvementdes archets chargés d’émotion se terminant par l’orage lointain qui nous emmènent à la ‘fin de l’été’ : une conclusion bien bâtie où la voix domine dans une belle
ballade symphonique triste.
Voici donc un groupe étonnant dont la sensibilité et l’évolution mérite pleinement
l’investissement que vous ferez sans hésiter. Longue vie, Frequency Drift. 

Disponible via http://frequencydrift.bandcamp.com/album/summer. 

Cote  4.5 sur 5


Pièces :

1. Summer (12:00)
2. Distant (7:42)
3.
Siren (4:50)
4. Midnight (6:02)
5. Ringshining (3:48)
6. Summer's End (6:34)

 

Musiciens:

Isa Fallenbacher: voix
Christian Hack: guitares
Nerissa Schwarz: harpe, mellotron
Wofgang Riess: basse
Wolfgang Ostermann: batterie
Andreas Hack: claviers, guitares
Sibylle Friz: violoncelle


ACCORDO DEI CONTRARI- AdC -AltrOck  2014

Par Denis Boisvert

 

Groupe originaire de Bologne en Italie, ces proggistes talentueux manient à merveille le style jazz rock fusion et nous offre ce bel album instrumental. Bossant depuis une quinzaine d’années ils se font remarquer dans le circuit prog européen par une musique riche et moderne.  Leur capacité inventive assortie de polyrythmes syncopés les a un peu identifiés avec la phase plus jazz du Crimson de mi-70. Que cela ne tienne, ils sont maintenant bien enchâssés dans le mouvement italien contemporain et la dialectique guitare et clavier admirablement bien supportée par le moteur dynamique du tandem batteur/basse vous fera voyager dans un paysage fascinant et imprévisible.

 

Les six pièces sont des explorations différentes et tripatives.  Le Hammond gras de Dandelion se marie à la guitare pesante. Le piano moderne de Seth Zeugma et quelques staccatos d’archet les rapprochent aussi de la musique classique du XXième.  Est-ce moi ou le son de Gentle Giant semble ressurgir dans plusieurs groupes ces jours-ci : Druckfarben, Spock’s Beard etc… pourtant peu connu à l’époque GG étaient peut-être en avance sur leur temps? La pièce Tiglath est un bijou d’invention : un début de musique quasi-concrète prépare un délice digne de Starless and Bible Black mais les synthés s’en mêlent et s’emmêlent. Bravo.

 

Je connaissais peu mais je vais revoir leur catalogue et attendre la suite impatiemment. Si vous aimez la musique forte dans une pièce sombre ou la méditation avec des écouteurs de qualité et un penchant pour les escapades stylistiques pas d’hésitation.  À découvrir et à faire découvrir. Le ‘Concile des Opposés’ vous attend.

Cote 4/5

 

Pistes:

1. Nadir (9:31)
2. Dandelion (4:47)
3. Seth Zeugma (5:48)
4. Dua (5:44)
5.
Tiglath (8:28)
6. Piu Limpida e Chiara di Ogni Impressione Vissuta (Pt.2) (3:21)

 

Musiciens:

Cristian Franchi: batterie
Giovanni Parmeggiani: claviers
Daniele Piccinini: basse
Marco Marzo : guitares
Invités:
Vladimiro Cantaluppi : violon, viole

Marina Scaramagli : violoncelle
Enrico Guerzoni : violoncelle

 

 

JPL – MMXIV – Quadrifonic Records - 2014

Par Richard Hawey

 

Jean-Pierre LOUVETON est une grande force musicale française qui réussi depuis maintenant 12 ans, avec NEMO et WOLFSPRING, une musique progressive de très grande qualité. Aujourd’hui je vous présente son cinquième album solo intitulé « MMXIV ». Bien connu pour son travail à la guitare dans les deux autres groupes, JPL parvient encore à mettre en évidence cet aspect sur ses albums solos, sans toutefois prendre toute la place. Avec « MMXIV » JPL nous livre un album concept qui se promène à travers différentes époques avec comme assise, l’homme qui se questionne. Nous pouvons d’ore et déjà présager que la musique voyagera elle aussi, et c’est le cas.

 

Le concept de « MMXIV » parle de la stupidité de l’homme et de son incapacité à vivre sans conflit, sa tolérance de la pauvreté et son désir de s’enrichir davantage. JPL fournit non seulement toutes les guitares somptueusement énergiques, il gère aussi la programmation, les claviers sur presque toutes les chansons à l'exception de « Super Heros » qui sont tenus par son ami Guillaume FONTAINE. JPL chante sur quatre des huit titres dont une en anglais « Invisible Death » pour les autres il s’est associé à deux très bons chanteurs, Dominique LEONETTI (LAZULI) sur « Le Dernier Souffle De Vent » et « Un Contre l'Autre », on connait l’excellente qualité vocale de ce personnage. Et il partage le chant sur « Lifelines » avec Nicholas JAMES (25 YARD SREAMER) qui assure la partie anglaise du texte tandis que sur « Super Heros » Nicholas s’exécute dans sa langue maternelle. Ajouter à cela une section narrée en anglais sur « Mad Science » par Terry COOPER, la partie chantée est en français et est l’affaire de JPL. J’ai aimé l’album dans son entier, mais quelques-unes ont attirés mon attention comme « Je Suis Roi » qui ouvre l’album et vous penserez certainement à NEMO. La guitare est vraiment très bonne et JPL nous démontre ses capacités exceptionnelles comme multi instrumentiste. « Mad Science » en est une autre avec son atmosphère sombre amené par les claviers simple mais très efficace et la guitare qui appuie chaque séquence ajoutant au caractère obscur du titre. La première moitié est relativement calme et la seconde vous fera frissonnée à coup sûr. Enfin « MMXIV » vient clôturer de façon magistrale cet album. Plus de onze minutes de pur délice musical, avec les guitares acoustiques et électriques, sa partie rythmique bien sentie, et une nouvelle fois les claviers qui assurent l’ambiance. Ici c’est surtout la musique qui est en évidence, le chant est émotif et les deux éléments sont parfaite symbiose.

 

Avec « MMXIV » JPL nous présente à mon avis son meilleur album solo. Le mélange judicieux de l’anglais et du français est un des éléments qui rend l’album attrayant. L’autre est la performance musicale exceptionnelle sur les différents instruments mais surtout sur la guitare. Enfin le rôle joué par chacun des invités, il est difficile d’imaginer un choix différent. Je me dois de vous recommander ce merveilleux album.

Cote 4.5/5

 

Pistes

1. Je suis roi 9.33
2. Invisible Death 5.41
3. Le dernier souffle de vent 7.22 (Dominique Leonetti de Lazuli)
4.
Mad Science 8.00 (Naration Terry Cooper)
5. Lifelines 5.07 (Nicholas James de 25 Yard Screamer)
6.
L’un contre l’autre 6.18 (Dominique Leonetti de Lazuli)
7. SuperHero 6.09 (Nicholas James de 25 Yard Screamer)
8. MMXIV 11.43

 

Musiciens

Jean-Pierre Louveton – Tous les instruments (sauf sur 7)

Guillaume Fontaine – Claviers sur 7

 


MONARCH TRAIL – Skye – Perpetual Tree Music – 2014

Par Richard Hawey

 

MONARCH TRAIL est le nouveau projet du multi-instrumentiste canadien Ken BAIRD. Pour raviver votre mémoire sur ce musicien, sachez qu’entre 1996 et 2009 il a produit cinq albums sous son nom. Ses albums nous ont donné quelques bons moments progressifs remarquables additionnés d'éléments folkloriques.Après quelques années de silence, Ken ressentait toujours le besoin de créer de la musique, mais cette fois-ci sous la forme d’un groupe. Il s’associe donc à deux amis musiciens qui ont déjà travaillé avec lui, le bassiste Dino VERGINELLA et le batteur Chris LAMONT.  Comme les guitares font également partie des compositions du projet, il invite trois guitaristes John MAMONE, Kelly KERELIUK et Steve COCHRANE. « Skye » a été en partie inspiré par les dessins d’Annette ROCHE, d’ailleurs certaines de ces illustrations garnissent l’album.

 

« Skye » est composé de quatre titres, la première « Luminescence » est une chanson tout à fait exceptionnelle, après une longue introduction instrumentale, le chant de Ken BAIRD fait son entré, sa voix est très agréable et elle s’intègre bien à tous les chansons. Le jeu de guitare de MAMONE est sensationnel, et Ken BAIRD s’amuse derrière sa batterie de claviers. La section centrale vient littéralement me chercher, la palette instrumentale est encore plus large, et tendez l’oreille pour la dernière partie avec l’ajout de mellotron et un jeu très sensible des synthés, magnifique! « Silent World » est ce que l’on peu appelé un petit bijou, la voix feutré de Ken BAIRD y est pour beaucoup avec son refrain accrocheur soutenu par les quelques accords de piano et le jeu intelligent de LAMONT. Les claviers sont sublimes tout simplement, les solos de synthés sont très efficaces. Et écoutez la finale et son solo de guitare! La pièce suivante « East of Fifty » est instrumentale, plusieurs prouesses instrumentales en introduction avant que la mélodie débute vraiment, dirigé par un jeu de guitare incisif de Kelly KERELIUK. Cette piste est à nouveau remplie de synthé abondant, avec une flopée de différentes sonorités ajoutées au mélange. Vient en finale la cerise sur le sundae, « Sky Above the Sun » et ses vingt minutes est un chef-d'œuvre profondément symphonique de sons sensuelles et d’ornementations atmosphériques qui donnent un sentiment de bien-être, un trait tout à fait particulier au compositeur. BAIRD, on le sait, excelle sur tous les styles de claviers, il nous offre une suite de style habile où se mélangent le néo et le jazz. Comme référence je pense à MANFRED MAN ou Martin ORFORD et je ne pense pas me tromper de beaucoup. La guitare acoustique 12 cordes de Steve COCHRANE est très spectaculaire, c’est un moment de grande joie auditive qui se joue ici. C'est pourquoi que tous nous aimons le prog avec une telle dévotion, les instruments éclatent de couleurs vives, les arrangements mélodiques qui palpitent avec leurs impulsions vibrantes et une structure où le temps ne signifie rien. Voilà ce que MONARCH TRAIL vous offre sincèrement.

« Skye » est un album créatif qui nous invite dans un voyage surprenant concocté par un compositeur chevronné et appuyé par des musiciens de grands talents. MONARCH TRAIL offre une production de très grande qualité qui ravira chacun d’entre vous, c’est certain. Recommandé!

Cote 5/5

 

Pistes

1. Luminescence (11:15)
2. Silent World (8:21)
3. East of Fifty (6:11)
4.
Sky Above the Sun (20:15)

 

Musiciens

Ken Baird / Claviers et chant
Chris Lamont / Batterie
Dino Verginella / Basse

Musiciens invités:
John Mamone / guitares sur 1,2 et 4
Kelly Kereliuk / guitare sur 3
Steve Cochrane guitare classique et guitare 12 cordes sur 4



NOUVEAUTÉS À VENIR

Après un long silence de 12 ans voici qu'on annonce un nouvel album pour la formation des Pays-Bas TRIANGLE.

Un groupe qui décide de s’appeler Standing Ovation parait de prime abord prétentieux. Ces 6 finlandais nous ont présentés en 2012 leur premier album "The Antikythera Mechanism". Et voici maintenant leur second "Gravity Beats Nuclear". Les références sont nombreuses, Spock's Beard, Dream Theater pour ne nommer que ceux-là.

 

MOTORPSYCHO nous présente leur quinzième album studio, il a pour titre « Here Be Monsters ».

Et oui un nouvel album pour cette formation suédoise qui paraitra le 14 mars sous le titre "Seaside Air". Une entrevue avec le groupe est prévue. À suivre!

Trio américain auteur d’un premier album baptisé "A is for Ampledeed" en 2013, Ampledeed est assurément une formation originale.

 

Évolutif, moderne et conséquent - sur When We Were Beautiful, DANTE a pris le meilleur des albums précédents pour créer un chef-d’œuvre musical. Disponible sur Gentle Art of Music le 18 mars.

 

 

SECTION IV est une nouvelle formation du Royaume Uni qui offre avec "Superhuman"une musique progressive accessible, remplie de richesses sonores qui rempliront vos oreilles. À découvrir !

 

 

EL TUBO ELÀSTICO, un jeune quatuor originaire de Jerez au sud de l’Andalousie, qui nous présente leur premier album éponyme.

 

 

PROFUNA OCEAN

In Vacuum

FREIA Music

TERRA INCOGNITA FESTIVAL

ROCK PROGRESSIF  

20, 21 & 22 MAI 2016   Québec


Tous les profits de la vente de l'Univers Progressif 4 vont à CKIA !! Merci de nous encouragez ! La compilation est disponible maintenant.