Chroniques / Review VI


STUDIO 107 - Hope / Sink – Autoproduction - 2015

Par Marc Thibeault

 

J’adore mon travail, (qui est plus qu’une drogue !), de critique lorsque je découvre de bons artistes. Eh bien voici une autre raison pour moi d’aimer ça : le groupe STUDIO 107. Un Prog bien ficelé qui saura leur attirer beaucoup de nouveaux fans. Ce groupe français qui s’est formé en l’été 2010 à Brest a passé 4 ans à faire des petits spectacles et/ou café-concert sur la scène régionale afin de peaufiner son art. Cet album est le résultat de leur dur travail.

 

«Piste 1» débute en lion et nous donne l’impression qu’on embarque dans un album Prog-Metal pendant les 50 premières secondes. Puis tout change pour un Prog-Rock plus mélodieux.

 

«Piste 2» est une belle création où la guitare (acoustique et électrique) et la guitare basse remplissent les écouteurs. J’aime bien la façon dont Kevin Le GALL joue avec sa voix dans cette chanson. Beaucoup de parties de cette pièce me font penser au (défunt?) groupe LEMUR VOICE.

 

«Piste 3» est une autre belle pièce : un peu médiéval, un peu Grunge. Le « growling» à certains endroits de la chanson rajoute une petite touche agressive qui sied à merveille.

 

«Piste 4» est, à mon avis, la pièce la moins forte de l’album. Quoi que bonne aussi, on a l’impression qu’elle est plus faite sur un mode répétitif. Il n’y a pas de haut ou de bas dans cette création, elle est peut-être trop égale.

 

«Piste 5» est une version améliorée de la piste 4. Refrain plus agressif, bon solo de guitare, changement de guitare acoustique à électrique avec aise, petite touche de clavier aux bons endroits.

 

Avec «Piste 6» on tombe dans un Prog-Pop accrocheur et entrainant. Sûrement une des pièces qui fait / fera sortir les cellulaires dans la foule !

 

« Piste 7» est beaucoup guitare, guitare et guitare (basse) avec un peu de claviers et de percussions. Les soli de Kerchus ACORDUS dans cette pièce sont dominants à souhait. Ma préférée !

 

« Piste 8» clôt cet album avec beauté. Avec des airs d’ALICE IN CHAINS - côté plus mollo, c’est un bon Prog-Rock qui laisse présager de belles choses dans le futur.

 

Le mélange de guitare acoustique et de Hard Rock / Grunge crée de belles pièces originales. Très bon premier album ! Ça ne peut qu’être encore meilleur au prochain !

Cote 4/5

 

 

Pistes

1. Let The Light In (6:05)
2. Lost Highway (7:17)
3. The One Last Try (5:51)
4. Don't Forget Me (4:43)
5. Even If It Hurts (4:43)
6. Pilot Whales (4:07)
7. Wishing (9:16)
8. Like A Lie (6:57)

 

 

Musiciens

Kevin Le GALL - Chant, guitares

Kerchus ACORDUS - Guitares

Alan HASCOET - Batterie 

Yohann LEGRAND - Guitare basse, chœurs

Baptiste FROCHOT - Claviers

 

STEVEN WILSON – 4½ - Kscope – 2016

Par Marc Thibeault

 

Cinquième album studio du prolifique anglais Steven WILSON, 4½ comprend 6 chansons qui au total ne durent que 36:46. La qualité y est au rendez-vous, comme à l’habitude.

 

«My Book Of Regrets» débute bien l’album. Un Prog-Rock entrainant et bien ficelé. On reconnait facilement la griffe de M. WILSON et la touche PORCUPINE TREE. Certains des bouts ressemblent à la pièce «Time Flies» de l’album The Incident.

 

«Year Of The Plague» est une belle pièce instrumentale qui nous emporte dans ses bras. Ma préférée.

 

«Happiness III» me rappelle la pièce «Four Chords That Made A Million» de l’album Lightbulb Sun, mais avec une touche plus Pop-Rock. Rythmé et agréable.

 

«Sunday Rain Sets In» est une autre pièce instrumentale agréable à l’écoute. Plus dans le style des pièces des vieux albums de PORCUPINE TREE, elle apporte quand même une légère variante à ce qu’on a déjà entendu.

 

«Vermillioncore» est un autre bon Prog-Rock instrumental. Avec ses airs ressemblant à la pièce « Shallow» de l’album Deadwing, elle est assez rythmée.

 

«Don’t Hate Me» est la reprise de la pièce du même nom de l’album Stupid Dream. La voix de Ninet TAYEB ne me semble pas être appropriée pour le refrain. J’aime bien par contre le solo de saxophone vers le milieu de la pièce. Cette chanson a peut-être été ajoutée pour remplir du temps sur l’album et n’était peut-être pas vraiment nécessaire. J’aime beaucoup mieux l’originale.

 

Somme toute un bon album à rajouter à la collection d’albums des fervents admirateurs de Steven WILSON et de PORCUPINE TREE mais ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux.

Cote 3.5/5

 

 

Pistes

1-My Book of Regrets (09.23)
2-Year of the Plague (04.15)
3-Happiness 3 (04.31)
4-Sunday Rain Sets In (03.50)
5-Vermillioncore (05.09)
6-Don't Hate Me (09.34)

 

 

Musiciens

Steven Wilson - chant, guitares, claviers, guitare basse
Guthrie Govan – guitare lead
Nick Beggs – guitare basse
Marco Minnemann - batterie
Adam Holzman - claviers
Theo Travis - saxophone, flute
Ninet Tayeb - chant

Artistes invités:
Craig Blundell - batterie
Chad Wackerman - batterie
Dave Kilminster - guitare

 

GRAAL – Chapter IV – Jolly Roger Records – 2015

Par Richard Hawey

 

Le quintette italien GRAAL s’est fait connaître en 2005 lorsqu’il sort son premier album « Realm of Fantasy ». Leur musique est fortement influencée par le rock des années 70 et 80, on pense à Uriah Heep, UFO ou Deep Purple. Le groupe sort deux albums en 2007 et 2011 sous l’étiquette Bloodrock. « Chapter IV » parait au printemps 2015 sous une nouvelle étiquette, Jolly Roger Records, la même que Witchwood en passant et chroniqué sur notre site. GRAAL répand un son seventies, du hard rock un peu stoner et très progressif. Les surprises sont nombreuses, vous êtes prévenus. Les claviers, par exemple, courtisent le néo-progressif et quelques sources baroques sont présentes. Le mélange surprend lors de la première écoute, et c’est ce qui me plait. Les membres du groupe sont Andrea CICCOMARTINO (chant, guitare) Francesco ZAGARESE (guitare), Danilo PETRELLI (claviers), Michele RASPANTI (basse) et Alex GIULIANI (batterie).

 

Dès le premier titre, les sonorités néo s’entremêlent à ceux de l’orgue vintage lors d’une confrontation plutôt amicale. Vingt ans séparent les deux styles et pourtant ils cohabitent harmonieusement sur « The Day that Never Ended», un instrumental qui s’enchaine sur « Stronger », plus ancré dans le hard-rock des années 70 avec une rythmique qui vous fera taper du pied. Des mélodies folks électriques se retrouvent sur l’album comme l’agité « Lesser Man » alors que « Little Song » se fait plus acoustique avec flûte et percussions en ouverture. Et que dire de l’introduction de « Last Hold » qui use de quelques notes d’orgues à monsieur Bach ? « Goodbye » est le second long morceau, à la différence de « The Day That Never Ended / Stronger » qui un collage de deux titres, c’est chanson pleine longueur de près de neuf minutes qui vous entre dans le corps. Le solo de moog est simple mais d’une grande efficacité, il est suivi de celui de la guitare tout aussi efficace.  « A Poetry For A Silent Man » qui débute sur des bruitages urbains pour continuer au piano tout simplement. « Northern Cliff » offre des saveurs irlandaises à cet environnement rock, rafraichissant !

Loin de se cantonner dans un genre, les musiciens de GRAAL explorent la musique. Le résultat pourra sembler décousu. Il possède l’avantage de proposer un album varié qui fourmille de bonnes idées et qui sans ces petits écarts aurait pu devenir indigeste. A découvrir.

Cote 4/5

 

 

 

Pistes

1. Little Song - 02:56

2. Pick Up All The Faults - 05:29

3. Shadowplay - 04:45

4. Revenge - 05:39

5. The Day That Never Ended / Stronger - 08:29

6. Guardian Devil - 03:32

7. Lesser Man - 05:46

8. Last Hold -  05:48

9. Goodbye - 08:49

10.A Poetry For A Silent Man - 02:59

11.Northern Cliff - 05:56

 

 

Musiciens

Andrea CICCOMARTINO / chant, guitare

Francesco ZAGARESE / guitare

Danilo PETRELLI / claviers

Michele RASPANTI / basse

Alex GIULIANI / batterie

 

CALIGULA’S HORSE – Bloom – Inside Out - 2015

Par Marc Thibeault

 

Quatrième album du groupe de Brisbane, Australie, "Bloom" est la suite logique des autres créations de CALIGULA’S HORSE. Un mélange de PAIN OF SALVATION, EVERGREY, OPETH, PORCUPINE TREE et plusieurs autres groupes du même style. Ce groupe fut formé à l’origine par Sam VALLEN en 2010 avec seulement Jim GREY au chant. Les autres musiciens furent ajoutés pour pouvoir faire des spectacles.

 

«Bloom» débute de belle facon cet album. Presque deux minutes de chanson doucereuse avant de changer le rythme pour embarquer sur l’intro qui mène à la prochaine chanson. «Marigold» est du style DREAM THEATER. Un beat parfois lourd, parfois léger. La voix de Jim GREY passe bien et s’adapte aux styles et rythmes variés. La guitare de VALLEN s’impose à-travers la pièce.

 

«Firelight» nous amène plus dans le style de chanson de PORCUPINE TREE, RIVERSIDE ou même COLDPLAY. Les vocaux rajoutent de la couleur à cette pièce déjà très bonne. «Dragonfly» ressemble plus au style de PAIN OF SALVATION. Bon rythme, bonne mélodie. Encore ici la voix douce et puissante à la fois de GREY solidifie le tout. 

 

«Rust» a un rythme entrainant avec un riff un peu ¨Speed¨ de temps à autre à-travers la pièce. J’aime le riff d’intro au son un peu rétro de «Turntail». La faiblesse de cette pièce, tout comme pour «Rust» d’ailleurs, est la partie du refrain. Ils se ressemblent beaucoup et me font penser au groupe SEETHER ou même aux refrains de LINKIN PARK! Pas que ce n’est pas bon, au contraire. Mais peut-être parce que je m’attendais à autre chose qui aurait peut-être mieux cadré avec le reste de la pièce. Enfin, chacun ses goûts !

  

«Daughter Of The Mountain» est, pour moi, LA chanson qui représente le mieux CALIGULA’S HORSE. Tout y est : parties douces, léger style Prog, refrain qui s’agence bien au reste de la chanson, le rythme bien soutenu, un bon solo de guitare et la voix de GREY qui réunit tout cela ensemble. Ma préférée. «Undergrowth» est une petite pièce acoustique qui termine en beauté l’album.

 

Dans l’ensemble un très bon album. Un style qui ressemble à ce que beaucoup d’autre artistes font mais qui a un petit quelque chose de différent quand même. On l’aime de plus en plus en le réécoutant.

Cote : 3.5/5

 

 

Pistes

1. Bloom - 03:16

2. Marigold - 06:19

3. Firelight - 04:38

4. Dragonfly - 09:23

5. Rust - 05:32

6. Turntail - 05:02

7. Daughter of the Mountain - 07:55

8. Undergrowth - 02:50

 

 

Musiciens

Jim Grey - Chant

Zac Greensill - Guitares

Dave Couper - Guitare Basse / Vocaux

Geoff Irish - Batterie

Sam Vallen - Guitares / Tout le reste

 

 

SLIVOVIZT – All You Can Eat – Moonjune Records – 2015

Par Marc Thibeault

 

Ce groupe originaire de Naples en Italie et dont le nom vient d’une sorte de Brandy slave à la prune en est à son quatrième album depuis 2005. Fusion et Jazz-Rock sont au rendez-vous sur cette création. Quelques couleurs sonores ethniques agrémentent les pièces déjà solidement interprétées.

 

«Persian Night» débute l’album avec un style un peu différent du reste de l’album. Presqu’une chanson-thème pour film policier, le sax et la guitare basse sont très présent. Le style Jazz-Rock est plus présent vers la fin de la pièce. Il y a sur «Mani In Facia» des bouts qui ressemble beaucoup au groupe SPYRO GYRA et même des bouts qui me ramènent aux belles années de JEAN-LUC PONTY! «Yahtzee» débute en douceur pendant presque deux minutes avec la trompette de Ciro RICARDI, le violon de Riccardo VILLARI faisant quelques incursions à travers ce temps. Puis le rythme change pour prendre un beat un peu western / mexicain avec beaucoup de contretemps. La guitare de Marcello GIANNINI prend sa place pendant plus de deux dans la pièce avant d’être rejoint par la trompette et le violon jusqu’à la fin. Bonne pièce. J’aime «Passannante» pour la variante de styles : tantôt Fusion, tantôt Rock, tantôt New Jazz. Chaque instrument y apporte sa touche unique. L’harmonica de Derek Di PERRI joué sur un fond de guitare et guitare basse au début de «Barotrauma» change des autres intros de chansons habituels. Chanson de type Jazz-Rock au début, elle change pour un style plus Fusion / Jazz. J’aime bien.  «Hangover» fait dans le style plus mollo, plus Jazz. Bon, mais c’est celle que j’aime le moins. «Currywuster» nous entraine dans un Jazz-Rock bien rythmé. C’est comme un gros «jam session» où les musiciens s’éclatent. Le dernier 01 :50 de la pièce change tout à fait de style. Quel contraste ! Une de mes préférées ! «Oblio» débute avec deux minutes de musique Jazz-Rock relax sur un beat à contretemps. Puis la guitare de GIANNINI gronde et emporte avec elle les violons, sax et trompette. Puis la pièce se termine comme elle a débuté. La plus Rock des pièces et une des meilleurs de l’album.

 

Pour amateurs de Jazz-Rock / Fusion, avec un très légère touche Prog avec ses variantes musicales et ses multiples contretemps. Le percussionniste Salvatore RAINONE sort toujours un beat approprié qui sert de fil conducteur pour les musiciens. C’est un très bon album.

Cote 4/5

 

Pistes

1. Persian Night - 07:25
2. Mani In Faccia - 05:14)
3. Yahtzee (7:05)
4. Passannante (4:16)
5. Barotrauma (5:41)
6. Hangover (5:28)
7. Currywuster (5:12)
8. Oblio (7:08)

 

Musiciens

- Pietro Santangelo - sax tenor & alto
- Marcello Giannini - guitares électriques & acoustiques
- Riccardo Villari - violons acoustiques & electriques
- Ciro Riccardi - trompette
- Derek Di Perri - harmonica
- Vincenzo Lamagna – guitare basse
- Salvatore Rainone - batterie


THIEVES’ KITCHEN – The Clockwork Universe – Auto production – 2015

Par Denis Boisvert

 

Sixième album déjà pour ce groupe éclectique britannique et la qualité va en augmentant. Décidément thématique : Science et Univers, galaxies sur la pochette, ‘l’épouse du scientiste’… Ce qui m’impressionne le plus, c’est la facture prog riche et le jeu serré des musiciens. Amy DARBY a une très belle voix qui est utilisée en contrepoint avec les moments instrumentaux transportant. Le mellotron est subtil mais combien efficace. Cela ne nuit pas du tout mais 3 contributeurs venant d’Anglagard! Du prog pastoral, des flûtes, des paysages.

 

On sent une harmonie, une balance et une belle maturité. Le tout est très soigné et artistique. Le jeu de batterie de Paul MALLYON est un charme et toute une découverte.  Les claviers sont particulièrement intéressants et créent une atmosphère néo-prog. La cinquième pièce fait presque 20 minutes et contient son lot de moments magiques.  La sauce est bien entendu la guitare glissante de Phil MERCY. Vous apprécierez aussi les changements de tempo et d’humeur.  Autre morceau révélateur,  ‘Orrery’ qui signifie un modèle mécanique du système solaire s’ouvre sur un piano éthéré auquel se greffent bientôt une flûte délicate et un mellotron cosmique, vous voyez le genre. Les pièces plus rythmés me rappellent Big Big Train d’il y a quelques années.

 

Un album mûr et affirmé dont le plaisir ira en grandissant tellement il est riche et structuré, soyez patient et vous serez comblés. En attendant la suite avec anticipation, allez aussi jeter une oreille à l’album qui précède ‘One for Sorrow and Two for Joy’.

Cote  4.5 sur 5

Pistes :

1. Library Song (6:48)
2. Railway Time (7:39)
3. Astrolabe (3:18)
4. Prodigy (9:07)
5. The Scientist's Wife (19:59)
6. Orrery (4:42)

 

Musiciens:

Amy Darby: voix
Phil Mercy: guitares
Thomas Johnson (ex-Änglagård): claviers

Invités: Johan Brand (Änglagård)- basse, Anna Holmgren (Änglagård)- flute, Paul Mallyon (ex-Sanguine Hum)-batterie


UT NEW TROLLS -  Live@Puccini.fi - Black Widow/ Diamante S.r.l - DVD 2014

Par Richard Hawey

 

Avant de débuter cette chronique j’aimerais clarifier certains éléments d’histoire concernant le groupe NEW TROLLS et ses différents tentacules. En résumé, en 1972, deux des membres du groupe originale, Maurizio SALVI (claviers, chant) et Gianni BELLENO (batterie, chant) quitte après la sortie de l’album « Ut ». Les deux compères ont créé un groupe nommé UT et interprétaient la musique de NEW TROLLS alors qu’ils étaient encore avec le groupe. En 2013, ils sortent l'album live « Live in Milano » plus l'album studio « Do Ut » en 2013, chroniqué sur Profil. Et enfin en 2014, ils sortent le DVD « Live@puccini.fi » sous le nom de UT New Trolls.

 

Le concert a été enregistré au Teatro G. Puccini à Florence 16 octobre 2014. Le line-up diffère un peu du « Live in Milano » mais les deux principaux membres sont toujours là. En plus de Gianni BELLENO et Maurizio SALVI, il y a aussi le guitariste Claudio CINQUEGRANA qui était sur le précédent live et qui est resté avec le groupe. De plus, ils sont assistés par Stefano GENTI aux claviers, Paolo ZANETTI à la basse et le chanteur Umberto DADÀ. Une violoniste est aussi présente comme invité spécial, il s’agit d’Elisabetta GARETTI.

 

Le concert, pour ceux qui aimeraient savoir, n’a pas été enregistré en HD. Mais cela n’enlève rien à la qualité de la production. Les musiciens sont visibles grâce à de nombreuses caméras sur la scène, plusieurs gros plans des musiciens peuvent être observés pendant le concert. La prestation a initialement duré plus de deux heures, mais nous avons droit à seulement une heure et demi sur cette version.  

 

Le tout commence par une intro instrumentale et continuent avec la composition « I Cavalieri Del Lago Dell'Ontario » et « L'Amico Della Porta Accanto ». Nous avons droit à un style plus rock proche de Deep Purple et Emerson, Lake & Palmer pour ce début de spectacle. Lorsque Elizabeth GARETTI fait son entré, le ton change ainsi que le style. Nous voici dans le monde de « Concerto Grosso » avec la prestation de « Concerto Grosso Per I New Trolls » et Concerto Grosso N. II. Ces deux enregistrements ont été publié par NEW TROLLS dans les années soixante-dix, d’ailleurs tous les amateurs des classiques de la musique progressive italienne le savent. Dès le début, les influences classiques montent à la surface. Principalement grâce à la fantastique exécution du violon et des claviers. Mes connaissances du classique sont assez limitées mais le peu que je connais m’amène vers Vivaldi. Au cours de la première partie de ce concept musical l’auditeur aura le privilège d’assister à de l’improvisation de la part des musiciens, cela a été fait au cours de la « Improvvisazioni Nella Sala Vuota ». Un court extrait de « Smoke On The Water » de Deep Purple s’insère dans cette section suivi d’un solo de batterie. Dans la seconde partie d’autres titres des albums « Concerto Grosso » comme « Adagio », « Andente (Most Dear Lady) » et « Moderato » joués d’extraordinaire façon, le groupe a continué avec « Paolo E Francesca », « Chi Mi Puo' Capire » et « c'e' Troppa Guerra », tous les trois tirés de l'album de « UT » publié en 1972. Le premier titre a certains éléments de blues très agréable à côté de l'influence du rock progressif des deux autres. Ça se termine avec « Oltre Il Cielo » de leur dernier album studio « Do Ut Des » avec en prime plus la piste historique « Quella Carezza Della Sera » qui est paru en 1989 sur l’album « Raccolta », que je ne connais pas mais il semble que je sois un des rares à ne pas avoir entendu cette pièce car vu le standing ovation qui a suivi je me sens obligé de refaire mes devoirs ! Une bien méritée ovation en effet, parce que le sens de la musique sur scène était d'un très haut niveau.


Ce DVD est un classique, il marque l’histoire de la musique progressive italienne. Pour ceux qui aime le mélange de rock à la Deep Purple, de rock progressif avec des claviers sont dominants et de classique vous serez servis à souhait. UT NEW TROLLS offre ici un moment quasi parfait.

Cote 4.5/5

 

 

 

 Pistes

1- Intro

2- I Cavalieri Del Lago Dell'Ontario

3- L'Amico Della Porta Accanto

Concerto Grosso Per I New Trolls

4- Allegro

5- Adagio

6- Cadenza1

7- Improvvisazioni Nella Sala Vuota

Concerto Grosso N. 2

8- Vivace

9- Andante (Most Dear Lady)

10- Moderato

11- Paolo E Francesca

12- Chi Mi Puo' Capire

13- C'E' Troppa Guerra

14- Oltre Il Cielo

15- Quella Carezza Della Sera

 

Musiciens

Gianni Belleno – batterie & chant
Maurizio Salvi – orgue Hammond, claviers & choeur
Claudio Cinquegrana – guitare & choeur
Stefano Genti – claviers, chant & choeur
Paolo Zanetti - basse
Umberto Dadà - chant
Invité spécial : Elisabetta Garetti – violon solo


WITCHFIELD – Sabbatai Zevi – Black Widow – 2015

Par Marc Thibeault

 

Catalogué comme étant du Heavy Doom, le 2ième album du ‘side-project’ du percussionniste / claviériste italien Andrea VIANELLI (DEATH SS, PAUL CHAIN VIOLET THEATER, SANCTA SANTORIUM, THOMAS HAND CHASTE) me rappelle plus le côté lourd des premiers albums de BLACK SABBATH ou même MONSTER MAGNET. Plus un croisement entre du Heavy Métal & du Psychédélique que du Prog. Néanmoins intéressant à l’écoute.

 

Après l’intro «Vertigo», «Living On Trees» embarque avec un son lourd & un rythme lent. Cette pièce est chantée par Nicola ROSSI (DOOMRAISER). Doom, mais à peine. «Sabbatai Zevi» est inspiré du rabbin qui portai le même nom et qui a vécu au 17ième siècle. Encore là, on pourrait comparer avec du ALICE IN CHAINS croisé avec MONSTER MAGNET. Lourd et lent. «Continent», chanté par Mlle Taziana RADIS (SECRET TALES), fait penser à certaines chansons du groupe GARBAGE. J’aime bien sa voix sensuelle qui rehausse d’un cran la pièce. «I Feel The Pain» fait plus Rock du début des années ’70. «Walk» pourrait faire partie d’un album du groupe canadien THE TEA PARTY. Elle est chantée par RUNAL. «Make Up Your Mind» est une reprise du groupe Londonien QUARTERMASS. C’est loin du Doom, c’est un rock bien plus accessible. Cette pièce est chantée par John GOLDFINCH (L’Impero delle Ombre). On a droit en plus à un ‘jam-session’ de fou entre 01 :50 et 06 :20 de la pièce! Ma préférée, et de loin! «Heart Of A Soldier» revient au son plus lourd et lent qui les caractérise tant aux premières chansons de l’album. Elle aussi est chantée par Nicola ROSSI. «Falling Star», chanté par Mlle RADIS, est lente mais loin d’être Doom ou lourde. Presqu’une chanson plaintive, le seul défaut qu’elle présente serait qu’elle s’éternise inutilement. La moitié moins de temps lui aurait surement été bénéfique.

 

Un album noir avec des chanteurs différents qui agrémente et colore un peu la musique. Pour amateurs de Doom, mais aussi de Heavy Métal.

Cote 3/5


Pistes 

1. Vertigo                     00:53
2. Living On Trees         05:47
3. Sabbatai Zevi            06:42
4. Continent                  04:48
5. I Feel The Pain          04:39
6. Walk                         05:31
7. Make Up Your Mind    07:26
8. Heart Of Soldier         07:01
9. Falling Star                07:18

 


Musiciens:

- Thomas Hand Chaste (Andrea Vianelli) – Claviers, percussions

- John “G.C” Goldfinch – Chant

- Baka Bomb – Guitare basse

- Ilario “Piranha” Suppressa – Guitares

- Andrea Cardellino - Guitares


OLE LUKKOYE – DIATLY–  CD Trail Records - Russie

Par Denis Boisvert

 

Le pic-bois (diatly) russe a de quoi surprendre. Ces musiciens de St-Petersbourg puisent depuis de nombreuses années dans les racines folkloriques et magiques où se marient la Russie et l’orient mystérieux. Nettement plus ‘world’ comme thématique et comme son. Si vous aimez Deep Forest vous ne serez pas désorientés. Les percussions  hypnotiques et les voix ‘Cirque du Soleil’ tournent et retournent comme des transes. Des instruments ethniques se mélangent avec des claviers éthérés. Les pièces tripatives font souvent dans le quart d’heure. Progressif? Possiblement. Rock? Nyet! Bon, il y a bien un côté psychédélique à la Ozric mais si vous recherchez des sonorités différentes, une musique primitive mais riche et expressive et une facture sonique bien roulée vous trouverez que le jeu en vaut la chandelle.

 

J’avoue que les voix et le basson et quelques autres instruments à vent orientaux produisent un ensemble naturel, humain et relaxant. Une musique qui n’a pas d’âge. Cependant, je trouve que la batterie est trop présente et mécanique par moment. 


Le groupe qui existe depuis 1989 s’est graduellement connaître dans des festivals spécialisés mais grâce à l’étiquette américaine CD Trail qui nous les présentent, en plus d’avoir offert une rétrospective/compilation bien réussie en ‘Petroglyphs’ parue en 2010 qui attirera ceux qui en voudraient plus.

 

Définitivement un produit de qualité, très différent et méritant notre attention. Amateur de Genesis prière de s’abstenir.

Cote 4 sur 5

 

Pistes:

1. Kommuna Ra (14:09)
2. Dyatly [Woodpeckers] (17:37)
3. Bela Dama (14:35)
4. Just The Wind (16:47)
5. Veni, Vidi, Vici (3:53)

Musiciens:

Ness Yanushkovskaya: voix et improvisation
Boris Bardash: voix, claviers, guitare, gluckophone
Frol (FrOl): basson, claviers
Yuri Lukyanchik: percussion, djembe, darabouka, batterie
Alexander Vahivski: jambi, ngoa, dav (Bela Dama)
Tatyana Kalmykova: échantillon vocal(Bela Dama)

 


OSSICLES – Mantelpiece – Karisma Records 2015

Par Richard Hawey

 

OSSICLES est un duo norvégien fondé en 2011 par les jumeaux Sondre et Bastian VELAND. Leur musique est inspirée de nombreux genres, jazz, progressifs, ambiant, avant garde. Leur seul album est un double album sorti en décembre 2012. Précisons tout de suite que « Mantelpiece » n’est pas un nouvel album mais plutôt une réédition qui est l’œuvre de Karisma Records. D’ailleurs c’est Steven Wilson qui est tombé sur la merveille en 2013 et qui en a fait la promo. Il a bien eu raison, d’autant que le rapprochement avec Porcupine Tree et l’univers de Wilson est assez facile à faire. « Mantelpieces » est un mélange de pièces écrites il y a plus de quinze ans avec des compositions plus récentes. Même si le groupe s’affiche ouvertement jazz progressif, vous entendrez majoritairement du prog alternatif à la manière de Porcupine Tree pendant une heure et quart. Des éléments jazzy se mêlent effectivement à leur musique, principalement avec la batterie de Sondre. Sur le dernier morceau, une pièce épique de près d’une demi-heure, vous entendrez également de nombreux éléments nord-africains.

Le duo se compose de Sondre VELAND à la batterie, percussions, chant et claviers et de son frère jumeau Bastian VELAND qui joue guitares, basse, claviers et chante. Le double album comporte neufs titres, deux grands formats ‘Barren Earth’ - neuf minutes - et ‘Silk Elm’ - vingt sept minutes - sur le second CD. L’ambiance est sombre à nostalgique, entre Bowness et Wilson. Vous rentrerez immédiatement dans leur atmosphère si vous aimez les deux artistes qui précèdent, seul ‘Silky Elm’ pourrait vous donner un peu de fil à retordre. Il s’agit sans doute de la pièce la plus personnelle des frères VELAND. Deux instrumentaux agrémentent l’album : ‘Dewer’s Hollow’ qui commence doucement l’aventure et ‘Slur’ qui prouve que OSSICLES possède une identité propre. Wilson et Pink floyd semblent avoir été des modèles de jeunesse des jumeaux quand on écoute ‘Luna’s light’. Vous apprécierez des sections rythmiques brillantes sur bien des titres, ‘1400’ qui s’éloigne de Porcupine Tree avec son orgue Hammond, ‘Watersoul II’ où Bastian nous démontre son savoir faire de bassiste avec une batterie qui n’est pas en reste loin de là et un chant lancinant qui coule dessus, un titre fabuleux. Sur ‘Barren Earth’, on retrouve un registre à la Tim Bowness, un titre très instrumental avec beaucoup de piano, jusqu'à la sixième minute où l’angoisse vous submerge. Avec ‘Moral Grey’ le duo flirte avec le doom, un morceau qui ne soignera pas votre dépression nerveuse, dans l’esprit des obsessions wilsonniennes. Sur ‘Torn Pages’, Bastian se met plus en avant avec sa guitare pendant de Sondre remplit l’espace avec sa batterie. Reste le dessert, ‘Silky Elm’ qui va vous plonger dans une ambiance orientale. Après quatre minutes, une guitare façon Gilmour s’éveille à la vie, une montée très lente, tout en attente qui à la septième minute se complexifie avec batterie et claviers. Après quinze minutes, un Porcupine Tree nourri de jazz s’invite dans la danse avec toute une panoplie sonore avant-gardiste. C’est sans doute ici qu’OSSICLES pourrait bousculer vos habitudes. Cette brillante section vous conduira jusqu'à les vingt troisième minutes avant de redescendre puis de revenir au thème initié à la guitare pour finir en beauté. Magique !

 

Je sais ce que vous allez penser, Bowness, Wilson, Pink Floyd, Porcupine Tree, j’en cite du monde. Alors qu’apporte de neuf cet album déjà ancien ? Tout d’abord, au-delà des ressemblances, OSSICLES prouve son identité bien particulière sur de nombreux morceaux. Ensuite, nous donnons des noms comme repères, mais bien entendu c’est plus compliqué. Enfin, Wilson a eu raison, cet album est magnifique et mérite le feu des projecteurs. Prions pour qu’OSSICLES puisse nous offrir une nouvelle merveille de ce genre, c’est bien trop rare. Indispensable !

Cote 4/5

 

Pistes

1. Dewer's Hollow (3:48)
2. Luna's Light (5:12)
3. 1400 (5:40)
4. Moral Grey (4:43)
5. Watersoul II (5:40)
6. Barren Earth (9:14)
7. Slur (5:35)
8. Torn Pages (6:55)
9. Silky Elm (27:54)
10. Miracle Worker (4:35)

 

Musiciens

- Sondre Veland / Batterie, percussion, chant, claviers.
- Bastian Veland / Guitares, chant, basse, contrebasse, claviers.


TIGER MOTH TALES – Cocoon – White Knight Records – 2014

Par Richard Hawey

 

TIGER MOTH TALES est le projet du multi-instrumentiste Peter JONES qui est devenu aveugle dans son jeune âge. Il s’est rapidement attaché à la musique comme étant un des éléments importants de sa vie. En 2013, JONES a commencé à travailler sur un album-concept qui décrit  son enfance. Il adopte le patronyme TIGER MOTH TALES comme nom pour son projet de rock progressif. Premier constat, ce premier album, « Cocoon », est un bijou de néo progressif. J'ai écouté l'album à plusieurs reprises avant d’écrire ces lignes, mais au moment de la dernière écoute je me suis senti comme envahi d’un bien-être quasi total. Je me suis dis alors que cela devait signifier quelque chose.

Peter JONES chante, joue des claviers, des guitares, saxophone, sifflets, sarod, cithare, mélodica, cloches, percussions et la batterie est programmé. Il a composé toutes les chansons paroles et musiques. Je crois que la meilleure façon de décrire cet album est de dire que nous voyagerons dans l’univers de Peter JONES sur des ambiances proches de ses idoles, Steve Hackett, Genesis, Big Big Train, Frost *, et autres. Le titre  « Ouverture » nous présente  une mélodie où les claviers offrent des atmosphères tantôt joyeuses tantôt plus sombres avec l’apport du saxophone le tout donne à l’auditeur le coup d’envoi du voyage. Vous trouverez inséré ici et là quatre courtes pièces instrumentales nommées « Spring », « Summer », « Autumn » et « Winter », la première est la seule qui est narrée. La première suite arrive avec « The Isle Of Witches », une musique noire - racontant l'histoire d'une guerre entre les sorcières et les sorciers sur une île. C’est une chanson qui est faite quasiment pour l’orgue, avec des effets vocaux et même un moment plus  métallique en son centre, pour certains d’entrevous cette partie pourra vous rappeler Ayreon. Une piste qui requiert une écoute répétée - ne convient ne pas comme musique de fond, ni comme une berceuse - sauf si vous voulez provoquer des cauchemars.

 

« Tigers In The Butter » est une piste de 14 minutes qui a tous les aspects d'une suite composée dans les années 1970. Elle se compose de plusieurs mouvements musicaux à différents mouvements musicaux, où différents styles s’y attachent. Un premier plus rock, le second basé sur une mélodie au piano et un autre avec une touche orientale. Le chant se rapproche de Peter Gabriel ou John Wetton à l’époque de leur jeunesse sans être une copie conforme. « The First Lament » est un long titre instrumental, idéal pour ceux qui aiment la guitare. L’introduction à la flûte est majestueux accompagnée par le piano nous amène vers cette guitare qui va nous tenir tout le long. J’ai cherché une proche référence qui vous mettrait sur la piste quant au jeu de guitare, j’ai trouvé  Gary Moore, pas méchant! Changement d’ambiance avec « The Merry Vicar », l’histoire raconte qu’un vicaire répand la parole de Dieu à l’aide de la musique, une piste joyeuse avec des sonorités folk au début mais qui se transforme en une touche plus rock orienté vers les claviers ce qui n’empêche pas la guitare de jouer son rôle. « A Visit to Chigwick »  est dans la veine de la précédente avec son introduction de type folk traditionnelle mais dans les claviers, la guitare rendent cette composition plus moderne. La dernière piste s’intitule « Don't Let Go, Feels Alright » et je peux vous dire que cette finale est une merveille émotionnelle. Vous allez certainement vous demander si c’est vraiment un seul musicien qui joue.

 

TIGER MOTH TALES et Peter JONES sont deux noms qu’il vous faut retenir absolument, aujourd’hui il n’est pas connu mais il le sera un jour. Une chose me désole, c’est de ne pas avoir eu la chance d’écouter « Cocoon » avant.

Cote 4.5/5  

 

 

Pistes

1. Overture (4:32)
2. Spring (0:34)
3. The Isle Of Witches (11:03)
4. Summer (0:29)
5. Tigers In The Butter (14:54)
6. The First Lament (7:40)
7. Autumn (0:30)
8. The Merry Vicar (6:40)
9. A Visit to Chigwick (8:50)
10. Winter (0:45)
11. Don't Let Go, Feels Alright (13:32)

 

Musiciens

Peter Jones – Tous les instruments


ARENA - The Unquiet Sky – Verglas Music - 2015

Par Philippe André

 

ARENA épisode 8, en un peu plus de vingt ans, c'est forcément raisonnable, attention je ne compte que les albums studios. "The Unquiet Sky" est un concept basé sur une histoire d'horreur qui nous est logiquement présenté dès le titre d'ouverture éponyme. Etant de ceux qui n'avaient absolument pas apprécié l'album précédent, la faute à des claviers noyés dans la masse (un comble pour une formation dont le leader est le claviériste !!!) &  aussi à un nouveau chanteur dont la tessiture vocale ne me plaisait pas ; le chanteur  justement, Paul MANZI parlons en de suite car je l'ai trouvé excellent sur ce nouvel album, comme quoi.....

 

Les morceaux de bravoure s'enchainent sans temps mort dans ce ciel inquiétant (très jolie iconographie réalisée par Kylan AMOS, le nouveau bassiste du groupe), la force essentielle de cet opus réside dans l'agencement des titres (un titre béton, un titre calme, un titre béton......etc.), comme savait le faire dans les années soixante dix un groupe comme UFO par exemple, souvenirs, souvenirs.......Ecoutez intensément les titres un, trois, sept & neuf entre autres et vous m'en direz des nouvelles, c'est du lourd, du grand néo prog énergique digne d'ARENA, ça pulse, ça décoiffe, ça déchire........

 

Aucune fausse note dans cet album, digne successeur de "The Visitor" rien de moins, dix sept années plus tard, rarement Clive NOLAN n' a joué du piano avec autant de finesse, accompagné d'un John MITCHELL à la six cordes au sommet de son art, une rythmique haute en couleurs (Kylan AMOS & Mick POINTER), bref foncez vous procurer cet album, un ut majeur de ce premier semestre 2015 !!!! Grand tout simplement.

Cote : 5/5

 

Pistes :

1. The Demon Strikes (5:37)

2. How Did It Come to This? (4:30)

3. The Bishop of Lufford (5:24)

4. Oblivious to the Night (2:47)

5. No Chance Encounter (4:30)

6. Markings on a Parchment (2:19)

7. The Unquiet Sky (5:29)

8. What Happened Before (4:55)

9. Time Runs Out (4:39)

10. Returning the Curse (3:48)

11. Unexpected Dawn (3:52)

12. Traveller Beware (7:40)

 

Musiciens :

Paul Manzi - chant

John Mitchell - guitares

Clive Nolan - claviers

Kylan Amos - basse

Mick Pointer - batterie

 

CICCADA – The Finest of Miracles – Fading Records - 2015

Par Denis Boisvert

 

On n’est pas dans une pépinière prog ici. Tout le mérite revient à ces jeunes artistes grecs issus de l’austérité! Leur deuxième album est une nette progression. Une influence clairement Gentle Giant mais aussi prog pastoral.  Les compositions sont jolies, mélodiques et chantantes. La voix féminine est cristalline et se marie bien au style. Il y a bien des moments plus rock voir bruyants mais la dominante est folklorique.  Les claviers sont bien présents (des passages Moog remarquables en fait et on retrouve un heureux mélange d’acoustique et d’électrique. Les flûtes dominent et définissent un peu le genre.  On retrouve un peu une influence prog italienne aussi (pas surprenant car Fading Records est associé à AltrOck).

 

Agréable à écouter, plein de découvertes, de changements de tempo, d’arrangements instrumentaux délicats. Le jeu des musiciens est correct sans être virtuose, le claviériste est particulièrement habile à faire de la tapisserie sonore.  Ma critique la plus importante vient du fait qu’on a quelquefois l’impression que le format (prog) est plus important que la forme et je sais que le clonage agace plusieurs aficionados. Un peu comme si le mandat était de faire du prog britannique 1975 si vous voyez ce que je veux dire. C’est bien fait mais peut-être que cela manque d’originalité et de caractère.  Le tout est un peu court et contient quelques passages brefs transitionnels. La deuxième moitié contient une suite d’environ 18 minutes (les pièces 6 à 10 en fait).

 

Cela étant dit, les musiciens sont compétents et savent certainement tresser des morceaux ‘prog lite’ avec doigté et goût. La belle pochette représente bien le contenu mais aussi le collage des genres. Facile à entendre.  Une variation prog qui plaira certainement et qui méritent quand même une écoute approfondie et d’attendre la suite.

Cote 4 sur 5

 

Pistes:

1. A Night Ride (6:26)
2. Eternal (8:02)
3. At the Death of Winer (4:04)
4. Around the Fire (9:16)
5. Lemnos (Lover Dancer) (0:47)
The Finest of Miracles Suite:
6. Birth of the Lights (1:52)
7. Wandering (6:42)
8. Sirens Call (1:38)
9. As Fall the Leaves (3:09)
10. Song for an Island (4:47)

 

Musiciens:

Evangelina Kozoni: voix
Yorgos Mouhos: guitares
Yiannis Iliakis: batterie et percussion
Nicolas Nikolopoulos: flûte, sax, mellotron, piano, glockenspiel

TESLA MANAF – Tesla, Manaf – Moonjune Records 2014

Par Richard Hawey

 

TESLA MANAF est un guitariste de fusion indonésienne avec un talent immense. Il n’a pas grandi qu’au son des musiques traditionnelles de son pays. Il a eu la chance d’écouter du rock progressif anglais, la fusion et de la musique classique. Il résulte de ce mélange un réseau d’influences diverses qui vont se heurter dans la tête de Tesla MANAF pour donner un style peu courant. Son nouvel album éponyme contient deux albums en un ; « A Man's Relationship With His Fragile Area » et « It’s All Yours » précédemment sorti en 2011. Le premier est composé des musiciens suivants : Tesla MANAF (guitare), Rudy ZULKARNAEN (contrebasse), Handis  « Hulhul » HENDARISMAN (clarinette, trompette pencak, flûte de bois indonésien) et Desal SEMBADA (batterie).

 

Les huit titres qui composent cette première partie révèlent des compositions aventureuses, entre jazz et musique classique contemporaine. La guitare pose des arpèges fins et nerveux et interagit parfaitement avec les autres instruments, chaque note est clairement mise en évidence. La clarinette hante des morceaux tels que « Counting miles and smiles » avec l’apport de la basse et des percussions. Le groupe parvient à une osmose tendue et prenante sur « Movin’ Side », par exemple. « Necrophilia » très court, offre un jeu de  guitare rapide de MANAF avec de nombreux changements de tempo et de rythmes agrémentés par la flûte indonésienne. Le solo de basse est très impressionnant. Parfois, nous avons le sentiment que  les instruments sont désynchronisés. « Early Years » est plus mélodique avec des lignes de guitares délicates, des rythmes plus lents et une flûte presque ambiante.

 

La seconde partie nous renvoie à l’album « It’s All Yours » de 2011. On est dans les mêmes atmosphères mais l’apport d’instruments typiquement indonésiens tels que le gangsa ou le kantil ajoute une touche particulière qui épouse discrètement mais fermement les propos jazz fusion qui se développent sur ces six morceaux. Tesla MANAF fait intervenir ici contrebasse, batterie, saxophone et claviers en association avec les percussions indonésiennes. Le résultat donne dans une évidente subtilité qui rend agréable cet ensemble de six parties constituant cette suite « It’s All Yours ». « Part 1 » est la plus longue chanson de l'album et si elle n’est pas la meilleur, elle est certainement le plus mélodique. « Part 2 » est beaucoup plus atmosphérique avec des modifications de textures, avec les synthés et une douce guitare. Sur «Part 3» une nouvelle mélodie très bien mis en évidence par le saxophone et les retentissantes percussions. Dans l’ensemble les six parties sont assez mélodiques, bien qu’il y ait la cinquième partie qui demandera à l’auditeur une certaine concentration.

 

Il s’agit là d’un album qui demandera plus d’une écoute, même s’il demeure très mélodique l’auditeur sera amené à relever certains défis. Mais à la fin ce sera à vous de trancher. À découvrir!

Cote : 3.5/5

 

Pistes
A Man's Relationship With His Fragile Area (2014)
1. A Man's Relationship With His Fragile Area (0:44)
2. Necrophilia (1:30)
3. Counting Miles and Smiles (4:59)
4. Movin Side (5:58)
5. Early Years (7:55)
6. Multiply By Zero (1:33)
7. Chin Up (7:06)
8. The Sweetest Horn (6:43)
It's All Yours (2011)
9. It's All Yours: Part 1 (11:17)
10. It's All Yours: Part 2 (5:59)
11. It's All Yours: Part 3 (6:23)
12. It's All Yours: Part 4 (5:46)
13. It's All Yours: Part 5 (3:59)
14. It's All Yours: Part 6 (8:57)

 

Musiciens

Tesla Manaf -  guitare, arrangements et compositions

Rudy Zulkarnaen - contrebasse (1-8)

Hulhul - clarinette, trompette pencak, flute indonésienne (1-8)

Desal Sembada -  batterie (1-8)

Gega Mesywara -  contrebasse (9-14)

YD Nafis- claviers, synthés (9-14)

Dani Irjayana - batterie (9-14)

MUMU -  saxophone soprano, flute (9-14)

Zaky - voix

Adrian Firdaus - gangsa (9-14)

Dewa Made Premania - gangsa (9-14)

William Teh Putra - kantil (9-14)

Wisnu Pramadi - kantil (9-14)

Gede Darma Raharja - jublag, gong, kempluk (9-14)



KING OF AGOGIK – Exlex Beats – Superskunk Music 2014

Par Richard Hawey

 

KING OF AGOGIK est un projet dirigé par Hans Jörg SCHMITZ, qui est principalement un batteur, mais qui joue aussi la guitare, la basse et les claviers. Sur ce cinquième album, il est accompagné par le guitariste Dago WILMS, bassiste Gary FARMER, Erik VAXJÖ sur le Mellotron, Steve UNRUH (Resistor) à la flûte & au violon, d’Andrew MARSHALL (Willowglass) à la guitare acoustique et Arne SCHÄFER (Versus X et Apogee) à la guitare et plusieurs autres. L'album est totalement instrumental divisé en onze pistes pour un total de soixante dix sept minutes. En passant la définition du mot Agogik prise sur Wikipédia est celle-ci : « C’est l’art de changer de tempo dans le cadre d’un spectacle ».

 

L’album débute sur les chapeaux de roue avec « Bronto’s Navel » où Hans nous démontre toutes ses capacités aux baguettes mais aussi la basse proche d’un King Crimson et une guitare qui sonne bien. « 11th Sense », écouter l’ouverture et le clin d’œil à Yes avec « Owner on Lonely Heart » mais aussi avec  E.L.P., Asia, Van Halen et d’autres que je ne reconnais. « 11th Sense » c’est un raccordement de bout de musique offre une musique où le progressif et le rock se côtoie dans un pot-pourri divertissant et relevé. « Nomouglea » est tout le contraire de la précédente, tout en douceur avec la guitare acoustique de Dago WILMS, la flute et le violon de Steve UNRUH, un mot beauté, les claviers se mêlent à l’ensemble pour apporter la profondeur nécessaire. Soudain les tambours éclatent, la guitare électrique transperce l’atmosphère, vraiment magique. « The Chasteness » sous-titré « Damsel's Love and King's Wrath » s’ouvre tout doucement mais c’est de courte durée car ça repart quelques secondes vers une autre direction. C’est ce genre de régime qu’offre « Exlex Beats », pas de repos pour l’auditeur, aucune ennui ni de somnolence. Seulement avec ce que j’ai écris il est facile de savoir que la musique de KING OF AGOGIK est éclectique et méticuleusement préparée. Sur « Sheol », autre très belle pièce de musique, avec Andrew MARSHALL qui tient la guitare acoustique et Arne SCHÄFER à la guitare électrique. Je passerai directement à la suite de plus de vingt minutes intitulée « Thin as a Skin ». Il s'agit là d’une pièce de prog pure, complexe à souffler votre esprit. Lorsque la flûte de Steve UNRUH s’exécute, il nous vient à l’esprit un certain groupe classique à l'esprit de l'auditeur, mais accrochez-vous...ce n’est pas terminé, de nombreuses autres références musicales s’en viennent, comme Mike OLDFIELD.  À mi-chemin de la pièce il nous est révélé la raison du titre de ce morceau. Ici et là il y a plein de références directes à  « Thick As a Brick » de JETHRO TULL. Est-ce une parodie ? Je le vois plutôt comme un hommage. En plus d'être totalement impressionnant, c’est un monument de progressif qu’il faut écouter absolument. Sur le court titre de fermeture « Arrived without Travelling », H.J SCHMITZ joue de tous les instruments et nous dit à sa façon : Voici, vous êtes arrivés, tandis que l’on se demande si nous avons bougé?

Je vous l’avoue cet album m’a surpris, même s’il me manquait des détails que je ne percevais pas lors de mes premières écoutes. Il aura fallu une session avec casque d’écoute pour saisir toutes les subtilités d’ »Exlex Beats ». Il ressort à la fin une excellente production, presque parfaite, des compositions complexes avec plusieurs changements de directions et de rythmes qui demeurent accessibles. L’exécution des musiciens est prodigieuse, à noter celles de Dago WILMS pour son jeu sur les guitares, à un Steve UNRUH, prodigieux sur la flute et le violon et Hans-Jorg SCHMITZ pour ce qui est évident, son jeu à la batterie mais aussi pour le résultat finale. Recommandé!

Cote 4/5

 

 

Pistes

1. Bronto's Navel (3:09)
2. 11th Sense (11:57)
3. Nomouglea (7:12)
4. The Chasteness (8:17)
5. Making of SWEP (1:37)
6. Musicogenic Epilepsy (3:50)
7. Sheol (8:21)
8. Lick Me (5:17)
9. The Venturous Dream of a Schlabbershirt (3:02)
10. Thin as a Skin (22:47)
11. Arrived without Travelling (1:31)

 

Musiciens

- Hans Jörg Schmitz / Pearl Drums, claviers, Guitare, Basse
Avec:
- Dago Wilms / Guitares acoustique et électrique, Hamer Bass
- Gary Farmer / Basse Rickenbacker
- Steve Unruh (Resistor, The Samurai of Prog) / Flute and Violon
- Michael Elzer / 12 string Chapman Stick
- Pantelis Petrakakis / Basse
- Andrew Marshall (Willowglass) / Guitare espagnol
- Arne Schäfer (Versus X, Apogee) / Guitare
- Michael Kreutz / Basse
- Peter Simon / Oboe
- Erik Vaxjö / Mellotron

 


UNREAL CITY - Il Paese Del Tramonto – AMS Records 2015

Par Richard Hawey

 

Après l'impressionnant « La Crudelta Di Aprile », UNREAL CITY nous reviennent avec « Il Paese Del Tramonto ». Après leur éclatante prestation à Convention Terra Incognita en 2014 qui a ouvert les yeux de plusieurs, le groupe nous offre leur second album. Il Paese Del Tramonto » contient 7 titres qui font un temps total de 69 minutes qui offrent un festin de prog rétro avec la touche de modernité indéniable. Cet album contient tout ce que j'aime d’UNREAL CITY. Grande mélodie, grand chant, compositions intelligentes, musique épique, solos de claviers progressive, belles guitares, etc.... Il est presque aussi bon que La Crudelta Di Aprile.

L'album s'ouvre avec « Ouverture », une piste d'introduction de 5 minutes qui est la plus courte de l’album. Au début on entend des voix ou des bruits, le piano fait son entré de manière classique et puis les autres instruments s’intègrent et commencent à créer une structure ; bien sûr, le travail des claviers se démarquent à certains moments, tandis que les enchaînements créent des atmosphères sombres forts agréables. C'est un morceau instrumental avec plusieurs changements de direction. L'ouverture passée, les cinq titres qui suivent affichent des durées de huit à dix minutes, ce qui semble être le temps nécessaire pour construire une pièce offrant plusieurs facettes, avec des alternances de mélodies romantiques, de chant radieux, de montées de synthé, de soli de guitare. Pour épicer la préparation, quelques passages de piano sont excellents, sans oublier quelques interventions de Mellotron. La quatrième piste, "La meccanica dell'ombra", est une parfaite illustration du mélange entre inspiration moderne et influence vintage avec une partie médiane qui n'est pas sans évoquer Le ORME et "Felona E Sonora" . Pour finir en beauté, UNREAL CITY nous offre les 20'30" de "Ex Tenebrae Lux", suite en quatre parties, qui est jusqu’à aujourd’hui la meilleur pièce composée par le groupe. Ce "Ex Tenebrae Lux" offre tous les ingrédients de qualité cités précédemment.

 

"Ex Tenebrae Lux" est à coup sûr une excellent album, UNREAL CITY s’est vraiment assuré de nous présenter une production supérieure à la première. C’est du rock progressif dans la plus pure tradition italienne. Chaudement recommandé!

Cote 5/5

 

Pistes

01. Ouverture: Obscurus Fio - 05:01

02. Oniromanzia - 09:02

03. Caligari - 10:05

04. La Meccanica dell'ombra - 09:16

05. Il Nome di Lei - 08:25

06. Lo Schermo di Pietra (Kenosis) - 07:54

07. Ex Tenebrae Lux -20:34

i) Gelida Imago Mortis

ii) Ciò Che Disse Il Tuono

iii) Processo Secondario

iv) Ab Aeterno

Musiciens

Dario Pessina (Basse / Choeurs)

Emanuele Tarasconi (Chant / Claviers)

Federico Bedostri (Batterie)

Francesca Zanetta (Guitares / Mellotron)


ARCADE MESSIAH – Arcade Messiah – Autoproduction 2014

Par Richard Hawey


ARCADE MESSIAH est un projet instrumental solo de John BASSETT plus connu pour sa participation dans KINGBATHMAT. Plus tôt cette année il nous a proposé un album acoustique, « Unearth » , que nous n’avons pas eu la chance de chroniquer. Avec « Arcade Messiah », pas de chant, exit la guitare acoustique, les mélodies épurées, place aux riffs assez métal et un univers sonore sombre. L’électrique est prépondérant sur ces sept morceaux souvent nerveux hormis « Aftermath ». Les durées sont variables, du court “Aftermath” au long “Roman Resolution”, une écriture qui va du linéaire répétitif au ravageur “Every Body Eating Every One Else” qui se vautre dans le métal. Certains peuvent sembler manquer un peu de matière en première approche, faute à une écoute inappropriée. Arcade Messiah doit s’écouter fort, sur une bonne chaîne, il faut que le son s’impose à vous, explose et ne reste pas en sourdine, surtout pas. C’est une musique à vivre, pas à subir.


Il s’agit du premier instrumental de John BASSETT qui plonge l’auditeur dans un univers musical sombre, déchaîné et plein de rage. “Sun Exile” qui est la parfaite démonstration de cette volonté d’écriture, on apprécie les guitares, la basse mais également la partie batterie, une entrée en matière brillante. Le second titre, “Your Best Line of Defence Is Obscurity”, est plus difficile car très répétitif, hypnotique, oppressant, sans réelle progression, une masse qui se heurte contre un mur de béton sans pouvoir le défoncer. Amateurs de constructions étranges, “Traumascope” est pour vous. Mettez des riffs différents un la suite de l’autre, ajoutez la répétition et faite varié le tempo, l’effet est déstabilisant, traumatisant, surtout lorsque cela se termine de manière brutale. A écouter très très fort ! “Aftermath” est un petit interlude répétitif qui lance une grosse bête métallisé déjantée dont j’ai déjà parlé, “Every Body Eating Every One Else”, sorte d’orgie sonore qui rivalise en plaisir avec “Sun Exile”. Franchement la bête est déchaînée, le titre est violent, angoissant. Wow ! “The Most Popular Form Of Escape” avec sa wah-wah va sembler linéaire au premier abord car John est dans l’écriture répétitive une fois encore avec deux mouvements principaux qui reviennent à la manière du second titre, presque un interlude. L’épilogue vient avec un des morceaux les plus travaillés, “Roman Resolution”, où la colère et l’horreur ont cédé la place à la résolution. Il s’agit de ma pièce favorite, une guitare avec effet reverb, une autre dans les aiguës sur quelques notes jouant un gimmick. Il y a du “Please Don’t Touch” qui resurgit de ma mémoire musicale ici. Le titre est le plus fin de l’album et clôt ce « Arcade Messiah » magnifiquement.


Bien que John BASSETT joue de tous les instruments, rien n’y parait. « Arcade Messiah » contient des titres qui prennent aux tripes et qu’il vous faut écouter. Alors, plongez dans son univers instrumental, et abreuvez-vous de ses émotions, laissez vous prendre par chacun des titres, amateurs de guitare électrique, foncez.

Cote 4/5


Pistes

1. Sun Exile (05:35)
2. Your Best Line Of Defence Is Obscurity (06:48)
3. Traumascope (05:23)
4. Aftermath (02:52)
5. Everybody Eating Everyone Else (8:00)
6. The Most Popular Form Of Escape (04:56)
7. Roman Resolution (08:50)


Musiciens

John Bassett – tous les instruments


PROUD PEASANT - Flight - Basement Avatar Records – 2014

Par Philippe André

 

PROUD PEASANT, le fier paysan débarque d'Austin-Texas pour nous offrir une musique hors normes, je sais celle là on vous l'a déjà faite, mais ici c'est réel, imaginez un groupe instrumental qui utilise pele mele trompette, trombone, violon, violoncelle, flute, mandoline, ukulele, clarinette, tuba, et j'en passe en plus d'une instrumentation progressive traditionnelle!

 

Trois longs titres seulement (douze, dix neuf et treize minutes) sur cet album aux confins d'un GENTLE GIANT (avec les polyphonies et les voix en canon dans le final du second titre), d'un KING CRIMSON lizardien, d'un GRYPHON en moins acoustique ou plus proche de nous d'un LYRIAN que j'avais eu le plaisir de chroniquer il y a quelques mois ; et la différence essentielle est là car LYRIAN pouvait lasser à cause de ses trop longs morceaux (plusieurs supérieurs aux vingt minutes) et de ses vocaux envahissants, rien de cela avec PROUD PEASANT, leur musique passe comme une lettre à la poste. Comme PROUD PEASANTle définit lui même, cette œuvre est une combinaison de rêves  sublimes et de méchants cauchemars à un moment donné de leur vie d'artistes, remarquable à tout point de vue, la bande son d'un film imaginaire facile à appréhender, aucune prise de tète en vue, ça glisse, ça coule tout seul........ Pas de réelle préférence entre les trois titres proposés par les texasuniens même si j'aime un peu moins le dernier morceau "The Precipice", dont les différentes parties font quelque peu "collage", là c'est juste pour vous donner une piste à explorer, rien de rédhibitoire cependant.

 

A l'image (et au son) d'une autre formation texane (ASTRA), PROUD PEASANTsurprend  avec ce premier album d'une évidente maturité (c'est vrai que les musiciens du groupe font tous partie de divers combos extérieurs), un album qui devrait prendre une place de choix dans le bilan de fin d'année, une condition néanmoins, apprécier la musique instrumentale.

Cote 4.5/5

 

Pistes

01. The Prisoner (12:28)

02. Awakenings (19:34)

03. The Precipice (13:20)

 

Musiciens

Jay Allen - keyboards, piano

David Hobizal - drums

Xander Rapstine - electric and acoustic guitars, tenor guitar, mandolin ukulele, melodica, glockenspiel, percussion

Kyle Robarge - bass, fretless acoustic bass

 

Musiciens invités

Brian Butz - tuba

Roy Coon - clarinet

Phil Davidson - violin

Kullen Fuchs - trumpet

Jeff Halliburton - timpani

Chico Jones - percussion

Melanie Morgan - flute

Chris Pickens - french horn

Tony Rogers - cello

Shauna Satrom - trombone


CROSS – Da Capo – Progress Records – 2014

Par Richard Hawey

 

À l’été 2012 lors d’une entrevue avec Hansi CROSS, il disait qu’avec la sortie de l’album « Wake Up Call » « ce dernier est devenu une synthèse stylistique de ce qu’est CROSS. Ce mélange d’ancien et de nouveau mène à ce qui semble la fin d’une époque. Il pourrait être, d’ailleurs le dernier album de CROSS ». Alors imaginez ma surprise en voyant l’annonce de la sortie de « Da Capo ». Il faut que j’avoue que j’ai un faible pour la musique de CROSS, et cela depuis « Playgrounds » en 2004. Donc vous avez une idée de l’intérêt suscité chez moi par la sortie de « Da Capo ». Précisons que le contenu de cet album fut composé entre 1990 et 1993, des cinq chansons une vient de « Secong Movement » (1990) et les quatre autres nous proviennent de l’album « Cross III – Changing Poison Into Medecine » (1993). Cette démarche de rafraichir sa discographie, il n’est pas le seul à le faire, à débuter en 2005 et se continuera avec la sortie en 2015 des albums parus entre 1996 et 1998.

 

Sur cet opus, on compte donc quatre épiques oscillant entre sept et quatorze minutes ainsi qu’une courte plage servant d'interlude entre deux morceaux. Les éléments qui ressortent à l'écoute de ces chansons sont, des introductions symphoniques où les claviers touchent de près l'univers de claviériste comme Rick WAKEMAN. Le reste s'apparente à un savant mélange de rock progressif et de rock atmosphérique où l'influence d’un PINK FLOYD n'est pas loin. D'ailleurs la voix d'Hansi frôle parfois celle de, et ce, avec beaucoup de finesse et d'émotion. Ne passons pas sous silence les très nombreux solos de guitare que le maitre de cérémonie, gère avec un certain doigté. L'ensemble nous fait voyager à travers un néo-progressif mélodique accessible où l'on dénombre, quelques beaux passages techniques.


Si l'on connait les albums originaux, on peut considérer que le travail d’Hansi CROSS était à l’époque plutôt bien fait. Cette transformation est un plus value pour nos oreilles et devrait attirer l’attention de nombreux auditeurs. Les amateurs de bon néo-prog trouveront ici de belles compositions agréables à écouter.

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. Fire (13:56)
2. Dream Reality (9:08)
3. Changing (1:36)
4. Visions (7:06)
5. Courage (14:25)

 

Musiciens

- Hansi Cross / guitares, claviers, chant
- Lollo Andersson / basse
- Tomas Hjort / batterie, percussions


THE GIFT – Land of Shadows – Bad Elephant Music – 2014

Par Richard Hawey

 

THE GIFT est de retour après une pause de huit ans. Comme pour plusieurs formations, THE GIFT a vécu des hauts et des bas avec en plus des changements au line-up ce qui peut expliquer ce temps d’arrêt. THE GIFT est un groupe de prog symphonique de Londres, formé en 2003 lorsque Mike MORTON et Leroy JAMES ont eu l'idée de créer un groupe et de réaliser un album-concept. Après avoir signé avec le label Cyclops Records, leur premier album « Awake and Dreaming » voit le jour en 2006, et il est à noter que c’est un double. Donc les revoici avec leur nouvelle production intitulé « Land of Shadows » en version simple cette fois. Avec cet opus le chanteur Mike MORTON a produit un album qui aborde des thèmes sombres, mais avec une touche d'espoir et de dynamisme.

 

L’album débute par une courte pièce narrée « I Sing of Change » qui nous place dans une ambiance plutôt calme. S’enchaine le premier de deux épiques « The Willows » qui nous montre un Mike MORTON à son meilleur sur une guitare acoustique en ouverture. Un changement assez drastique s’opère à la quatrième minute, la guitare électrique y va d’un bon riff, suivi d’un solo de claviers endiablé. La finale est superbe avec une mélodie accrocheuse et un solo de guitare poignant. « The Road Runs on Until Morning » en est une autre au rythme très habilement mené, un refrain accrocheur et une guitare distinctive. Suit « Walk into the Water » qui est une ode dédiée à son beau-père. La chanson est paisible et pleine de sensibilité, écouter le solo de guitare, superbe! L’autre épique « The Comforting Cold »  raconte l'histoire d’un homme proche de la mort qui est ramené à la vie. La question qu’il se pose est celle-ci; est-il nécessaire de ramené à la vie un homme qui a bien vécu, peut-être qu’il préfère quitter pour l’au-delà. C’est une autre piste brillamment écrite et produite. « As » est une courte finale sentimentale et touchante.

 

Si vous avez aimé « Awake and Dreaming », “Land of Shadows” saura vous satisfaire. Toutefois vous aurez besoin de quelques écoutes pour bien apprivoiser le monde de Mike MORTON.

Cote 3.5/5 

 

Pistes 

1. I Sing Of Change (1:04)

2. The Willows (12:00)

3. Road Runs On 'Til Morning (7:04)

4. Walk Into The Water (6:19)

5. Too Many Hands (5:12)

6. You Are The Song (4:17)

7. The Comforting Cold (19:39)

8. As (1:19)

 

Musiciens

Mike Morton - chant, claviers, guitar 12 cordes, flute
David Lloyd - guitares électriques et acoustiques
, basse, claviers
Joseph Morton - batterie et percussion
With
Andy Coombe - piano sur 'You Are The Song'
Andre Lewis - choeur sur 'The Comforting Cold'
James Fox - violon sur 'The Comforting Cold'
Kurosh Davis - viola sur 'The Comforting Cold'
Rebecca Jordan - violoncelle sur 'The Comforting Cold'
Anna and Evie Morton - voix d’enfants sur 'The Willows'
Andrew Morton – voix sur 'I Sing Of Change'

 

SEBAS HONING – From Middle of East – Freia Music 2014

Par Richard Hawey

 

Sebas HONING est ce jeune guitariste, chanteur et compositeur néerlandais de talent qui a des idées plein la tête et l’année 2014 semble en être une où il finalise ses projets. Sebas HONING a démarré une carrière solo prometteuse en 2008, avant de produire coup sur coup deux albums en 2014 : « Songs of Seas and Oceans » en mai, déjà chroniqué sur notre site et un EP de cinq titres avec bonus, « From Middle to East », en ce début d’automne, tout deux chez Freia Music. Habituellement plus porté vers le métal progressif, Sebas a pris un virage oriental sur cette nouvelle production.


« From Middle to East », c’est, comme je le disais, un EP de cinq titres, mais c’est également quatre titres ramenés à des formats single, dont trois issus de « Songs of Seas and Oceans ». On sent sur les cinq nouveaux titres la créativité bouillonnante de Sebas, qui nous conduit, par d’habiles transitions, au long d’un périple partant de Turquie pour rejoindre l’Indonésie via l’Inde. Et la première leçon, c’est que la voix chaude de notre musicien se calque parfaitement à ce style de compositions. Il faut ajouter tout le travail de programmation nécessaire lié aux percussions orientales. Ce qui donne à la fin une rythmique qui met en valeur chacun des titres de cet EP. « The Moon Decides » offre un tempo dansant porté par les percussions et dans des brumes appuyées par une rythmique métal progressif du meilleur effet avec des cordes aux sonorité orientales. Un excellent morceau d’entrée, avec un refrain qu’on reprend allègrement et qui place le débat à un très bon niveau. Sebas HONING excelle dans toutes les parties instrumentales et sa voix ressort parfaitement sur un chant oriental du meilleur effet. Sans transition, « Escape from Arabia » appuie le voyage vers l’Inde sur un tempo et une rythmique encore plus métalliques, où les guitares se voient doublées par les claviers, puis par une basse qui a du chien. Retour au calme, avec un « Ode to the Sun » de toute beauté où les percussions et les cordes orientales nous emmènent vers un croisement entre les Beatles et Led Zeppelin. Le chant se fait envoûtant, magnifiquement placé, pris dans l’ambiance générale du morceau. « Ramayana » vous invite à embarquer vers l’Indonésie sur une intro troublante avant qu’une magnifique guitare ne vienne illustrer les balancements de la mélodie. Pas de démonstration abusive, de belles lignes mélodiques finement ciselées pour agrémenter la traversée. La voix de Sebas donne toute sa profondeur dès l’introduction de l’indonésien « Perang Poepoetan ». Sa guitare se lâche au fur et à mesure du morceau pour tricoter des labyrinthes techniques et inspirés pour s’évanouir lentement comme un mirage qui disparaît…


Il semblerait que Sebas HONING travaille déjà sur un troisième album à paraître avant la fin de l’année. Il n’y a aucun doute à mon esprit qu’il sera un album inspiré, mais ce jeune multi instrumentiste semble chercher sa voie, entre le rock métallique, le progressif et le « world métal ». Mais donnons crédits à ce musicien qui paraît avoir une force créatrice sans borne.
Cote : 3.5/5

 

Pistes

1. The Moon Decides (Turquey) – 6:21

2. Escape from Arabia (Turquey-India) – 3:02

3- Ode to the Sun (India) – 6:55

4- Ramayana (India-Indonesia) – 7:53

5- Perang Poepoetan (Indonesia) – 6:16

Plus quatre bonus

 

 

Musiciens

Sebas Honing – Chant et tous les instruments

Invité

Petra Honing - chant


PRODUCT – Aether – Autoproduction 2014

 Par Richard Hawey

 

PRODUCT est la création de Arman Christoff BOYLES (Claviers, guitares et chant), il est secondé dans ce projet par Scott RADER (Batterie, basse), ce dernier a joué en 1990 avec le groupe RING OF MYTH. Le groupe sort son premier album en 2000 sous le titre « On Water » qui reçoit un accueil plus que chaleureux. Chacun des albums a un thème, « On Water » suit l'histoire de Jacob Nagle, un jeune marin pendant la révolution américaine. « Aire » est un album sur Galileo et aborde des sujets concernant la science et l'église. « The Fire » est basé sur la vie de Néron. Leur dernier album, « Earth », est un regard sur la vie de Nikola Tesla et reflète notre relation avec la technologie. Après ces quatre productions, le dernier album date de 2008, c’est le silence qui s’installe pendant six ans. Pour ceux qui ne connaissent pas PRODUCT, on peut parler de néo progressif avec des influences comme MARILLION, PINK FLOYD, GENESIS ou PORCUPINE TREE. Aujourd’hui PRODUCT est de retour avec leur cinquième album, « Aether » qui est basé sur la vie d’Harry Houdini et son interaction avec le spiritualisme.

 

Il faut vous dire que le groupe est généreux, il y a sur cet album tout près de soixante dix-neuf minutes de musique divisé en deux tableaux répartis sur seize chansons. Donc attaché vos ceintures et préparez-vous à entrer dans le monde de PRODUCT. Croyez-moi j’aurais bien voulu décrire chaque pièce de « Aether » mais j’ai plutôt décidé autrement. Parlons tout d’abord du livret qui est garni de photos d’époque en noir et blanc montrant Houdini lors de ses prestations que personnellement je trouve très pertinente. Sur la pièce qui ouvre l’album « Walk In » on entend difficilement une personne présentée Houdini avec l’hymne nationale anglaise et des applaudissements. Puis les claviers se font répétitifs comme sur l’album de « Meedle » de P.F. et la pièce « One of These Days », se rythme s’enchaine au second titre « Stand Dry (Believe PT 1). Le rythme est saccadé en contrepartie d’un chant mélodique, très bon titre. Si vous cherchez des ambiances sombres, je ne dis pas noire, où vous retrouverez des sonorités floydienne à profusion et même qu’à certaines occasions vous ferez des rapprochements aves la voix de David GILMOUR. Je précise que ce « Aether » est loin d’être une suite de copie de P.F. ce sont plutôt des clins d’œil que vous y entendrez. Vous aurez droit à des moments très symphonique comme sur « Big Illusion » ou  plus folk « Key in Hand » et pop sur « Rosabell ». « Some of Me » est aussi très proche de P.F. du temps de « Dark Side of the Moon ». L’album est varié mais la ligne directrice est maintenue tout au long des seize compositions. L’atmosphère acoustique de « Margery » peut rappeler certaines balades de PORCUPINE TREE, comme pour la suivante « The Punch » est une autre belle ballade, avec la guitare acoustique et électrique, celle-ci un peu trafiquée donne une touche toute particulière à cette chanson. « The Final Promise (Believe PT 2) » clos cet album surprenant par ce que je crois être la voix d’Harry Houdini en introduction. C’est sous une forte émotion dans la voix qu’Arman Christoff BOYLES appuyé par des claviers symphoniques à souhait, mélangés à une merveilleuse guitare à la WILSON que se termine l’histoire tourmentée d’Harry Houdini.

 

Malgré les références occasionnelles, « Aether » est une interprétation personnelle de l’auteur qu’est Arman Christoff BOYLES. Le chant, même s’il a des limites passe très bien, musicalement l’auditeur vit plusieurs gammes d’émotions et le tout dans une exécution sans faille. « Aether », sans être un pur chef d’œuvre, offrira à l’auditeur une pleine satisfaction pendant plusieurs écoutes.

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. Walk-in... (1:00)
2. Stand Dry (Believe Pt.1) (5:48)
3. Big Illusion (5:25)
4. Key in Hand (4:42)
5. Rosabell (4:41)
6. Great Escape (3:46)
7. Some of Me (6:25)
8. Forever (4:12)
9. Metamorphosis (5:21)
10. Grim Game (3:15)
11. Sherlock (7:43)
12. Straightjacket (4:14)
13. Crack in the Shield (4:31)
14. Margery (5:57)
15. The Punch (4:40)
16. Final Promise (Believe Pt.2) (5:32)

 

Musiciens

- Arman Christoff Boyles / chant, guitares, claviers
- Scott Rader / drums, basse



NEAL MORSE – Songs from November – Radiant Records – 2014

Par Richard Hawey

 

Je reconnais que je ne suis pas un grand fan de Neal MORSE, toutefois je suis d’accord pour dire qu’il a un immense talent. J’ajouterai qu’il est solide sur scène, il offre à ses fans des  prestations uniques et généreuses. J’ai eu la chance de le voir, comme plusieurs des lecteurs de ce site, il y a une couple d’années à Québec. Dernièrement j’ai reçu le dernier album de monsieur MORSE « Songs from November » sur lequel je me suis attardé pour vous.  La petite histoire derrière ce nouvel album est celle-ci, « Songs from November » est paru en septembre mais a été enregistré au mois de novembre 2013, d’où ce titre. Si vous vous attendez à quelques longues plages, passez votre tour car il n’y en a pas. Il s’agit plutôt de  chansons aux formats classiques, un peu comme sur « Testimony » qui n’était pas un album dépourvu d’intérêt.

 

Les chansons de cet album ont donc un intérêt non négligeable si l’on prend le temps de leur accorder un peu de temps d’écoute. « Heaven smiled » qui ouvre l’album est une ballade sympathique dont l’artiste nous a déjà habitués par le passé (rappelez-vous « June » notamment) tandis que « Whatever Days » penche plutôt du côté de CHICAGO avec ses cuivres imposants. Il faut attendre « Song for the free » pour retrouver une verve lyrique que ne renierait pas U2. Malheureusement, l’album contient surtout des ballades, un format qui pourra rapidement lasser l’auditeur si celui-ci n’y est pas réceptif. Malgré tout, l’écriture de Neal MORSEreste relativement efficace sur la longueur et l’on trouve même des morceaux plutôt réussis comme « Wear the Chains », alternant douceurs et montées en puissance ou « The Way of Love » dans une veine plus pop à la BEATLES en fin d’album.

 

Neal MORSE s’est fait plaisir avec ce « Songs from November » en renouant dans une veine plus classique qu’il avait quelque peu délaissée ces dernières années au profit d’un rock progressif épique. Un album qui plaira à plusieurs de ses fans mais qui ne marquera pas l’impressionnante discographie du bonhomme. « Songs from November » constitue un honnête passage plaisant pour l’artiste et l’auditeur qui souhaite le suivre dans cette voie et il pourra attirer de nouvelles oreilles

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. Heaven Smiled (4:46)
2. Whatever Days (4:14)
3. Flowers in a Vase (4:16)
4. Love Shot an Arrow (4:18)
5. Song for the Free (4:27)
6. Tell Me Annabelle (4:21)
7. My Time of Dying (4:36)
8. When Things Slow Down (3:24)
9. Daddy's Daughter (4:44)
10. Wear the Chains (4:04)
11. The Way of Love (4:31)

 

 

 

Musiciens

- Neal Morse / guitar, keyboards, vocals
- Chris Carmichael / violin, viola and cello
- Jim Hoke / horns
- Gabe Klein / drums
- The McCrary Sisters / vocals


SPARKLE IN GREY – The Calendar – Autoproduction 2014

Par Richard Hawey

 

SPARKLE IN GREY est une formation italienne formée à Milan vers la fin des années 90. Pour ma part j’ai découvert SPARKLE IN GREY avec l’album « Thursday In Evening », paru en 2013.  Si vous n’avez pas de souvenir de cette chronique voici quelques éléments que j’ai noté à l’époque : Demande une écoute attentive, on y retrouve des éléments de folk et un univers musical original et personnel. Avec « The Calendar » s’est quelques caractéristiques se retrouvent toujours dans la musique du groupe. Presque toutes les compositions ont été créées par Alberto CAROZZI à la guitare acoustique, puis le groupe c’est réuni pour ajouter des mélodies et différents autres instruments. La création graphique, qui est très particulière et d’une grande beauté naïve, est l’œuvre de Matteo UGGERI avec l’aide de son épouse Gaia MARGUTTI.  

 

Il est difficile de décrire chacun des titres sur « The Calendar » toutefois voici l’impression ressentie suite à plusieurs écoutes. L’album est fait d’une suite de poésies sonores brillantes que des mots ne peuvent expliquer. Tous les titres sont intimistes et irrésistiblement surnaturels. Pour un effet complet vous devez laisser votre esprit totalement ouvert et vous abandonner à ces peintures musicales sans prétention, peut-être légèrement humoristique, qui  reflètent certaines convictions profondes des membres de SPARKLE IN GREY. Comme sur les albums précédents le côté mélancolique s’y retrouve et l'atmosphère rêveuse est toujours là. Les arrangements électroniques sont réduits au minimum pour laisser la place à une vaste collection d'instrumentation acoustique où la guitare et le violon jouent un rôle majeur, ponctué de silences, parfois soutenus par quelques mesures de trompette. Les compositions dissonantes et les parties instrumentales énigmatiques rencontrent des thèmes mélodiques dans un format minimaliste. Chaque piste développe ses propres caractéristiques, parfois naïve parfois plaintive ou céleste, mais clairement dirigé dans un sentiment progressif avec une touche cinématographique bien suggestive, dont le groupe a le secret.

 

Ne chercher pas de comparaison avec d’autres, je crois qu’il n’en a pas, du moins je n’en ai pas trouvé. Selon moi, nous nous trouvons devant une œuvre avant-gardiste très personnel. SPARKLE IN GREY est unique, leur album « The Calendar » nous offre l’occasion d’entrer dans leur monde et de nous laissez imprégner de leur musique. L’album est offert en deux éditions distinctes très écologiques, la première est limitée à 25 copies autographiées avec un calendrier de 28 pages ornées des graphiques fait à la main de Matteo, un second CD tout en couleur, gracieuseté de  Matteo et un poster. La seconde édition est standard avec CD, calendrier et quelques graphiques les deux sont présentées dans un boitier cartonné recyclable.  

Cote 3.5/5

 

Pistes

1. Ianuarius (4:28)
2. Februarius (3:59)
3. Martius (2:13)
4. Aprilis (4:44)
5. Maius (4:10)
6. Iunius (4:11)
7. Quintilis (6:16)
8. Sextilis (4:11)
9. September (3:20)
10. October (4:33)
11.November (Just Like Anything) (2:33)
12. December (5:49)
13. The Thirteenth Month (3:27)

 

Musiciens

-Matteo Uggeri / ordinateur portable, trompette

-Cristiano Lupo / guitare basse, batterie, claviers, glockenspiel

-Alberto Carozzi / basse, guitare électrique, cornemuse, guitares, ukulélé, mélodica

-Franz Krostopovic / violon, piano

 


ENGINEERS - Always Returning – Kscope Records – 2014

Par Richard Hawey


Il arrive qu’à l’occasion nous soyons confrontés à de nouvelles sonorités et c’est ce qui s’est produit avec ENGINEERS. Leur nom ne m’était pas inconnu mais leur musique oui. ENGINEERS est une jeune formation du Royaume Uni qui en est à son quatrième album. Depuis leur création, le groupe a vécu plusieurs importants changements à leur line-up, les départs successifs du chanteur, du batteur et du guitariste ont laissé Mark PETERS aux commandes. Donc sur « Always Returning » c’est sous la forme d’un trio que le groupe se dévoile, il s’agit de Mark PETERS, Ulrich SCHNAUSS et Matthew LINLEY. Leur style n’est pas ce que l’on peut qualifié de progressif, je dirais plutôt atmosphérique, relaxant et rêveur, le tout dans un environnement pop et plein de feeling. J’ai eu la chance de pouvoir écouter de courts extraits des albums précédents et je peux dire que les influences des nouveaux venus sont évidentes, surtout celle de SCHNAUSS aux différents synthétiseurs. Les dix chansons ont été écrites, mixées et produites par Mark PETERS.


La production de « Always Returning » est luxuriante, concise avec un jeu serré entre la basse PETERS et le jeu de LINLEY sur la batterie. Les sonorités très à propos des différents claviers de SCHNAUSS prennent les meilleurs éléments de la dream pop et de l’électro et des morceaux de prog vintage et psychédélique. Sur les deux premières chansons, « Bless Painter » que j’aime beaucoup et qui est un des mes coups de cœur sur cet album et « Fight or Flight » vous découvrez une chaleur rarement éprouvée et vous serez complètement hypnotisé par les belles mélodies. Leur approche nettement analogique est une décision prise par le groupe dès le début, avec beaucoup d'équipement d'enregistrement vintage,  les synthés, basse et batterie donnent aux chansons une sonorité et une ambiance très riche. Les deux titres  instrumentaux « Innsbruck » et « Smoke and Mirrors » nous invitent à la rêverie avec une guitare délicate et des synthés célestes. « Smiling Back » vous rappellera peut-être David GILMOUR dans la douceur de son chant décontracté. La pièce titre « Always Returning » est une de mes préférées avec le chant légèrement trafiqué, et encore une fois l’atmosphère créée par les sonorités des claviers. La portion instrumentale vous élèvera et vous portera doucement vers la fin de cette merveille de sensibilité. Douceur, nostalgie, quiétude, voilà ce qu’est « Always Returning » qui prend le temps, un luxe qui de nos jours n’a pas de prix. C’est peut-être cela, un des plaisirs de cet album, la simplicité, l’apparente légèreté sans aller jusque l’insouciance. La musique est très ouverte et n’impose pas sa vision du monde à l’écoute. Il reste beaucoup de place entre la guitare, le chant, les claviers et la rythmique pour y placer vos propres pensées. Une incitation à la rêverie pour vous.


 « Always Returning » est un album mystérieux, intense et bien ficelé qui est le travail de musiciens aguerris. ENGINEERS est une merveilleuse découverte pour tous ceux qui recherche des ambiances différentes proches de RADIOHEAD ou NORTH ATLANTIC OSCILLATION. Laissez-vous aller à découvrir ce groupe.

Cote 3.5/5

 

Pistes

01. Bless The Painter - 03:15

02. Fight Or Flight - 04:23

03. It Rings So True - 04:18

04. Drive Your Car - 03:51

05. Innsbruck - 04:19

06. Searched For Answers - 03:05

07. Smiling Back - 04:43

08. A Million Voices - 03:35

09. Smoke And Mirrors - 03:43

10. Always Returning - 06:17


Musiciens

Mark Peters – Chant, guitar, basse

Matthew Linley – Batterie, piano

Ulrich Schnauss - Claviers


PHILIPPE LUTTUN – The Taste of Wormwood – Auto-production, Distribution Musea - 2014

Par Denis Boisvert

 

Disons d’emblée que je ne connaissais pas le bonhomme. Ajoutons que je ne suis pas un grand fan des autoproductions par ces artistes multi-instrumentalistes qui se passe du choc des idées et de la dynamique de groupe. Donc je n’avais pas beaucoup d’attente mais ‘Le goût de l’absinthe’ fut une révélation avec un grand R. J’ai appris que Tchernobyl = Wormwood = Absinthe et que la révélation (pour certains) vient du troisième ange de l’apocalypse qui joua de la trompette :  Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères.’ La catastrophe de Tchernobyl, voilà le concept. Un peu sombre avouons-le mais rendu avec justesse, profondeur et mystère.  Ici et là des audio-clips en russe, des crépitements de compteur Geiger et d’autres mises en scène sonores qui définissent le paysage. Mais c’est au niveau de la musique que ça compte le plus. Philippe nous montre son grand talent : arrangements, exécution, interprétation et ambiance, maîtrise du suspense et du pathos.  Et tout ça à partir d’un studio maison.  Philippe fait tout sauf pour la belle voix féminine de Pris. K . Les claviers donnent le ton mais la guitare bat la mesure avec acharnement.  À chaque écoute on découvre de nouveaux détours, de nouvelles perspectives.

 

L’auteur cite ses influences: Dream Theater, Jethro Tull, Spock’s Beard, Transatlantic.  Il en fait une belle synthèse.  Le concept rejoint beaucoup tant par sa facture que par son style les beaux paysages que nous offre Robin ARMSTRONG ( e.g. Capacitor ). Les pièces suivent la chronologie de la catastrophe et adresse le côté humain.  Très prog en tant que structures, c’est-à-dire le temps qu’il faut pour bien dire les choses et de fréquents passages instrumentaux.  J’ai adoré « Reaktor #4 » avec ses vibrations jazz et ses synthés rappelant les X-Files. « On the Roof of Hell » allie ballade et drame dans un style symphonique.  « The Macabre Pilgrimage » traite du tourisme-désastre et de sa futilité, une autre belle réussite.  Rien ne détonne, poignant et puissant, un coup de maître.

 

Qui plus est, Philippe vous offre ses premiers efforts gratuitement, seuls ses deux derniers albums sont à vendre.Voir : www.sliding-rocks.com.  Sans hésitation, allez encourager ce musicien persévérant et talentueux afin qu’il puisse continuer à embellir votre univers musical.

Cote sur 4.5 sur 5

 

Pistes:

1.Prelude to a disaster (3:41)

2.The ghosts of Pripyat (13:38)

3.Reaktor #4 (6:45)

4.The day after (10:15)

5.Red forest (7:12)

6.On the roof of hell (15:38)

7.The macabre pilgrimage (7:10) 

8.Heroes end (2:24) 

 

Musiciens:

Philippe Luttun: guitares, clavier, voix et boucles de basse et percussion

Avec Pris. K - voix

 


ANATHEMA – Distant Satellites – KScope  - 2014

Par Denis Boisvert

 

ANATHEMA récidive, après le très poétique et apprécié album « Weather Systems » de 2012,  le groupe tricoté serré (les 3 frères CAVANAGH et la paire frère-sœur DOUGLAS) nous donne un opus sans faille qu’ils reconnaissent eux-mêmes comme un aboutissement. « Distant Satellites » est le dixième album studio depuis leur début doom/metal et c’est bien la preuve qu’il y a de la vie après la mort.

Ils maîtrisent maintenant la recette à la perfection. La voix languissante de Vincent CAVANAGH à laquelle s’ajoute en dialogue la superbe voix féminine complémentaire de Lee Douglas justement reconnue comme l’une des belles voix du monde prog, continue de toucher les cordes sensibles d’un message à la fois émouvant et puissant tant par sa simplicité que par une exécution dynamique qui ne laisse pas indifférent. Ils bâtissent un ‘mur de son’ immense et reluisant comme une cataracte, à coup de chœurs de violons, de batterie pétillante, de guitare subtile et répétitive. Finalement la dynamique des pièces rappellent l’orage qui s’approche et qui éclate, menant à l’apogée. 

Vraiment dans la même lignée que l’album précédant il y a quand même quelques différences.  Le concept de « Distant Satellites » est moins bien défini et puissant que « Weather Systems »  (le message d’amour d’une personne faisant l’expérience d’une presque-mort). Sur « Distant Satellites » le groupe expérimente un peu plus avec des rythmes électroniques incluant la percussion et moins avec la guitare.  L’atmosphère est la même mais la poésie moins profonde ‘the silence is raging’ est remplacé par ‘don’t leave me’.  Malgré tout, le jeu d’ensemble, la conviction des musiciens, leur aise et assurance, la qualité sonore supérieure et une originalité bien solide en font quand même un incontournable.

Les plages « The Lost Song parties 1,2 et 3 » sont typiques. J’ai bien aimé le morceau éponyme « Anathema » un peu plus sombre mais lyriquement excellent avec les cris d’amour frustré et le crescendo inéluctable qui mène à la guitare électrique est du bonbon pour les oreilles. Le trop bref « Firelight » nous donne un orgue d’église nous rappelant des atmosphères psychédéliques classiques.  Et « Dusk » reprend tous les trucs du groupe avec les voix de Vinny et Lee qui sont en compétition avec les claviers et les guitares déferlantes. Meilleur que « Weather Systems », je ne suis pas sûr, l’avenir le dira. Cet album établit ce groupe comme un des très bons du mouvement contemporain prog même s’il est relativement moins connu.  Si vous ne connaissez pas s.v.p. tapez vous deux ou trois fois l’écoute de « Untouchables » sur « Weather Systems » ou « The Lost Song » sur « Distant Satellites » pour vous en convaincre.

Cote  4.5/5

 

 

Pistes:

The Lost Song, Part 1 - 5:53
The Lost Song, Part 2 - 5:47
Dusk (Dark Is Descending) - 5:59
Ariel - 6:28
The Lost Song, Part 3 - 5:21
Anathema - 6:40
You're Not Alone - 3:26
Firelight - 2:42
Distant Satellites - 8:17
Take Shelter - 6:07

 

Musiciens:

Vincent Cavanagh: Voix, Guitare, Vocoder
Danny Cavanagh: Guitare, Claviers, Voix
Jamie Cavanagh: Basse
John Douglas: Percussion, Claviers
Lee Douglas : Voix

Daniel Cardoso : Batterie


LÁQUESIS – Láquesis Auto-production 2013

Par Richard Hawey

 

Venu d’Argentine, le quintet LÁQUESIS nous propose son premier album éponyme. Le rock progressif d’Amérique du Sud a déjà été plus présent chez nous mais depuis quelques années c’est plus rare. LÁQUESISflirte avec la fusion, brassant les genres, entre rock californien et touches jazzy et un progressif bien varié et dynamique. Les titres, à l’exception de l’anglophone ‘Efecto Placebo’ et de l’hispanophone ‘Lemuria’, sont des instrumentaux ce qui est peut-être mieux, le chant n’étant pas le point fort du groupe. Mais du côté musique, le groupe se défend très bien, équilibrant judicieusement guitares et claviers, gardant une ligne de basse très travaillée et une batterie qui distribue le bon son au bon endroit, avec ces petites fioritures qui font toujours plaisir à entendre.


LÁQUESISs’amuse aussi à brouiller les limites entre les époques : le son peut se parer de couleurs seventies, avec des touches de Hammond proche d’Emerson Lake & Palmer comme sur « Atropos » et une basse plus lourde et une guitare délicieuse sur « Cloto » et « Tema X ».  
Le retour du piano au couleur savoureuse, c'est pour « Puestas de sol »  un douze minutes d'une folle  pureté mélodique, d'une beauté qui vous laisse le souffle court. Guillermo CAMINER se montrant là aussi à son avantage sur sa six cordes, avec une partition finale d'un lyrisme hackettien, le tout ponctué d'un petit passage jazzy en deux parties au coeur du morceau. Certaines sonorités de synthé rappellent aussi le Camel des années 75-78, mais la dynamique peut se faire plus incisive, d’une façon beaucoup plus actuelle sur « Efecto Placebo » par exemple. Cameln’est pas une référence anodine : les morceaux sont construits avec des plans qui évoluent rapidement, évitant les répétitions inutiles, comme dans “Dust and Dreams ». Mais un Camelsous amphétamines, ce qui donne des titres attachants, à l’image de l’excellente suite instrumentale ‘Las Moiras’ qui clôt l’album en beauté.


Voilà donc un premier album très séduisant, certes perfectible pour le chant, mais qui donne envie de suivre le fil déroulé par un groupe qui semble avoir beaucoup de choses à démontrer. À surveiller!

Cote : 4/5
 

 

Pistes

 

1. Efecto Placebo - 7:13
2. Tema X - 5:24
3. Hamacamatic - 8:17
4. Puestas de sol - 12:06
5. Lemuria - 6:38
7. Las Moiras (Suite) I - Láquesis - 5:40
8. Las Moiras (Suite) II - Cloto - 3:30
9. Las Moiras (Suite) III - Átropos - 3:45
10. Las Moiras (Suite) IV - Réquiem - 3:10

 

Musiciens

 

- Diego Actis / Claviers
- Guillermo Caminer / Guitares
- Ariel Loza / Basse & voix
- Martin Puntonet / Chant
- Martin Teglia / Batterie

 


NOUVEAUTÉS À VENIR

Après un long silence de 12 ans voici qu'on annonce un nouvel album pour la formation des Pays-Bas TRIANGLE.

Un groupe qui décide de s’appeler Standing Ovation parait de prime abord prétentieux. Ces 6 finlandais nous ont présentés en 2012 leur premier album "The Antikythera Mechanism". Et voici maintenant leur second "Gravity Beats Nuclear". Les références sont nombreuses, Spock's Beard, Dream Theater pour ne nommer que ceux-là.

 

MOTORPSYCHO nous présente leur quinzième album studio, il a pour titre « Here Be Monsters ».

Et oui un nouvel album pour cette formation suédoise qui paraitra le 14 mars sous le titre "Seaside Air". Une entrevue avec le groupe est prévue. À suivre!

Trio américain auteur d’un premier album baptisé "A is for Ampledeed" en 2013, Ampledeed est assurément une formation originale.

 

Évolutif, moderne et conséquent - sur When We Were Beautiful, DANTE a pris le meilleur des albums précédents pour créer un chef-d’œuvre musical. Disponible sur Gentle Art of Music le 18 mars.

 

 

SECTION IV est une nouvelle formation du Royaume Uni qui offre avec "Superhuman"une musique progressive accessible, remplie de richesses sonores qui rempliront vos oreilles. À découvrir !

 

 

EL TUBO ELÀSTICO, un jeune quatuor originaire de Jerez au sud de l’Andalousie, qui nous présente leur premier album éponyme.

 

 

PROFUNA OCEAN

In Vacuum

FREIA Music

TERRA INCOGNITA FESTIVAL

ROCK PROGRESSIF  

20, 21 & 22 MAI 2016   Québec


Tous les profits de la vente de l'Univers Progressif 4 vont à CKIA !! Merci de nous encouragez ! La compilation est disponible maintenant.